Après plusieurs années d'attente les agents de l'ex-Ondr, de la Sodelac, PNSA et l'Anader retrouvent le sourire. La commission diligentée par l’Inspection générale d'État (IGE) a été mise sur pied pour le paiement intégral des arriérés des salaires d'environs à 1000 agents. Beaucoup peines à recouvrer leurs droits après trois semaines d'enroulement. Reportage.
Il est 11h passé au ministère de la production Agricole et de l'Irrigation, les ex-agents assis sur l'ombre des miniers par des petits groupes remplissent l'enceinte du ministère. Les uns ont des visages, frustrés d’attendre. D'autres avec un léger sourire, patiente dans une ambiance très calme la commission d'enroulement.
Kebdika Sobserba de l'antenne sud-est (Sarh), « je suis ici depuis 3 semaines, je ne comprends pas le système. Quand je suis arrivé, ils procédaient à l'enroulement et à la vérification. Une fois les dossiers vérifiés, ils te demandent d'attendre 2 jours » mais à la grande surprise de plusieurs ce n'est pas le cas. « Nous sommes arrivés depuis le 23 et ont été enroulés du 23 au 05 décembre, on n'a pas perçu notre dû mais ceux qui sont enroulés le 2 ont perçu leurs chèques ». C'est ce qui est à l'origine du débordement. Cela a causé la suspension de la commission. La situation est compliquée, disent les ex-agents
A la question « vous êtes optimistes ou pessimistes pour toucher votre chèque". Il répond, « je ne sais pas ». Mais il finit par dire qu’il reste optimiste. Ses amis qui ont eu leurs chèques ont déjà perçu leurs sommes. « Je ne sais pas ce qui adviendra dans l'avenir. Nous avons toujours espoir de rentrer dans nos droits ». Il affirme être inquiet, « nos antennes sont vdésertées puisque nous sommes tous ici ».
Les ex-agents veulent que la procédure soit accélérée pour qu'ils repartent à leurs lieux de travail pour faire le bilan de la fin de la campagne agricole. Il exhorte l’administration d'alléger les procédures « ça pourra mieux nous arranger pour avancer ».
Gaspard Dissou, délégué du personnel, rattaché à la commission rassure les uns et les autres. « Quelles que soient la durée, les deux semaines qu'on a mis ici à N'Djamena est pour une bonne cause ». Pour lui, la commission mise sur pied par le ministère de Finances ne maîtrise pas les arcanes du ministère de l'Agriculture. Cette commission essaie de tout vérifier parce qu'il s'agit d'argent. Même si les collègues sont impatients, il faut comprendre que c'est un problème technique, la commission ne signe pas le chèque. D'après M. Dissou tous ceux qui sont enroulés, leurs chèques sont établis et attendent la signature du Trésorier payeur général. « Je dis haut et fort, il faut être optimiste. Si nous sommes restés pendant 7 ans à attendre, ce n'est pas les 2 semaines qui vont nous dépasser. Tout le monde aura son dû, c'est un acquis ».
Manemon Mapouki est lui aussi délégué de personnel de l'Anader, il est chargé de la communication. Pour lui, depuis le 21 novembre l'Inspection générale d'État a démarré l'enroulement des personnels pour procéder au paiement des arriérés de salaires de 2016/ 2017/ 2018. C'est un travail technique. Il est important de vérifier les pièces des ayants-droits. Il faut la présence physique de la personne avant de donner le feu vert. Il explique qu’on fait l'enroulement, on vérifie l’identité de la personne, après l'équipe envoie tous les dossiers au niveau de Trésor qui va être consigné par une seconde personne. Donc la procédure est lente. Et c’est dur pour nos amis venues de provinces, c'est un nouvel environnement pour eux. Il pense que le travail est en train d'être terminé. « Le travail progresse, tout le monde va percevoir ses droits pour toutes les années », di-il.
Ousmane Bello Daoudou
Au lendemain de la sortie médiatique du procureur de la République près de Tribunal de Grande Instance (TGI) de N’Djamena, Moussa Wadé Djibrine sur le bilan du procès de Koro-Toro. Le président national des Droits de l'Homme sans Frontières (DHSF) Layibé Tourdjoumane s'est exprimé sur le micro de la rédaction. Reportage.
Suite à la sortie médiatique du procureur de la République près de grande instance de N'Djamena Moussa Wadé Djibrine qui affirme avoir jugé 401 personnes, le président national des Droits de l'Homme sans Frontières Layibé Tourdjoumane met l'accent sur le sujet. Il déplore la déportation des manifestants à la prison de haute sécurité de Korotoro, pour lui la prison de Korotoro est réservée pour les personnes condamnées à des lourdes peines et non aux manifestants qui ne sont pas encore jugés. Il ajoute qu'il n'y a un travail professionnel sur les chiffres des manifestants arrêtés le 20 octobre dernier. Car le gouvernement a donné des chiffres différents que ceux du procureur qui affirme avoir jugé 401 personnes. La justice, elle, n'a pas sorti une liste de manifestants arrêtés et déportés à Korotoro.
Pour M. Tourdjoumane, les 401 détenus ne peuvent être jugés en2 jours. Il ajoute que le chiffre de la société civile est plus grand que celui du gouvernement et de procureur. Pour creuser plus loin, il soulève une interrogation épineuse, «si la justice a jugé seulement 401 manifestants, les autres sont partis où?». D'après lui, il faut que le gouvernement et la justice donnent le chiffre exact des détenus. Il poursuit que les manifestants ont été arrêtés à N'djamena et c'est le tribunal de grande instance de N'Djamena qui doit les jugé sur le lieu d'arrestations et non ailleurs. Il affirme que les détenus n'ont pas eu des avocats de la défense pour plaider sur leur sort. Parmi les détenus condamnés, de 2 à 3 ans feront de prison ferme, il y a des innocents, car le jugement a été biaisé, anormal et inexact, a-t-il dit. Pour lui, le juge peut condamner qui, il veut à sa guise.
M.Tourdjoumane affirme que les forces de l'ordre qui ont utilisé des armes létales pour tirer et tuer les manifestants n'ont pas été arrêtés par la justice. Il demande à celle-ci de juger également les forces de l'ordre qui ont tiré sur les manifestants le 20 octobre dernier. Il conclut enfin que le nombre des personnes arrêtées et disparues est de plus de 800 personnes.
Noël Adoum
Suite à la sortie du procureur de la République hier, le porte-parole de Mouvement de 12 Revendications (M12R) Natoi-Allah Ringard a animé un point de presse cet après-midi mardi 06 décembre dans la salle de conférence à l'intérieur de la Radio Oxygène dans le 7e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.
Le point de presse s'est tenu dans la salle de conférence de la Radio Oxygène en présence de quelques Journalistes. Le Mouvement de 12 Revendications est composé des partis politiques, des associations et de la société civile. M. Netoi-Allah déplore la condamnation des manifestants jugés hier. Pour lui, le jugement qui s'est passé lors de l'audience foraine de Korotoro en violation de la procédure judiciaire vient montrer une fois de plus aux yeux du monde que la justice tchadienne est aux ordres du pouvoir exécutif, c'est un recul démocratique dans notre pays. Pour M. Ringard, la justice ne peut juger 400 personnes en quelques heures, un tribunal ne peut juger les personnes arrêtées dans son ressort à plus de 1000 km², la justice d'un pays dit de Droit ne peut juger les personnes sans assistance des avocats.
Pendant que d'autres familles viennent d'enterrer récemment leurs morts suite aux événements de 20 octobre et d'autres sont aux cheveux de leurs frères blessés, le procureur annonce de telles séquences, car le cœur de tous les Tchadiens est déchiré. Il ajoute que le M12R qualifie ce jugement de simulacre de justice. Il poursuit que ce jugement de Korotoro est un coup de massue qui est venu tomber sur la tête des Tchadiens et prouve que l'heure est grave. Le M12R se demande pourquoi la justice a jugé seulement les manifestants et laissé les tueurs des jeunes et des femmes enceintes sans oublié ceux qui enlèvent les Tchadiens de leurs propres lits sous les moustiquaires et les abattre leurs parents au vu et au su des voisins et ceux qui ont fait des écoles et salles de classe d'enseignement d'éducation des prisons et des corps des manifestants enlevés de ce lieu. Il qualifie la justice, « à deux poids, deux mesures». Pour consolider la paix et l'unité nationale, le M12R exhorte la libération purement et simplement de tous les manifestants avant les deux fêtes, que les innocents célèbrent les fêtes auprès de leurs familles. Le M12R exige la tenue rapide d'un dialogue politique dans un pays neutre pour décrisper la crise, car le Tchad appartient à tous les Tchadiens. Il n'y aucune raison que les autres vivent au pays et certains en exil.
Enfin, pour M. Ringard, si rien n'est fait dans ce sens le Mouvement peut saisir la communauté internationale et demande aussi le déploiement d'une force mixte panafricaine pour la protection de peuple tchadien. Car la grande partie sud du pays est toujours menacée, les hommes en treillis et armés sautent le mur et braquent la population et la privent de son sommeil. Le M12R rappelle au peuple tchadien d'être vigilant pour répondre à ses appels afin d'exprimer contre cette injustice à l'égard des manifestants détenus à la prison de Korotoro, a-t-il conclu.
Noël Adoum
Le ministre de la Formation professionnelle, des métiers et de la microfinance en partenariat avec l’Agence française pour le développement (AFD) a lancé officiellement un projet pour renforcer le secteur de la formation et de l’insertion professionnelle au service des jeunes tchadiens diplômés et non diplômés vulnérables. Cette cérémonie du lancement a eu lieu ce mardi 06 décembre 2022 au CEFD. Reportage.
Le projet jeunesse vers l’emploi durable est une touche additionnelle, spécifique à l’édification de l’avenir de la jeunesse tchadienne qui vient renforcer et poursuivre les acquis de la composante 1 du projet Bab Al Amal qui est arrivé à terme. Cette nouvelle phase de l’histoire de la formation professionnelle au Tchad est destinée à jouer un rôle de filet social pour les jeunes en situation de vulnérabilité diplômés et non diplômés.
Bertrand Cochery Ambassadeur de la France au Tchad , dit que l’originalité de ce projet concerne 1500 jeunes au départ et se déroulera à N’Djamèna, Moundou, Bongor, Sarh et Abéché grâce à ESSOR qui est une plateforme de coordination du côté tchadien avec Bet Al Nadja (maison de petites entreprises). Pour faciliter la tâche aux jeunes non diplômés de suivre cette formation, un système bureautique d’information sera mis en place pour permettre à ces jeunes de postuler à des sessions de formations et d’orientation complémentaire pour pouvoir sortir de leur situation actuelle, ajoute -t-il.
Adeguelaye Damaris Nodjigoto représentante du ministre de la Formation professionnelle, des métiers et de la microfinance souligne que la particularité de ce projet participe de l’engagement délibéré et concerté des partis prenants à fédérer les compétences locales pour accompagner les jeunes vulnérables vers un développement personnel et l’autonomisation à travers un accompagnement en formation et insertion socioéconomique.« Cette logique portée sur les couches marginalisées et laissées pour compte», c’est aussi une touche indélébile et une garantie de la qualité de la réponse des propriétaires, ESSOR et les ONG nationales dans leur responsabilité technique, affirme-t-elle.
De par le caractère multisectoriel et multi acteurs de ce projet qui constitue une plus-value de cette diversité partenariale « vous êtes mandatés à jouer un rôle de cheville ouvrière pour apporter une réponse concentrée et spécifique aux besoins des cibles », a-t-elle recommandé.
« Le gouvernement tchadien à travers ses services déconcentrés et décentralisés s’engage à vous accompagner dans cette noble mission», a-t-elle rassuré. Elle recommande aux concernés de mettre an avant leur génie créateur individuel et intelligence collective pour réaliser les activités prévues, atteindre les résultats et satisfaire aux objectifs. Cela veut dire passer des alliances et des synergies d’action pour agir en complémentarité, efficacité et efficience gage de la durabilité et de la viabilité de l’intervention, conclut-elle.
Haoua Adoum Ibeth
Le 20 Novembre dernier alors que s’ouvre au Qatar la 22ème édition de la coupe du monde de football. Il est 17 h au quartier Mbombaya , des jeunes amoureux de ce sport roi s’empressent pour aller suivre le match inaugural au cinéclub, l’un d’eux, s’arrête et s’exclame « si notre stade était construit, on peut aussi abriter le mondial de football ». Les autres, très étonnés, lui répondent « allons suivre la coupe du monde ». Reportage.
Le stade ou terrain de football est un lieu d’affrontement entre deux équipes, pour les passionnés de ce sport. Le stade est un ouvrage d’art complexe, du point de vue de la construction. L’absence de cet ouvrage d’art complexe constitue un handicap pour le développement du football Tchadien en général, et à Moundou en particulier
Le football est l’un des sports collectifs le plus populaire, le plus pratiqué dans les rues de la capitale économique. Il n’est donc pas surprenant que la construction d’un stade inachevé est un signe que le développement des infrastructures sportives modernes tarde à avancer.
A Moundou la première pierre de construction d’un stade a vu le jour dans les années 2011. Une cérémonie qui à l’époque a suscité plein d’espoir dans la ville. Dix ans plus tard, le chantier est toujours inachevé, l’insuffisance et le manque d’espace pour la pratique du sport alimente les débats en milieu jeune. Si le stade est construit il aura réglé le problème lié aux terrains disent les moundoulais. Considérée comme une ville de football, Moundou a été un creuset pour l’équipe nationale, beaucoup des joueurs issus de ce championnat ont défendu les couleurs du pays.
La ville ne dispose d’aucune infrastructure sportive répondant aux normes de la FIFA mais comme le dit un proverbe « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a ». La ligue provinciale de football de Logone remue terre et ciel pour organiser un championnat qui parfois fini à queue de poisson. La construction d’un stade permettra à la ville d’organiser des grandes manifestations sportives de niveau national et international. Malheureusement, la plupart des poses de premières pierres pour la construction ne sont pas réceptionnées et ne sont jamais achevés. Et pourtant dès le début du chantier un panneau est placé sur le site de construction indiquant le délai d’exécution du chantier.
Dans son discours à la nation, le président de transition a déclaré 2022 l’année du sport. Deux semaines du championnat national est la seule activité sportive majeure de l’année organisée sous la pression de la CAF et de la FIFA. La relance du sport tchadien annoncée tambour battant par les autorités en 2022 nécessite des capitaux pour sa mise en œuvre. Les investissements ne suivent pas les déclarations, le stade de Moundou est resté dans sa phase de début de construction. Le Tchad compte plus de 10 stades en construction mais aucun n’est achevé. Le seul stade qui abrite une compétition ne répond pas aux normes FIFA, ainsi les matchs du Tchad se jouent à l’étranger, c’est un manque à gagner pour le pays.
Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse
Après la suspension du journal Salam info et son Directeur général Martin Inoua Doulguet par la Haute Autorité des Médias Audiovisuels (HAMA), le 02 décembre dernier, les avocats du Journal Me Olivier Gouara et Me Ndilyam Mouadjimtog ont animé une conférence de presse ce lundi 5 décembre à 12h au siège du journal au quartier Habena dans le 7e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.
La conférence de presse s'est tenue en présence de plusieurs journalistes de différents organes de presse et de quelques invités venus assister à cette conférence. Pour l'avocat Me Olivier Gouara, la décision de la HAMA ne présente aucune notification et n'a pas été faite au journal Salam info en tant qu' organe de presse. Il a été surpris par les arguments qui ne s'appliquent pas sur les fondements juridiques. Selon lui, les textes visés par la HAMA ne sont pas des textes qui devraient être applicables. Il poursuit que, l'objectif de la HAMA est de museler ou empêcher Salam info et son Directeur général d’exercer. Me Gouara ajoute que M. Azoudoum Owaïna Gédéon est lié au journal par un contrat de travail pour qu'il soit le Directeur de Publication. Selon lui, Martin Inoua Doulguet a été convoqué pour l'aspect administratif de l'audition et ensuite tout a basculé sur le contenu rédactionnel du journal. Ce qu'on reproche au M. Inoua Doulguet, c'est un édito qu'il avait publié sur la page Facebook de Salam info, «la HAMA doit cesser d'être une caverne d'Ali Baba qui profite au censure et autres vampires de la caisse de l'État». Il ajoute « qu'en Droit, ce qui n'est pas interdit par la loi est permis». Pour lui, une page Facebook ne peut être considérée comme la presse en ligne. Enfin, il conclut que la HAMA est immunisée, celui qui touche à la HAMA ou à ses intérêts, aura une procédure automatiquement de la sanction. Cette institution estime que M. Martin l'aurait attaqué sur les réseaux sociaux.
Pour Me Ndilyam Mouadjimtog, la décision de la HAMA ne peut jamais résister à la rigueur du Droit. Il ajoute qu’elle doit-être pris sur le siège avant de la notifier à qui de droit. Pour lui, les 9 conseillers nommés par le président de la République composent un collège. Le président de la HAMA à lui seul ne constitue pas le collège pour prendre une décision. Le journal a reçu une convocation pour une audition simple qui est une procédure disciplinaire. Il déplore la décision de la HAMA prise par des fonctionnaires alors que c'est le rôle des conseillers. Pour la HAMA, le journal Salam info qui a obtenu le récépissé de déclaration auprès du tribunal de grande instance de Bongor ne peut pas paraître à N’Djamena alors que la loi 17 permet à ce qu'un organe puisse transférer son siège d'une région à une autre.
Noël Adoum
Par une décision rendue publique samedi 03 décembre dernier par la Haute Autorité des Médias et de l'Audiovisuel (HAMA) a suspendu le journal SALAM Info et son «Directeur général» Martin Inoua Doulguet. La HAMA reproche, la non-conformité du journal avec le texte régissant la presse au Tchad, la posture de défiance et de dénigrement continu par M. Inoua Douglet vis-à-vis de l'institution régulatrice des médias au Tchad et enfin le Directeur général de Salam Info ne dispose pas d'une carte professionnelle de journaliste, selon la HAMA. Cette suspension fait couler beaucoup d’encre. Le coordonnateur de Mouvement Citoyen pour la Préservation de la Liberté (MCPL) M. Sosthène Mbernodji réagit. Reportage.
Le journal Salam info et son Directeur de Publication Martin Inoua Doulguet ont été suspendus par la HAMA de toute parution (papier et numérique) jusqu'à l'obtention d'une nouvelle déclaration de parution auprès du Procureur de la République, près du Tribunal de Grande instance de N'Djamena et ensuite la suspension de Martin Inoua Douguet de toute activité journalistique jusqu'à l'acquisition de la qualité de journaliste.
Après la suspension du journal, le coordonnateur du MCPL M. Sosthène Mbernodji estime que cette décision est cynique et qualifie cette suspension de deux poids deux mesures. Pour lui, la HAMA est en train de surpasser ses prérogatives. « Elle ferme hermétiquement les yeux sur tout ce qui se passe dans les médias publics », dit-il. Il soutient que lors de la manifestation du 20 octobre dernier, aucun média public n'a parlé de la répression. Il est surpris qu’un après-midi, ces mêmes médias publics parlent de point de presse du Premier ministre. Pour lui, du point de vue professionnel, qu'il y a un problème.
M. Sosthène Mbernodji n'a pas manqué de dénoncer la suspension ou mise en demeure des certains médias privés notamment la radio paysan à Doba, la radio Terre nouvelle à Bongor et tout récemment le journal Salam info de N'Djamena. Pour lui, certains journalistes des médias publics ont rangé de côté l'éthique et la déontologie qu'ils ont apprise durant leur formation universitaire et se contenter du griotisme pour plaire aux rois. Il souligne qu'un média d'État fonctionne grâce à l’argent du contribuable, mais n'est pas le média d'un régime. Pour lui, la décision intervenue au lendemain de la journée et de la démocratie (1er décembre) remet en cause ces valeurs. Il estime que la question de la conformité juridique du journal Salam info est un prétexte parce que l'autorisation et la déclaration de parution ont été attribuées par le Tribunal de Bongor. La ville de Bongor fait partie de la République du Tchad. Et donc, « le journal Salam info n'a pas besoin pour s'implanter et paraître dans d'autres villes du pays d’une autre autorisation», dit-il. Il affirme que la HAMA s'est érigée en tribunal et sanctionne tout organe de presse qui critique sa gestion.
Noël Adoum
Bet-Al-Nadjah a lancé officiellement le marché des produits locaux du Tchad ce vendredi 02 décembre dans les locaux de l’Institut Français du Tchad (IFT). A cette occasion, Ialtchad Presse s’est approché des producteurs pour recueillir leurs avis sur la transformation de leurs produits.
Pour Assane Sigui Sandrine, Directrice de « Star Up zass Bio », qui fait dans la transformation de gingembre granulé, poudre de moringa et bien d’autres, ses produits transformés sont naturels et sont destinés aux Tchadiens et a tout le monde « quand on produit, c’est d’abord pour la population locale et ensuite, les autres vont en profiter ». Au sujet de la cherté de ces produits transformes au Tchad, elle affirme qu’ils ne sont pas chers. Et que les prix sont fixés en fonction des dépenses évaluées « les produits bruts sur le marché sont très chers. En plus de cela, il y a le problème d’emballages qui s’ajoute. Parfois ce sont des emballages qu’on ne peut pas trouver ici au Tchad. Il faut faire la commande ailleurs, tout cela coûte cher », explique-t-elle. Selon elle, beaucoup des producteurs n’arrivent pas à faire valider leurs produits transformés par le CECOCDAT, puisque pour qu’un produit soit validé, il faut payer une grosse somme « pour un entrepreneur qui vient de se lancer, ce n’est pas facile, parce que, pour valider ou confirmer, il faut payer très cher, et comme s’il est à son début, c’est compliqué. C’est ce qui fait que beaucoup des produits ne sont pas validés. En tout cas, pour l’instant, nous les transformons et les vendons dans l’informel en attendant »
Djiraimadji Fulgence, responsable commercial de l’établissement douceur méridionale, qui fait dans la transformation d’huile de kournaka et de karité,dit que ses produits sont chers à cause de la rareté des produits bruts sur le marches, toute de meme, ils s’arrangent pour que leurs produits soient a la portés de la majorité des Tchadiens. Il confirme qu’il y a de l’échentillon au niveau de CECOCDAT et qu’ils attendent le résultat pour avoir plus de connaissance sur la composition chimique et la certification de CECOCDAT. Djiraimadji Fulgence interpelle la population tchadienne de valoriser les produits locaux du Tchad afin que les autres s’intéressent également à nos produits comme ça se passe ailleurs.
Agalebago Barnabas, producteur de thé Kinkileba, confirme que les produits transformés au Tchad sont chers. « C’est normal parce que les taxes fixées sont très élevées. Il confirme par la suite que ses produits sont vérifiés par le CECOCDAT « j’ai amené mes produis chez CECOCDAT pour validation. Ils ont été retenus pendant 6 mois avant que je ne puisse les retirer. Et les mettre en vente ». Il conclut que ses produits sont des produits naturels qui sont à la portée de tous les Tchadiens et également les étrangers.
Narhinguem Anastasie
Jeudi 1er décembre a été lancé le marché des produits locaux du Tchad au sein de l'Institut Français du Tchad au quartier Ardebdjoumal dans le 3e arrondissement de la ville de N'Djamena. Plusieurs jeunes et moins jeunes ont choisi eux-mêmes de devenir entrepreneurs et s’occuper de la marque de leurs produits. Reportage.
Depuis quelques années, des jeunes émergent dans le monde entrepreneurial tchadien et se distinguent départ leurs fabrications originales. Ces entrepreneurs sont de plus en plus nombreux à s'investir et fonder leurs business. De la transformation à la modernisation des produits locaux et artisanaux, la conservation des aliments, la mode et la valorisation des produits artisanaux et locaux ou encore la parfumerie, ces jeunes révolutionnent la culture d’entrepreneuriat au Tchad.
En marge du marché des produits locaux du Tchad qui se déroule du 1er au 4 décembre, les produits présentés par les jeunes occupent une bonne place. Parmi les noms de leurs petites entreprises figure, 2i cosmétique, Dodo Kari d'or, Tchad craie et plusieurs objets artisanaux, etc.
Abakar Mahamat Adam artisan, affirme qu'il fabrique ses objets à base de cuivre et d'argent. Pour lui, ses produits c'est pour faire honneur du pays. Il appelle les Tchadiens à s'intéresser aux produits locaux.
Djedanem Mbaïndoum, commerçant de l'entreprise Tchad craie, affirme qu'ils ont créé cette marque afin de réduire le taux de chômage. Il poursuit qu'ils ont emporté les matières premières de l'extérieur tels que les calcaires et le plâtre. Cette entreprise a été en 2020. Ils appellent la population à consommer la craie locale fabriquée au Tchad.
Agueleabo Barnabass produit du Kinkéliba, il s'est lancé dans l'entrepreneuriat il y a 2 ans, il fait la commande de ses produits depuis Abéché et Moundou. Il soutient que ses produits ont été analysés et vérifiés au laboratoire, il détient son certificat depuis 2020. Il fait la livraison partout dans certains quartiers de N'Djamena.
Noël Adoum
Un imposant défilé militaire pédestre commémorant le 32e anniversaire de la journée de la Liberté et de la Démocratie a eu lieu ce jeudi 1er décembre à la place de la Nation en présence du Président de transition (PT) Mahamat Idriss Déby, du Premier ministre de transition (PMT) Saleh Kebzabo et certains membres du gouvernement d’union nationale (Gun). Reportage.
Tout a commencé par le dépôt d’une gerbe de fleurs par le PT Mahamat Idriss Deby Itno. Il s’est incliné au pied du mémorial érigé à la mémoire des martyrs accompagné de l'hymne nationale tchadienne. Il a, à travers ce geste symbolique, immortalisé tous ceux qui se sont sacrifiés pour la défense de la patrie et des institutions républicaines.
Sur la tribune officielle, l’on a remarqué la présence du PMT Saleh Kebzabo, des membres du gouvernement, des conseillers nationaux de transition (CNT), des diplomates accrédités au Tchad et de plusieurs autres invités de marque venus d'autres cieux. Aussi, il y a eu la présence de plusieurs militants de Mouvement Patriotique du Salut (MPS), ex-parti au pouvoir avec leurs pancartes et banderoles habillés des t-shirts de leur parti sur lesquels on peut lire, «la jeunesse tchadienne a pris conscience que la violence ne résout pas le problème du Tchad sauf la paix chèrement acquise».
Ensuite, le défilé a duré environ une heure. Ce défilé est suivi aussitôt par celui de différents détachements de l’Armée nationale tchadienne, dont les éléments de la Direction générale des Services de Sécurité, des instituions de l’État (DGSSIE), de la Garde nationale nomade du Tchad (GNNT), de la Police nationale et municipale, etc. Ces corps ont particulièrement forcé l’admiration de l’assistance par leur défilé appelé communément « commando ou cadence».
Les forces de défense et de sécurité ont impressionné la foule. Des tonnerres d’applaudissements et des youyous ont accompagné cet exploit des militaires. C’est une véritable fête multicolore qui a lieu ce 1er décembre, à la place de Nation. Elle a drainé une foule impressionnante, surtout les jeunes venus de différents arrondissements de la ville de la capitale tchadienne, N'Djamena et des provinces du pays.
Noël Adoum







