vendredi 23 octobre 2026

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Le président du comité d'organisation de Salon du Riz au Tchad (SARIT), Adji Zamtato Gane-Bang a organisé une conférence de presse ce 22 septembre au Centre d'Études pour la Formation et le Développement (CEFOD) dans la commune municipale de 6e arrondissement de N’Djamena. Il s'est échangé avec la presse sur le lancement de la première édition du Salon du Riz au Tchad (SARIT) 2023. Reportage.

Pour le Président du comité d'organisation du Salon du Riz au Tchad Adji Zamtato Gane-Bang, le SARIT est un évènement annuel qui a pour objectif de promouvoir la production locale et les produits dérivés du riz. « Nous devrons encourager les investissements dans le secteur rizicole pour accroitre les crédits bancaires a l’agriculture », dit-il. Il poursuit en affirmant qu’il y aura qu’il y aura durant ce salon des exposition-vente des producteurs, des transformateurs, des distributeurs et des équipementiers. Il y aura aussi de la formation et de la sensibilisation sur les meilleures pratiques agricoles pour les producteurs de riz et les autres acteurs de la filière ainsi que la dégustation de plats à base de du riz local et des animations culturelles pour promouvoir la culture tchadienne, a-t-il souligné

M. Zamtato soutient que le Tchad est un pays producteur de riz, malheureusement sa production nationale stagne entre 300.000 et 400.000 tonnes de riz paddy par an d'après les chiffres de la Direction de la Statistique Agricole (DSA). « Cette production est réalisée sur une superficie de 250.000 hectares. Malgré cette production, le Tchad importe de l'Asie plus de 100.000 tonnes/an de riz manufacturé et dépense plus de 10 milliards de Fcfa », a-t-il indiqué.

Selon lui, le prix du riz a connu une hausse importante au Tchad depuis le mois de juin. « Le sac de 100g qui se vendait entre 45 et 50.000 Fcfa se vend actuellement entre 65 et 70 000 Fcfa, soit une hausse de plus de 40% », a-t-il précisé. Il ajoute que les pluies irrégulières de cette année et surtout la forte demande de riz venant de l'Est à la suite de l'arrivé des réfugiés de la guerre au Soudan peuvent expliquer cette hausse de prix.

Face à cette situation, M. Zamtato estime que le Tchad peut chercher des solutions à court terme pour réduire cette hausse de prix. Et trouver également des solutions à long terme pour éviter d'être dans cette situation de dépendance climatique et vis-à-vis des pays exportateurs de riz. Les riziculteurs tchadiens sont à l'œuvre et n'attendent qu'un coup de pouce pour répondre aux attentes du pays. Il conclut que ce Salon du riz vise aussi à valoriser le riz local et à encourager les Tchadiens à consommer du riz produit par les agriculteurs tchadiens. Il espère qu’à travers ce salon, le Premier ministre de transition peut encourager le gouvernement à rédiger et adopter une stratégie nationale du riz. Ce rendez-vous réunira les acteurs de la filière riz au Tchad, les producteurs, les banques, les fournisseurs d'intrants et d'équipements, les centres de recherche et les bailleurs de fonds internationaux.

Noël Adoum

La plateforme Tchad d'abord a organisé une cérémonie de restitution de son rapport des activités de sensibilisation sur la révision du fichier électoral dans les 5 provinces : Salamat, Kanem, Bahr-El Gazal, Hadjer Lamis et Ndjamena cet après-midi dans son siège au quartier Mardjandaffack

Pour Mahamat Saleh Moussa le coordonnateur de la plateforme, son organisation est apolitique et non confessionnelle, se fixe comme objectif la défense du pays et de ses intérêts par le biais de la communication, l'information, la sensibilisation, la formation et l'éveil de conscience.

Pour lui, l'objectif de l'enrôlement biométrique pour le référendum couplé sur la forme de l'État vise le retour à l'ordre constitutionnel.  « C’est un moment de patriotisme et à la mobilisation de chaque citoyen ».

Il affirme que les 5 provinces donnent un résultat satisfaisant avec un bon pourcentage. Il s’agit de N’Djamena avec 215,679%, du Kanem avec 148,41 %, de Hadjer Lamis avec 177,24%, du Salamat avec 181,28% et du Bahr-El Gazal avec 174,89%, a-t-il annoncé. Il soutient également que la révision du fichier électoral est une réussite sur l'ensemble du territoire national, « il y a eu une forte mobilisation des acteurs mais aussi des manquements ont surgi et qui serviront d’expérience pour être corrigé dans le futur ».

Enfin, il demande à la CONOREC que les vœux du peuple tchadiens soient respecté par les élections libres, crédibles et transparentes.

Ousmane Bello Daoudou

Le « génie visionnaire et patriotique » du Président de Transition en matière d’ingénierie de gestion des ressources pétrolières, mis en musique par sa « task force » sous la haute férule du SGP, continue de surprendre par sa candeur confondante. Savannah en profite sans coup férir pour soumettre le pays au « supplice de la goutte d’eau » à travers des condamnations échues et à venir comme en témoigne le dernier épisode avec la décision conservatoire de la justice américaine du 15 septembre 2023.

La décision de la justice américaine dont l’écho a fait florès dans l’opinion n’est à la vérité qu’un simple corollaire de la sentence pré-arbitrale du 28 juillet 2023 (voir notamment nos commentaires dans les colonnes de Ialtchad Presse (www.ialtchad.com) : « Affaire Savannah : Et la loi d’Airain de l’arbitrage frappa le Tchad ». Elle est néanmoins redoutable pour la filiale gabonaise de la City Bank (détentrice des avoirs COTCO) à cause de l’imprimatur de la justice américaine dont aucune banque à vocation internationale ne peut résister à la décision au risque de s’exposer au mieux, à la saisine de ses actifs sur le territoire de l’Uncle Sam et au pire, à l’interdiction d’opérer toutes transactions en Dollars dans le monde entier ; ce qui obérerait purement et simplement son activité à l’internationale. Un comble pour une banque.

La décision de la justice américaine du 15 septembre dernier appelle néanmoins les commentaires suivants :

Un, elle est absolument sans effet et lien avec le contentieux de l’indemnisation de la nationalisation des actifs pétroliers de Doba. Ce dernier dont l’instance est en cours devant la chambre arbitrale de Paris, sera autrement plus explosif et redoutable pour le Tchad. Le pays y encourt la condamnation au bas mot au paiement à Savannah ou à ESSO d’une somme de 250 milliards de FCFA au principal, sans égard aux dommages et intérêts et aux intérêts moratoires inévitables (qui peuvent aussi se compter en milliards supplémentaires de FCFA). En effet, commettre un acte inconsidéré de souveraineté comme cette nationalisation au forceps, flatte l’ego, mais ne pas budgétiser ou provisionner son coût financier, soit parce que le pays n’en a pas les moyens soit parce que les dirigeants n’y ont pas pensé, (les deux d’ailleurs vont de pair) frise simplement l’indigence du leadership (voir en ce sens, la tribune dans Ialtchad Presse (www.ialtchad.com), « ACTIFS PÉTROLIERS, POISON D’UN PATRIOTISME DE L’ÉMOI ». 

Deux, il est vraisemblable que le pouvoir Camerounais dont COTCO relève de la juridiction, tente de jouer la finesse, pour ne pas assumer le risque d’un refus de prêter son concours à l’exécution de la sentence pré-arbitrale du 28 juillet passé, en traînant les pieds, afin de ménager la susceptibilité du pouvoir Tchadien. C’est probablement la raison pour laquelle, Savannah qui aux termes de la sentence pré-arbitrale, devrait réinvestir la tête de l’exécutif de COTCO, a dû se résoudre à saisir la justice américaine pour demander la mise sous séquestre des avoirs de COTCO à la City Bank Libreville. Elle n’en aurait pas eu besoin si elle avait repris effectivement les commandes de COTCO comme l’a prescrit l’arbitre.

Trois, à la vérité, il faut affirmer que dans le contentieux au fond de l’affaire COTCO (à ne pas confondre avec le contentieux de la nationalisation des Actifs pétroliers de Doba) entre le Tchad et Savannah, si le Tchad est débouté de ses prétentions, c’est-à-dire, s’il perd le procès, cette perte n’engendrera pas de coût ni de risque direct financier pour le contribuable Tchadien. En effet, les 41,06% des actions du capital de COTCO dont le Tchad revendique la propriété, appartenaient à ESSO (Exxon Mobil) qui dit les avoir cédés à Savannah Energy. À date, le Tchad n’a déboursé aucun centime de FCFA pour les acquérir ou indemniser Savannah ou ESSO. La perte de ce procès par le Tchad aura une incidence financière nulle ou neutre, sauf bien sûr les centaines millions de FCFA d’honoraires d’avocats et de conseils et surtout les millions d’autres CFA de notes de frais (frais de missions) et de gratifications des éminents membres de la « task force pétrole » de la Présidence de la République et du Gouvernement.

Quatre, si Savannah perd le procès COTCO, le Tchad ne le gagnera pas pour autant. En effet, si la chambre arbitrale accède à l’argument développé par le Tchad du non-respect par ESSO et Savannah de la procédure de la purge du droit de préemption des autres membres du Consortium (hypothèse vraisemblablement plausible), l’inopposabilité de la qualité d’actionnaire de Savannah ne peut avoir pour conséquence, d’investir le Tchad du droit de propriété sur la fraction litigieuse représentant les 41,06% du capital de COTCO. En effet, une « loi domestique tchadienne (loi de la nationalisation des actifs pétroliers) » ne peut avoir « effet d’extranéité pour autoriser une application aux biens relevant de la juridiction d’un autre État en l’occurrence celui du Cameroun en ce qui concerne les droits dans le capital de COTCO ? ». La sentence pré-arbitrale du 28 juillet l’affirme nettement. L’inopposabilité ou l’annulation pure et simple de la cession Esso/Savannah des actifs COTCO aura pour effet de remettre les parties en l’état où elles étaient avant l’opération contestée. Le rejet éventuel de la qualité d’actionnaire de Savannah, entrainera la réattribution de plein droit de la propriété des actions à ESSO qui était censée ne les avoir jamais vendues. Que pourra dès lors le Tchad et toute sa « task force » contre ESSO sur les parts de capital d’une société de droit Camerounais? Rien, si ce n’est obtenir que Paul BIYA ordonne leur nationalisation au profit du Cameroun suivie d’une convention de cession par le Cameroun au profit du Tchad. Il n’est pas interdit de rêver, mais le réel demeure implacable.   

Cinq, la raison conseillerait, mieux, voudrait que le souverain tchadien et l’éminence de sa « task force » range leur orgueil, fierté et drapeau dans la poche afin de négocier une transaction avec Savannah et/ou Esso, relative à une indemnisation globale pour solde de tous comptes, moyennant un désistement volontaire de toutes les instances en cours et susceptibles de naître pour les mêmes faits entre les mêmes parties. Il s’agit par cela d’éviter de rajouter au supplice financier, celui d’un feuilleton de l’humiliation du pays. Il y a des circonstances où comme l’affirmait Honoré de Balzac, « un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ». Le bourbier stratégique, juridique et financier dans lequel la « task force » a plongé le pays l’exige et l’impose.   

Abdoulaye MBOTAINGAR
Docteur en droit
Maître de conférences à l’université

A quelques semaines de la rentrée scolaire 2023-2024, cahiers, sacs à dos, boites à stylos, boites à crayons de couleurs, ardoises, livres et autres fournitures scolaires sont étalés partout dans les grands carrefours et les marchés de N'Djamena. Cependant l’écouler ces produits est lent. La rédaction s'est rendue sur place et a interrogé les vendeurs des fournitures scolaires. Reportage.

Issena Paul, père de 4 ans et commerçants de fournitures scolaires affirme que la vente est très lente, les clients ne se bousculent pas devant les étales, « on attend patiemment les parents d'élèves pour qu'ils viennent acheter les fournitures. C’est difficile, les agents municipaux ne nous donnent pas de répit ».  

Les vendeurs dénoncent le comportement des agents municipaux qui viennent en nombre les renvoyer, certains en revanche certains extorquent leur de l'argent, disent les marchands. « Cette voie est interdite et c'est la voie de Maréchal car les autorités empruntent cette route pour aller dans un hôtel de la place », ont déclaré les agents municipaux.

Selon Beroué Daniel, les affaires ne tournent pas normalement, c'est un encore le début, cela avance à pas de caméléon. « Les parents d'élèves n'ont pas encore gagné leurs salaires pour inscrire les enfants à l'école. À la fin du mois, peut-être qu'il y aura un changement. Il poursuit, « les agents municipaux doivent comprendre que nous vendons les fournitures scolaires devant les établissements publics mais pas dans la route bitumée. Aujourd'hui, ils refusent de nous voir vendre les matériels scolaires pourtant ils ont été recrutés grâce aux stylos et aux cahiers ».

Les prix des fournitures scolaires varient selon la qualité, certains ont connu une légère augmentation et d’autres une diminution. Une douzaine de cahier coûte entre 1500 et 2000 FCFA, une ardoise entre 250 et 750 FCFA, une boite à stylos entre 3500 à 4000 FCFA, un sac à dos pour les enfants coûte 2000 à 2500 FCFA et pour adultes va de 5000 à 12.500 FCFA.

Noël Adoum

L'association humanitaire Al Moussa'ada a lancé officiellement une opération dénommée « inscrivons les orphelins à l’école », hier 20 septembre à l'école communale de Farcha Guinebor dans le 1er arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djaména. Reportage.

La cours de l'école primaire communale était remplie des élèves. L’opération a pour objectif d'inscrire les orphelins dans les différents établissements de la ville de N'Djamena. Pour la présidente du comité d'organisation du projet, Saada Tata Alifa affirme qu'Il est de leur devoir de garantir l'inscription des élèves, « l'éducation est un droit pour tous les enfants y compris les vulnérables. Ces orphelins se trouvent sans soutien familier. Ils ont besoin de l'éducation pour leur bien-être social ».

Le coordonnateur de l'association, Moussa Abdoulaye, estime que cette première opération vise la prise en charge de frais. Il poursuit, « nous n'allons pas nous arrêter ici à Farcha. Nous allons continuer dans d'autres arrondissements afin de donner de la joie aux enfants démunies ».

Selon l’association, parfois le père décède et laisse derrière lui 5 à 6 enfants, ce qui rend la prise en charge difficile. Il faut aider les mamans en payant les frais d'inscription de leurs enfants à l'école et les accompagnerons avec des fournitures scolaires, disent les membres de l’association.

Le chef de carré 12 de Farcha Guinebor et responsable des parents d'élèves, Mahamat Moussa Hassan soutient que l'école communale de Guinebor reçoit plus de 1000 personnes par an. Il déplore le manque des tables banc dans plusieurs salles de classes et appelle le gouvernement à leur venir en aide.

Après avoir payé une enveloppe contenant une somme de 195 000 FCFA à la direction pour l'inscription de 65 élèves démunis, l'association humanitaire al Moussa'ada compte prendre en charge des droits scolaires de 1000 orphelins dans la capitale et dans d'autres provinces du pays dans les jours à venir. « Joignez-vous à nous pour contribuer à la joie des enfants orphelins afin de donner pour une bonne cause », dit le slogan de l’association.

Noël Adoum

Par un point de presse animé ce matin 20 septembre 2023 à la maison des médias, des organisations faîtières de la presse annoncent la prorogation de la suspension de la couverture de toutes les activités de la présidence de la République jusqu'à leur satisfaction. Elles annoncent aussi l'adhésion de deux nouvelles organisations à leur mouvement.

Ces organisations disent être satisfaite à la suite du respect unanime du mot d'ordre émis par ses membres qui est la cessation de couverture des activités présidentielles. « Nous saluons leur détermination et leur solidarité, qui ont permis de montrer au monde que la presse tchadienne est unie dans sa quête d'une presse libre et indépendante », dit le porte-parole Juda Allahondoum.  Il invite les membres à rester unis dans cette lutte enclenchée depuis bientôt deux semaines.

Dans la foulée, le porte-parole annonce également l'adhésion de deux associations de médias dans cette protestation dont il salue la sagesse et la clairvoyance. « Nous sommes également heureux d'annoncer que l'Union des Radios Privées du Tchad (URPT) et l'Association des Télévisions Privées du Tchad (ATPT) ont décidé, après une consultation auprès de leurs membres, de rejoindre notre mouvement. Nous adressons nos sincères remerciements aux membres de l'URPT et de l'UTPT pour leur sagesse et leur clairvoyance dans cette décision salutaire », a-t-il affirmé. M. Juda estime fermement que seule l'unité renforce le mouvement et qu'ensemble, ils sont plus forts pour obtenir une liberté de la presse effective. « Le respect du journaliste et des médias n'est pas négociable, et nous continuerons à lutter jusqu'à ce que nos préoccupations soient entièrement prises en compte », a-t-il déclaré.

Pour clore sa communication, le porte-parole indique que dans l'unité, ils feront entendre leur voix pour un Tchad où la liberté de la presse est incontestable, conclut-il.

Rappelons qu'il y 12 jours que ces organisations de la presse privée du Tchad, unis sous la bannière de la défense de la liberté de la presse et du droit à l’information ont dénoncé les entraves persistantes dans leur travail par la direction de communication de la présidence. Ils pointent du doigt, la DGCOM de la présidence.

Abderamane Moussa Amadaye

Le président de l'association de l'interface Tchad-Benin Thomas Ajani Adeyanju a animé un point de presse le 19 septembre dernier à la Maison des médias du Tchad au quartier Moursal. L’association a annoncé le lancement des activités de l'association.

Selon son président l'association Tchad-Benin vise à rapprocher davantage les peuples tchadiens et béninois. Il ajoute que l'association a vu le jour le 23 juin dernier à Cotonou dans la capitale béninoise. Pour lui, les deux nations partagent une histoire riche et séculaire, tissée de liens culturels, commerciaux et humains qui remontent à travers les siècles. « Ces relations ont forgé des fondations solides, imprégnées de valeurs communes et d'un profond respect mutuel qu'il faut consolider de génération en génération », a-t-il indiqué.

L'association rassemble des esprits brillants et des experts divers, allant des anciens ministres aux parlementaires, des enseignants-chercheurs aux ingénieurs, des économistes aux acteurs culturels, tous animés par un même désir celui d'œuvrer ensemble pour le bien-être et le progrès de leurs sociétés, disent les membres de l’association. « Ensemble, nous avons pour ambition de travailler main dans la main pour le bien-être et le progrès de nos sociétés respectives », ont-ils soulignés.

Noël Adoum

La hausse des frais d'inscription dans les établissements publics qui été annoncé par le ministère de l'Éducation nationale la semaine dernière suscite des mécontentements.  Ils disent le pourquoi. Vox pop

M. Mbaidassem Djenodé, parent d’élève. « Pour Moi c'est une régression et pour tout Tchadien qui a suivi comme moi le ministère de l'éducation nationale. Le ministère et l’Association des Parents d’Elève (APE) ont décidé de l'augmentation des frais des scolarités. Pourtant, tous les textes fondamentaux du pays disent que l'école est gratuite. Cette hausse est contraire à la loi. Le ministre de l'Éducation n'a pas le droit de convoquer une assise pour exiger ou réviser les frais d'inscription. En tant que parent, nos revenus n'ont pas augmenté. Comment se fait-il qu’un groupe de personnes se réunissent et décident d’augmenter les frais ? Déjà, la vie est chère, il est difficile de joindre les deux bouts. Nous demandons que ces gens reviennent à la raison pour que les enfants du dernier village puissent avoir accès à l'école ».

M. Djeganan Narcisse, parent d’élève. « Je viens d'apprendre cette nouvelle de hausse par mes enfants. Je demande tout simplement le retrait de cette décision le plus vite que possible sinon cela suscitera un soulèvement populaire. L’École est gratuite. C’était prôné par le feu Marechal. Il faudra que cela puisse continuer et non l’augmenter. J'estime que c'est injuste comme nous sommes un pays pétrolier. C'est discriminatoire vis-à-vis des enfants pauvres »

Mme Doni Nickel parent d’élève. « Ce n'est pas le moment d’augmenter les frais de scolarité. Cette hausse signifie qu’ils veulent déscolariser les enfants des pauvres. Cette augmentation va déstabiliser beaucoup de familles ».

Propos recueilli par Ousmane Bello Daoudou

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