jeudi 22 octobre 2026

Dans un communiqué publié le 15 décembre dernier, l'Alliance tchadienne universelle pour la Défense de Droit de l'Homme (ATUDDH) s'est indignée par l'arrestation de ses militants et la fermeture de son bureau ainsi que la cessation de ses activités dans le département de Loug-Chari (Bousso) par le préfet. La rédaction a contacté les Secrétaires généraux de l'ATUDDH Cheikh Ben Saïd (section N'Djamena) et Abakar Abakar Saleh Guiscara (Bousso) ainsi que le préfet de la ville de Bousso. Reportage.

Le Secrétaire Général de ATUDDH Cheikh Ben Saïd affirme que le préfet de la ville de Bousso a arrêté 6 membres et militants du bureau de son association de Bousso pour la simple raison qu'ils ont dénoncé les raquettes des agents forestiers et les intimidations sur les paisibles de la ville. Selon M. Ben Saïd, les agents forestiers impliqués dans la raquette et extorsion des fonds sont entre autres l'inspecteur et le commandant du secteur. Ces derniers ont reconnu les faits devant le Directeur de renseignement de l'environnement et le garde forestier, a-t-il martelé. M. Saïd exige la libération immédiate et sans condition de ses 6 militants arrêtés injustement dont deux sont déférés à la maison d'arrêt de Bousso.

Le Secrétaire général de l'ATUDDH, section Laboma, Abakar Saleh Guiscara quant à lui, affirme qu'ils sont escroqués par les agents forestiers. Toujours selon lui, ces derniers leur reprochent d'avoir coupé quelques arbustes pour leur champ. Il déplore le comportement de ces agents qui ont mis le chef de canton en prison sans connaître la cause du problème. Il poursuit qu'ils ont réussi des menaces de ces agents qui crient, «Tu n'es rien du tout, combien des boulamas (chefs de canton) on a tué». Dans son témoignage, il ajoute que les agents forestiers ont réclamé une somme de 750 000 F CFA. Pour lui, c’est trop parce qu'ils sont souvent escroqués par ces agents forestiers qui imposent des grosses sommes à payer. Il affirme que ces agents ont arrêté 2 de leurs frères sans motif alors qu'ils ont nettoyé leurs champs. Ensuite, ils ont arrêté 4 personnes. C'est pourquoi ils ont décidé de se réfugier à N’Djamena pour échapper à l'arrestation du préfet qui a décidé que leur association est illégale malgré la présentation de l’autorisation de fonctionnement de l'association, a-t-il affirmé.

Contacté par la rédaction d'Ialtchad au téléphone, le Préfet de Bousso, M. Ibrahim Adam Ali affirme  qu'il n'a aucun problème qui l'oppose à des citoyens dans sa localité. Il soutient qu'il y a des personnes qui se réclament de l’Association de Droits Humains alors que leur association est suspendue par le ministère de la Justice. Il affirme que les membres de l’association extorquent à la population locale 20.000 FCFA par féerique. Ignorant complètement les raisons de ce faux entretenu par ces citoyens, la justice a été saisie et une enquête judiciaire est ouverte à ce sujet, dit le préfet à la rédaction. Toujours selon lui, après l'ouverture de cette enquête judiciaire, certains membres de cette organisation ont disparu et sont introuvables. Toutefois, le préfet affirme que la justice fera en toute liberté son travail pour que le droit soit dit.

Noël Adoum

Après la mise en circulation de la nouvelle gamme de billets « type 2020» ce jeudi 15 décembre 2022, dans les six États membres de la CEMAC par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac).  Ce vendredi 16 décembre, une  conférence de presse a été animée par  le directeur national de la Beac, Idriss Ahmed Idriss en présence de différents responsables de la banque dans la salle de conférence de la Beac. Reportage.

La mise en circulation de la nouvelle gamme de billets de banque ce jeudi 15 décembre 2022, à l'occasion du cinquantenaire de la banque marque ainsi une nouvelle étape dans l'histoire monétaire de l'Afrique centrale. Le directeur national de la Beac Idriss Ahmed Idriss a animé une conférence de presse pour présenter la nouvelle gamme de billets qui est mise en circulation hier. Les nouveaux billets présentent, sur leur face principale, de nombreuses images emblématiques de l'Afrique et plus particulièrement de la sous-région. Notamment des cartes du continent et de l'Afrique centrale stylisées, apparentes ou au contraire disséminés dans les détails de fond sécurisé, des fleurs de tulipier formées de six pétales à l'image des six États membres, de façon figurative ou au contraire très épurée, le logotype de la CEMAC, le bâtiment des services centraux de la Beac, des élans de Derby emblèmes premiers de la Beac.

Dans une  projection d'une courte vidéo de quelques minutes, il a expliqué la nouvelle gamme de billets composée de cinq coupures de: 500, 1000 (petites coupures), 2000 (moyenne coupure), 5000 et 10000 FCFA (grande coupure) et répartie en quatre thématiques : agriculture moderne, santé, éducation, protection de l'environnement, de sa végétation et de sa faune. Les principes de base de l’authentification des nouveaux billets, à travers les signes de sécurité sont: toucher, regarder, incliner et vérifier, a-t-il affirmé.

Pour la première fois en revanche, les textes sont écrits dans les quatre langues officielles de la zone démission, française, anglais, espagnol et arabe. Les billets portent désormais en entier le nom de la monnaie commune, le franc CFA. Ensuite, il rassure que ces billets sont plus compacts, plus modernes et mieux sécurisés. Il conclut que les  nouveaux billets vont circuler ensemble avec la gamme des billets de 2002, avant que ces derniers ne soient progressivement retirés du circuit. la Beac met en circulation uniquement la nouvelle gamme des billets.

Noël Adoum

Le président de l'organisation de la société civile House of Africa Abdeldjelil Bachar Bong et Mahamat Haroun le président de l'Association Culturel pour le Développement social (ACDS) ont animé une conférence de presse ce vendredi 16 décembre à 11h sous le thème « accréditations et désignations de deux (2) représentants du Tchad au Conseil économique et social de l'Union africaine (ECOSOCC) ». La rencontre a eu lieu au siège de House of Africa situé dans la commune de 2e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

C’est en présence de plusieurs participants et des journalistes que la conférence a démarré à 11h00 dans le siège de l'organisation de la société civile House of Africa. Au début, le conférencier affirme que c’est pour informer la communauté nationale et internationale sur l'accréditation de leurs organisations au Conseil économique à la quatrième assemblée générale et permanente que cette rencontre a lieu. Les deux associations sont désignées membres pour un mandat de 4 ans et ont ensuite prêté serment. Le Conseil économique et social de l’Union africaine (ECOSOCC) a été créé en juillet 2004.

L' ECOSOCC est un mécanisme qui permet de former un partenariat solide entre les gouvernements et tous les segments de la société civile africaine. Sa création a permis aux organisations de la société civile d'apporter leurs contributions aux différents programmes de l'Union africaine (UA) afin de faire des plaidoyers et de faire des pressions sur les gouvernements pour les questions prioritaires de l'Afrique au niveau de l'agenda de l'UA.                                      

Pour pouvoir être désigné, il faut postuler près un appel à la candidature via le lien électronique sur leur site. Il dure maximum 6 mois afin que les organisations de la société civile voient l'éligibilité. Il faut fournir des documents et des rapports d'activités. Il y a une commission qui saisit avec la commission de l'UA pour étudier les dossiers. Il affirme qu'au Tchad, il y avait 8 organisations qui ont postulé depuis le février dernier. Deux ont été sélectionnés dont House of Africa et l'ACDS pour un mandat renouvelable une seule fois. Le siège de l'ECOSOCC est  à Lusaka (Zambie).

Pour M. Abdeldjelil Bachar Bong, il faut que les jeunes tchadiens aillent de l'avant parce qu'il ne faut jamais rater de telles opportunités. Les problèmes qui impactent la jeunesse tchadienne et africaine sont nombreux : le problème de la santé, la question de chômage, le problème de l'immigration et de l'éducation. Tous ces éléments, ils peuvent les implémenter à travers les claustres qui s'alignent avec les 10 départements. Il affirme qu'ils vont organiser une séance de consultation et examiner les problèmes de la jeunesse afin de les soumettre aux chefs d'État. Car Mahamat occupe l'une des postes stratégiques de claustre à savoir science et technologie des ressources humaines.

Mahamat Haroun, il se dit fier de représenter le Tchad. Il exhorte la jeunesse tchadienne à oser afin de représenter le Tchad sur le continental et à l’internationale.

Noël Adoum

La 9e édition du festival international Souffle de l'Harmattan placée sous le thème « Témoin de l'histoire, souffle de victoire » est lancée hier mercredi 14 décembre, au Centre culturel Afrotopia (ex ACAMOD) dans le 7e arrondissement de la ville capitale tchadienne, N'Djamena. C'était en présence de l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne Gordon Kriché et du représentant du ministre de la Culture, du Patrimoine et du Tourisme.  Reportage.

L’édition est lancée mercredi après-midi à 16h. Il a réuni plusieurs écrivains et lecteurs de toutes les provenances, le fondateur agence littéraire Soshène Mbernodji  littéraire, l'ambassadeur de la République d'Allemagne Gordon Kriché et le Directeur de Cabinet, représentant ministre de la Culture, du Patrimoine et du Tourisme Allamine Mahamat Mbodou. L' ambiance était conviviale et chaleureuse avec la prestation des slameurs.

Soshène Mbernodji affirme que ce festival a pour ambition d'inscrire le Tchad au cœur de l'activité littéraire africaine et internationale. Le souffle de l'Harmattan a accueilli à Ndjamena des grandes personnalités du monde. Pour lui, ce festival est ouvert pour accueillir les écrivains, les étudiants et les hommes de lettres. Dans son allocution, il n'a pas manqué de remercier les partenaires et les participants. Le thème choisi «Témoins de l'histoire, souffle de victoire» est en hommage à ceux qui baptisent le Tchad dans tous les domaines et à ceux qui contribuent de montrer le chemin à des nations futures. C'est aussi le moment de rappeler la mémoire de nos grands artistes, nos grands leaders culturels et de ceux qui suivent aujourd'hui, a-t-il dit. « Ils ont voulu afin de donner de l'espoir et du courage aux personnes qui mènent la lutte au quotidien notamment la liberté par la plume ». Pour lui, chaque édition est un défi qu'il faut relever, car il est de leur engagement ferme de contribuer à l'histoire littéraire, artistique et culturelle. Il appelle les participants à soutenir ce projet, le souffle de l'Harmattan.

L'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne Gordon Kriché pense que l'organisation de ce festival est une excellente idée. Car la littérature et la poésie sont très importantes, ce n’est pas seulement un moyen d'échapper au quotidien, c'est aussi un moyen d'exprimer ses sentiments, son expérience et de communiquer ses opinions et ses rêves pour le futur. C'est important ici au Tchad que dans n'importe quel pays du monde. Il ajoute qu'il y a un grand potentiel dans la littérature tchadienne et les possibilités sont loin d'être épuisées. Cela nécessite un accompagnement et un appui des partenaires internationaux. Il affirme que l'ambassade d’Allemagne est disposée à continuer son appui à la culture non seulement à N’Djamena, mais aussi dans les provinces pour que ce potentiel, très grand, soit mieux utilisé.

Enfin, le représentant du  ministre de la Culture, du Patrimoine et du Tourisme M. Allamine Mahamat Mbodou, la littérature tchadienne d'expression française est une réalité. Elle a un pas qui s'agrandit dans le genre et en nombre, car les écrivains et les auteurs tchadiens jouent un rôle important dans notre pays pour la construction de l'art. Il se réjouit de ce festival et affirme que toutes les réflexions seront orientées autour du livre. Il se réjouit que certains des auteurs tchadiens soient inscrits dans tous les ordres de l'enseignement. Il demande aux écrivains de faire en sorte que leurs romans, pièces de théâtre, nouvelles et contes soient le reflet de notre identité, de notre vivre-ensemble et du pays où il fait bon vivre. À travers cette rencontre, notre littérature est vivante puisqu'elle symbolise notre identité. Il a motivé les écrivains et les éditeurs à déployer des efforts pour atteindre le sommet de la littérature.

Noël Adoum

Le Comité international de la Croix rouge (CICR) et la Maison des médias du Tchad ont organisé un concours national de reportage humanitaire. La cérémonie de remise des prix aux lauréats à eu lieu ce 14 décembre  à N’Djamena. Reportage.

L’objectif de ce concours est de réfléchir sur le problème des personnes disparues pour que des mesures préventives et des corrections soient prises par les autorités gouvernementales pour prévenir les disparitions. Le thème choisi pour cette première édition est : les personnes disparues lors des conflits armés dans le bassin du lac Tchad : les familles entre espoir et désespoir.

La compétition est ouverte aux journalistes francophones et arabophones, quatre types de prix ont été mis en jeux notamment les meilleures productions des différentes catégories à savoir la presse écrite, la presse en ligne, la télévision et la radio. 14 dossiers toutes catégories confondues étaient enregistrés  conformément à l’avis d’appel à candidatures lancé le 30 octobre 2022.

Les lauréats primés pour cette première édition sont en catégories. Radios, c’est la journaliste Ronel Gloria avec son reportage, « humanitaire, condition de vie des déplacés et préjugés du camp de Darsalam » avec une 12,3/20,  le prix de la catégorie télévision est à attribué à Frida Angeline avec « Les familles victimes des conflits en détresse » , noté 11,5/20, le prix presse en ligne est allé à Adam Ramadan Ibrahim « Lac Tchad , les violences armées séparent plusieurs familles », avec une note de 10,7/20, et enfin le prix de presse en ligne est  attribué à Zibaire N’djérabete avec  « Depuis 8 ans, je suis resté sans nouvelle » 11,2/20.

Pour le chef de support du CICR Elhadji Ibrahima Diouf, le thème choisi tombe bien, car il y a d’innombrables familles victimes des conflits armés ou autres situations violentes vivent dans la dure réalité de l’incertitude sur le sort de leurs proches. Et dans l’impossibilité de tirer un trait sur les évènements violents qui ont bouleversé leur vie. En application du mandat, qui lui a été confié par la communauté internationale de la Croix rouge s’emploie à empêcher que des personnes disparaissent lors des conflits. Il ajoute que d’autres initiatives suivront l’année prochaine pour permettre de mieux juger les connaissances et compétences journalistiques.

Donatienne Rakindang

Produit pour les engins vendu exclusivement à la station,  la vente au détail d’essence à N’Djamena est de plus en plus informelle dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Nouveau phénomène ce secteur informel est détenu à plus de  60 % par des femmes qui proviennent de milieu défavorisé ou précaire. Beaucoup d'entre elles s'estiment heureuses de bien gagner leur vie à travers cette activité à risque. Ialtchad Presse s'est rendu ce mardi 13 novembre dans quelques quartiers de la N'Djamena pour constater ce phénomène. Reportage.

La vente d'essence informelle devient un véritable business pour des milliers des femmes à N'Djamena, précisément aux bords des grands axes où les engins à deux ou quatre roues les empreintes. De Walia en passant par Chagoua ou encore Sabangali, chaque 40 à 50 mètres il y des bouteilles de demi ou un litre d'essence exposées par terre ou sur une table et où des femmes en sont à majorité vendeuse. Très réactives, le regard est toujours fixé sur ceux qui passent, guettant le moindre geste d'un motocycliste ou d'un chauffeur de voiture, elles se jettent pour livrer leur produit et empocher quelques pièces ou billets pour subvenir à leur besoin. 

Koumayta Flore, 27 ans mère de 4 enfants est vendeuse d'essence. Elle a commencé à faire cette activité depuis bientôt 3 ans. Flore affirme que son mari est titulaire d'un master en psychologie de l’Université de Maroua, ville camerounaise, mais est toujours sans emploi. Elle s'est lancée dans cette activité pour soulager les charges familiales du père de ses enfants, qui exerce le métier de mototaxi communément appelé « clandoman ». Et qui a de la peine à joindre les fins du mois. « Je suis obligée de vendre du carburant pour s'occuper des petits besoins », dit la jeune maman. Mme Flore souligne qu'elle achète l'essence à la pompe puis le revend. « 1 litre et demi, je l'achète à 750F et je le revends à 850 F », a-t-elle indiqué. En ce qui concerne la vente journalière, la maman de 4 enfants souligne, « entre 30 à 40 bouteilles d'½  sont vendues », affirme-t-elle. Leurs clients, dit-elle, sont la plupart des conducteurs de moto et quelques rares automobilistes. Selon elle, cette activité leur permet d'assurer les besoins de sa famille. A la question du risque et des conséquences de l'essence, elle soutient prendre ses dispositions pour éviter tout malheur.

Mme Saada Haoussou, une autre vendeuse de carburant, dit être diplômée en santé, Agente technique de Santé (ATS), divorcée et accoucheuse, mais elle est sans emploi. Elle affirme s’être lancée depuis 2017 pour s'occuper d'elle et de ses enfants. « Je me débrouille pour subvenir à mes besoins et inscrire mes enfants à l'école. Dieu merci, je m'en sors bien » a-t-elle confié. À la question de traque des agents de la mairie, Saada révèle, « avant les agents municipaux passaient de temps en temps, mais depuis février nous vendons sans tracasserie », dit-elle.

Si la vente d'essence informelle est devenue une source de revenus pour plusieurs personnes notamment les femmes, Dr Tidjani Abounassib,  médecin-chef à l'Hôpital  affirme que la vente de carburant exposée à des impacts sur la santé. Selon lui, l'essence contient des substances chimiques qui sont très nuisibles. Parmi ces effets néfastes, «l'irritation de la peau, la démangeaison, l'inflammation jusqu'à causer du cancer de la peau », dit-il. Le médecin ajoute que l'essence peut être à l'origine de la nausée, de maux de tête, de vue ou encore la perte de connaissance. Toujours selon Dr Tidjani, l'essence peut entraîner même la mort. Il affirme que le carburant contient une substance appelée le benzène. Elle est cancérigène, a-t-il déclaré. Il affirme que le fait de tirer l'essence à travers un tuyau est nocif pour la santé, « par accident la personne peut avaler et cela va entraîner l'inflammation au niveau des poumons».

Abderamane Moussa Amadaye

Lors d'une Assemblée générale tenue le dimanche,11 décembre à l'école primaire de Chagoua FDAR, la Plateforme des Diplômés en instance d' Intégration à la Fonction publique accorde un délai de 72 au gouvernement de transition de trouver une issue à leur préoccupation. Au cas échéant, les actions de grande envergure seront menées. Reportage.

Interrogé par la rédaction d'Ialtchad, Adissou Dibam, coordonnateur de la plateforme des diplômes en instance d'intégration à la fonction publique dénonce la sourde oreille du gouvernement de transition sur la question de l'intégration des jeunes diplômés depuis plusieurs années. Il affirme que les diplômés sans emploi sont marginalisés par le gouvernement. «  Ce qui se passe à la fonction publique relève de la mafia », dit-il. Il déclare qu’un délai de 72 heures est accordé au gouvernement pour trouver une solution définitive. Si rien n'est fait, les diplômés sans emploi entendent marcher dans les rues de la ville de N'Djamena jusqu'à leur satisfaction totale. Il ajoute que le président de transition Mahamat Idriss Deby a donné des instructions à son Directeur de Cabinet pour que les diplômés sans emploi soient impliqués dans la commission de l'intégration à la fonction publique. Mais rien n'a été fait au moment où le gouvernement a commencé à intégrer les 5000 jeunes, car l'ancien ministre de la Fonction publique n'a pas pris en compte leur doléance a-t-il martelé. «Ils veulent être absolument dans la commission pour la question de transparence après avoir s’être  rendu compte que l'intégration se fait par corruption. Il faut monnayer. Prix : 1 à 2 millions pour être intégré ». C'est, selon eux, ce que le Premier ministre de transition Saleh Kebzabo leur a confirmé lors de leur audience avec lui. «Il y a des gens qui donnent de l'argent pour leur intégration »  a-t-il dit. Cette fois-ci s’il y en a, il faudrait les signaler, car lui-même en question en tant qu'autorité administrative doit donner des leçons aux autres.

M. Adissou Dibam ajoute que si les diplômés en instance d'intégration sont impliqués dans la commission, il y aura des chances pour les autres dont les jeunes sont au chômage depuis 10 à 15 ans. Il poursuit que sur les deux derniers vagues d'intégration, les dossiers qui sont dans les archives n'ont pas été touchés, même les critères d'ancienneté. Après avoir été gelée depuis 5 ans, l'intégration a repris avec la promesse du maréchal du Tchad. Sur les 20.000 personnes, ils ont seulement intégré 7.000. Le collectif dit qu'il en a marre de cette situation et qu'il faudra que les choses changent. Le coordonnateur affirme que les fils des pauvres qui sont dans des provinces doivent également bénéficier de cette intégration, mais lorsqu'elle se fait par des liens familiaux, amicaux ou bien par la corruption, tous ces jeunes des parents pauvres n’ont aucune chance. Il appelle les jeunes à se mobiliser pour arracher ce qui leur revient de droit. Le collectif a accordé un délai de 72 heures au gouvernement de transition. Passé les 72 heures, ils seront prêts à mener des actions de grande envergure en descendant dans les rues. Selon lui, le président a affirmé qu'il faut au moins insérer deux représentants des diplômés sans emploi et deux membres des organisations syndicales dans la commission. Il est surpris de voir la mise sur pied de la commission sans la présence de leur collectif. Ils attendent que le gouvernement revienne à des meilleurs sentiments. Il met en garde « les affairistes » qui vendent l'intégration aux autres. Il ne reste que 1813 parmi le quota d'intégration de 5000 jeunes en 2022. M. Adissou interpelle le chef de l'État en affirmant que des jeunes sont marginalisés, il faut que le président prenne l'affaire en main pour faire entrer les diplômés sans emploi dans cette commission. Il conclut que les administrateurs en charge du métier intègrent les gens qui ont des faux diplômes. Dans sa confidence, il ajoute que «tous les diplômés sans emploi sont déjà mobilisés pour des actions dans les rues en utilisant les moyens légaux». Ils disent attendre la réaction du gouvernement.

Noël Adoum

Le Comité Olympique et Sportive Tchadien (COST) a clôturé hier après-midi à 15h30 mn la semaine d'excellence sportive édition 2022 sous le thème « paix et cohésion sociale » dans l'esplanade du lycée Félix Eboué situé au quartier Ardebdjoumal dans la commune de 3ème arrondissement de la ville de N'Djamena. C’était en présence du Président de COST le général Idriss Dokony Adiker et le Ministre de la Jeunesse des sports et de l'entrepreneuriat Patalet Géo. Reportage.

Dans le cadre de la semaine sportive notamment appelé « la semaine des champions du COST » lancée dans un climat ambiant et électrique avec une foule plein à craquer que le match de basket-ball a fait l'ouverture de cet événement. Durant cette semaine sportive qui a débuté depuis le 05 décembre dernier, 15 fédérations nationales sportives en compétition parmi lesquels figurent l'athlétisme, la boxe, le judo, le karaté, le taekwondo, la pétanque, le tir à l'arc, le tennis, le triathlon, la natation, le cyclisme, la lutte, le basketball, le handball et le volley-ball.

Le Président du COST le général Idriss Dokony Adiker a salué cette grande manifestation sportive. Cette journée doit-être primée en lettre d'or. Il se dit satisfait de la semaine d'excellence sportive et motive les jeunes talents à l'engouement et l'amélioration de leur performance afin de relever le défi aux prochaines échéances Internationales. Il y’aura les jeux africains prévus en avril 2023 au Congo Brazzaville, les jeux africains en août 2023 à Accra au Ghana et les jeux de la francophonie en août à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Il a ensuite encouragé le Ministre de la jeunesse des sports et de l'entrepreneuriat Patalet Géo à mettre les moyens intellectuels, physiques et financiers pour que les jeunes sportifs tchadiens puissent participer aux jeux internationaux afin de gagner des médailles. La semaine sportive consiste à détecter les jeunes talents en vue des préparations pour les jeux olympiques de Paris qui se pointent à l'horizon dit-il. Il appelle le gouvernement à définir une politique nationale de sport car le sport est le vecteur de la paix qui regroupe plus de 250 ethnies que représentent le Tchad.

Quant au Ministre de la jeunesse des sports et de l'entrepreneuriat Patalet Géo, il affirme que la semaine d'excellence sportive est la communion fraternelle, l'acceptation de la différence dans une très bonne ambiance car le sport véhicule la cohésion sociale et un vecteur pour construire des jeunes pleinement citoyens entre les tchadiens. Il a enfin motivé les jeunes d'aller plus loin dans cette discipline afin de gagner des médailles. Il affirme que le sport national est malade et que le ministère en charge de sport permet de diagnostiquer cette maladie. Il poursuit que le chef de l'État leur a accordé 30 milliards de FCFA pour construire le stade et ensuite une enveloppe de 10 milliards pour soutenir l'entrepreneuriat dans le milieu jeune en 2023.

Rappelons que la semaine d'excellence sportive a été clôturée avec un match serré et intense de basket-ball qui a réuni deux équipes à savoir DD Magic et Espoir. L'équipe de Espoir a remporté le match sur le score de 42 sur 40 sur son adversaire DD Magic.

Noël Adoum

La Coordination des Associations de la Société Civile et de Défense des Droits de l'Homme a commémoré ce samedi 10 décembre à 9h 00 la cérémonie commémorative du 23ème Édition de la journée Internationale des Droits de l'Homme et le 74ème anniversaire de Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) sous le thème « Dignité, Liberté et Justice pour tous » dans la salle de conférence à Novotel la tchadienne situé dans le 1er arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

La commémoration de la 23ème édition de la journée Internationale des Droits de l'Homme, s'est passé dans une salle remplie des invités et des journalistes. Pour Mahamat Digadimbaye, coordonnateur de CASCIDHO, le thème « Dignité, Liberté et Justice pour tous » interpelle les États au respect strict des valeurs universelles des Droits de l'Homme. Ce sont des principes fondamentaux, inviolable pour tout peuple qui aspire à la paix, à la démocratie et au bien-être social. Il poursuit que toute politique ou toute gouvernance qui conteste les valeurs des droits humains est d'avance vouée à l'échec. Car de nos jours les droits de l'homme sont irréversibles et s'imposent à tous a-t-il dit. Il fait le constate que la paix au monde est menacée, les droits de l'homme sont bafoués, les libertés fondamentales et les démocraties sont complètement en périls, les peuples sont soumis à des pauvretés et à des injustices sociales, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes sont menacés et persécutés, les droits fondamentaux des femmes et des filles ne sont pas respectés, les groupes vulnérables sont souvent laissés à leur triste sort. Il qualifie cela comme un bilan très triste et regrettable. En tant que défenseur des droits humains, il appelle à un monde plus humain et respectueux des droits humains.

M.Mahamat Digadimbaye n'a pas laissé de côté la situation qu'à traverser le Tchad en 2022. Pour lui, c'est une année préoccupante en matière des droits de l'homme. Il relève au Tchad : des nombreux conflits intercommunautaires, les évènements de 20 octobre et les pertes en vies humaines et matérielles, la montée en puissance sur les réseaux sociaux des campagnes de haine et de division ethnique et confessionnelle. Il appelle les tchadiens à prendre leurs responsabilités pour tourner ces pages tristes et sombres de l'histoire tumultueuse du Tchad pour qu'il n'y est plus jamais cela. Il interpelle les tchadiens à promouvoir et respecter les valeurs des Droits de l'Homme, lutter contre l'impunité, imposé la justice pour tous afin d'instaurer l'autorité de l'État. Enfin, le coordonnateur a rendu hommage à tous les défenseurs des Droits Humains qui se battent chaque jour au quotidien pour la défense et le respect des Droits de l'Homme souvent au péril de leur liberté et de leur vie.

Noël Adoum

Une partie de membres l’Association des Victimes du Régime de Hissein Habré (AVCRHH) dirigé par M. Clément Abaïfouta a animé une conférence de presse ce samedi 08 décembre à 15h dans la salle de conférence de la radio FM Liberté situé au quartier Chagoua. Abaïfouta Clément qualifie le nouveau de bureau de mascarade. Reportage.

La guéguerre entre les représentants des victimes de Hissein Habré bat son plein. Un schisme s'est installé entre les membres de l'AVCRHH. Les uns disent avoir éjecté leur président dans leur point de presse hier, les autres connaissent toujours le statut de leur président M. Clément Abaïfouta comme leur représentant. M. Clément Abaïfouta affirme, pendant que le mécanisme pour les indemnisations s'apprête à s'installer dans le mois qui arrive, la crise vient de s'installer au sein du bureau national de l'AVCRHH. M. Clément Abaïfouta dit avoir sacrifié toute sa vie, son parcours universitaire et sa famille pour de nombreux voyages afin de plaider le sort des victimes. Il ajoute, « qu'il n'est pas en train de labourer le tarot de sa mère ni dans un champ de fonio ou encore du riz ». Pour lui, le sérieux mobile du retour curieux des anciens membres du bureau qui « ont quitté la pirogue et revenu 10 ans après pour se prévaloir être des victimes ou des responsables » est tout sauf sain.  M. Abaïfouta qualifie leur retour après plusieurs années d'absences comme un manque de foi, manque d'objectivité et manque de sincérité parce que les victimes sont censées lire et gérer les douleurs qui les rongent depuis 30 ans. Dans cette association, il ne regarde pas les fibres ethniques mais plutôt l'aspect national de tout couleur car tout le monde est victime frères et sœurs. Il ajoute que ses anciens camarades courent après le besoin du ventre. Pour lui, l'autre côté l'accuse d'avoir détourné l'argent de l'association, alors qu'il avait déposé cette somme dans un compte bancaire notamment à l'ecobank dont il faut au moins trois (3) signataires pour retirer l'argent. L'invitation envoyée à la veille par les membres pour qu'il vienne à l'Assemblée Générale est considérée pour lui comme une insulte. Car il ne voulait pas cautionner une mascarade.

Pour Clément Abaïfouta, l'Assemblée Générale organisée par ses individus est comme vide. Il a déclaré avoir laisser l'une de ses clés pour la vice-présidente de l'association alors qu'il était occupé. Cette dernière interpelle les autres pour leur dire « il a déjà cédé la clé car il ne peut plus travailler ». M. Clément Abaïfouta a clôturé cette conférence par la suspension des nouveaux membres qui ont créé leur bureau à part suite au 3ème congrès de l'Association des Victimes de Crime du Régime de Hissein Habré alors qu'aucun statut ne leur permet d'organiser cette Assemblée Générale.

Noël Adoum

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