jeudi 22 octobre 2026

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Les affrontements au sol font rage dans le grand Nord tchadien depuis quelques jours après l’incursion des rebelles tchadiens venus de la Libye le jour d’élection le 11 avril dernier.

Un premier affrontement a eu lieu le 17 avril, il y a plus de 24h, entre les rebelles tchadiens du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) et l’Armée nationale tchadienne (ANT) à Ziguey au nord de Mao, capitale de la province du Kanem. La guerre des communiqués fait rage, les rebelles et les forces gouvernementales réclament chacun la victoire, mais des sources affirment que les combats ont été durs avec des pertes énormes. Toutefois aucune source indépendante ne peut vérifier ces informations.

Un second affrontement a eu lieu aux alentours Nockou le 18 avril. Cette bataille a été également rude. Selon nos sources, il y a eu plusieurs blessés et des morts de deux côtés. La situation est confuse et tendue. Seule de la nuit tombée a séparé les belligérants.

Cette rébellion du Fact était signalée depuis le 11 avril passé, jour d’élection présidentielle au Tchad où le président Deby Itno rempile pour un 6e mandat. Elle est dirigée par Mahamat Mahdi Ali ancien membre de la rébellion de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) de Mahamat Nouri.

Selon des sources, les rebelles étaient arrivés en plusieurs colonnes pour lancer des attaques à différents endroits. Cette stratégie fait dire à plusieurs observateurs que d’autres affrontements sont à prévoir dans les heures et les jours prochains.

Selon plusieurs spécialistes ce sont les défaites et de l’affaiblissement du Maréchal Khalifat Haftar qui ont provoqué le reflux des combattants tchadiens engagés à ses côtés. Des sources sécuritaires tchadiennes affirment à la rédaction que d’importantes troupes de l’Armée nationale tchadienne (ANT) ont été envoyées au front.

Rappelons que le président Deby Itno aurait sollicité l’appui aérien de la France dans le cadre des accords de coopération militaire bilatérale entre les deux pays. Selon nos sources, les autorités françaises ont souhaité ne pas s’impliquer directement dans ce conflit, mais ont timidement appuyé le pouvoir tchadien en logistique et en renseignements. L’avion tchadienne aurait mené plusieurs raids aériens. Le président Deby Itno serait depuis hier soir dans la ville de Mao.

Ce mardi 13 avril, la communauté musulmane du Tchad a entamé le début du mois de Ramadan. Comment les fidèles musulmans ont abordé cette première journée ? Reportage

Abdelmadjid Moustapha est un jeune musulman dans la vingtaine. Pour la 5ème fois, il jeûne en ce mois de Ramadan. En ce premier jour, il est venu acheter des fruits au grand marché de N’Djamena pour les consommer à l’heure de la rupture.   « Tout début est difficile mais avec le temps je vais m’adapter », nous dit-il, l’air souriant.

Durant 30 jours, les fidèles musulmans sont appelés à communier avec Dieu, se repentir et demander pardon pour des péchés commis, accomplir des œuvres de bienfaisance. C’est un devoir religieux consacré par le Saint Coran parmi les cinq piliers de l’Islam.

Ousmane Goudja est gérant d’un parking pour moto au marché central. Il observe le mois de Ramadan depuis plus d’une vingtaine d’années. Selon lui, le début de ce mois sacré commence bien. « Il n’y a pas de difficultés encore. Même le climat est favorable. Aujourd’hui, il ne fait pas très chaud », dit-il. C’est bien pour le début. Peut-être des difficultés surviendront. Même si ce sera le cas, Issaka Mahamat Nour interpelle ses compatriotes de cesser de se plaindre de tout et de rien. « C’est un mois béni et tous les musulmans doivent le vivre dans piété ». Propos partagé Ahmat Barka, agent de parking. « Quand tu es engagé devant Dieu, tu es obligé de prendre le Ramadan. C’est un devoir quelles que soient les difficultés. Sauf dans les cas d’exceptions prévues par le Coran », rajoute-il.

Abdoulaye Hassan est vendeur de téléphone à la place du marché. Il souhaite un « bon début de Ramadan à tous. » Il dit remercier Dieu du fait que ce mois saint commence presque sans des règles édictées dans la lutte contre le Covid-19. En 2020, le Ramadan s’est passé dans le respect strict des mesures de prévention prises par le gouvernement (fermeture des lieux de culte, interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes, etc.)

Christian Allahdjim

Les marchés de N’Djamena, capitale tchadienne, grouillent de monde. C’est la veille du ramadan, l’un des cinq piliers de l’islam. Les fidèles musulmans tchadiens vont s’abstenir de nourriture et d’eau pendant un mois. Pour préparer la rupture du jeûne, chaque ménage s’approvisionne aux différents marchés. Reportage

Les fidèles musulmans seront en carême. Pour cette période, les fidèles font des provisions. Le constat dans les différents marchés de la capitale tchadienne le montre.

10h 35, à l'entrée Est du marché à mil, l'accès est difficile, l’embouteillage est monstre. A l'intérieur dans les allées l'affluence des grands jours empêche la circulation au marché. D’un côté, certains clients s’alignent devant les étals de gingembre sec, d’autres devant ceux du sucre, de la farine du blé, etc. Impatiente et fatiguée d'attendre, Fatimé Youssouf clame être arrivée avant tout le monde sans être servie. « Je suis ici depuis plus 10 minutes, mais tu ne me sers pas », dit-elle. Habiba, une autre ménagère, « les prix des denrées nécessaires à la rupture de jeûne ont monté. La boutique d’Abakar à des meilleurs prix. C’est pourquoi il y a cet attroupement », dit-elle.  

« Depuis quelques mois, l'oignon est un peu moins cher à N’Djamena. Le « Coro » ou tasse était à 750 ou moins. À ma grande surprise, aujourd'hui il m’a coûté 1000 FCFA. Heureusement, c'est un vendeur que je connais. Sinon ailleurs, c'est même plus cher », affirme Mariam. Quelques mètres plus loin, c’est l’étal de Abdelkrim un vendeur d'oignons et d’ails. Selon lui, c’est la conséquence du prix de gros qui a flambé. Cela a obligé les détaillants comme lui, dit-il, de hausser le prix un peu sinon il n’a pas de marge bénéficiaire.

12h25 au marché Dembé devant les étals d’arachides nettoyés. Brahim, un client fait ses courses, « je fais de provisions pour ma maisonnée. J’achète de l’arachide pour la bouillie de mil », explique-t-il. Kadidja se lamente, « il y a quelques jours j’achetais le Coro d’arachide frit pour la pâte à 1000 FCFA. Aujourd’hui c’est 1500FCFA »

!4h 30 min, au marché central de la capitale aussi il y a achalandage dû aux préparatifs du début de ramadan. Il fait une chaleur torride. Dans les boutiques du marché, un balaie incessant des clients vont et vienne. Ici on achète en gros 2 à 3 sacs de sucre ou de farine, des cartons de spaghetti ou de macaroni, des bidons d’huile. C’est ce qu’a fait Mahamat. « J’ai trois femmes, je fais des achats pour les trois. Je n’ai pas pu le faire tôt faute d’argent. Là, les prix ont flambé. Je me limite à l’essentiel », dit-il.

Ustensiles pour mieux conserver le repas

Les vendeurs de tasses et des glacières font aussi des affaires. Hamidou, vendeur des glacières se frotte les mains, « le ramadan de cette année est tombé en période de chaleur. Avec les délestages au quotidien, les gens achètent les glacières pour conserver la glace. Depuis une semaine les clients ne manquent pas. Je vends jusqu’à 10 glacières par jour ».

Hawa Mahamat achète des tasses neuves qu’elle dit lui coûter cher, « mes tasses sont usées, il me faut d’autres bonnes tasses pendant la rupture de jeûne. Même si le prix est élevé je n'ai pas le choix. »

Rappelons que le ramadan est une période sainte, un moment de Pardon et de méditations pour les fidèles musulmans. Il est observé une fois chaque année et dure pour un mois.

Orthom L’Or

La Coordination des actions citoyennes (CAC) par la voix de son porte-parole, Barka Michel, a fait une sortie médiatique, ce lundi 12 avril dans la salle de réunion de la radio Oxygène à Kamnda, 7e arrondissement de N’Djamena capitale tchadienne. Reportage.

24h après le vote de la présidentielle, la Coordination des Actions citoyennes affirme que le mot d’ordre de boycott a été respecté par l’électorat tchadien. Selon M. Barka Michel, les Tchadiens ont montré le 11 avril, qu’ils rejettent Idriss Deby Itno, « il n’y a pas eu de vote, les bureaux de vote ont été désespérément vides », dit-il. Pour le porte-parole de la coordination des actions citoyennes, la lutte ne s’arrête pas ce 11 avril, elle se poursuit jusqu’au départ du pouvoir du président sortant Deby Itno. « Vous l’aurez constaté, ce qui s’est passé ce 11 avril est loin d’être une élection démocratique. Les forces des Défenses et de sécurité ont investi les rues et les bureaux de vote à N’Djamena qu’en province », affirme-t-il.

Pour M. Barka Michel toutes les lois sur le vote sont foulées au pied, « non-respect de l’isoloir, du caractère secret du vote, la non-distribution des cartes, des bureaux de vote secret. Tout cela présage des résultats fabriqués qui n’ont rien à voir avec la réalité de cette abstention massive », martèle-t-il. Le porte-parole de la coordination des actions citoyennes demande aux Tchadiens de demeurer mobilisés pour répondre à d’autres mots d’ordre dans les prochains jours. Il entonne ce ver de l’hymne national « Peuple tchadien debout et à l’ouvrage. Ta liberté naîtra de ton courage ».

Rappelons que l’opposition politique et quelques organisations de la société civile contestaient la tenue de cette élection. Elles organisaient chaque jour des marches pacifiques dispersées par les forces de l’ordre. Ces marches étaient souvent interdites par le gouvernement et se soldaient par des arrestations. Il faut aussi   signaler que le vainqueur de cette élection va briguer un mandat de 6 ans renouvelable. Le président sortant est selon les experts grand favori en l’absence des grandes figures de l’opposition.

Moyalbaye Nadjasna

Les bureaux de vote ont fermé à Walia dans le 9e arrondissement, place au dépouillement. Ialtchad Presse s’est rendu sur place, difficile de trouver 100 votants dans un bureau de vote.

Dix heures de temps après l’ouverture des bureaux de vote dans la commune du 9e arrondissement de la capitale, les chiffres ont commencé à sortir de différents bureaux de vote de Walia. Les électeurs ont répondu presque absents.

À 17h30mn, les bureaux de vote de cet arrondissement de la capitale ont fermé. Le décompte commence, parfois, sans présence policière. Malgré le nombre important des électeurs inscrits sur le fichier électoral, il est rare de voir le nombre des votants atteindre 100. Au Lycée de Walia où l’on compte plus de 17 bureaux, le nombre des votants atteint difficilement 75, par bureau. Dans le bureau numéro 17, 419 électeurs sont inscrits, 47 ont voté, 4 bulletins nuls.

Les électeurs semblent avoir boudé cette élection. Selon nos sources, ce très faible taux de participation est constaté dans plusieurs provinces du pays.

Ialtchad Presse a fait le tour de quelques bureaux de la ville. Ils ont fermé à l’heure comme prévu. Les dépouillements des voix ont commencé. Une tendance du taux de participation se dégage pour quelques bureaux de vote. Ialtchad Presse constate quelques irrégularités dans les chiffres. Reportage.

Selon les responsables du bureau de vote n°4 du quartier Naga 2 dans le 4e arrondissement, 367 électeurs sont inscrits sur la liste de votes, 88 ont voté, 5 bulletins sont nuls. Suffrage exprimé 83 soit un taux de participation de près de 24%. La répartition des voix place le candidat du consensus Idriss Deby Itno en tête avec 79 voix. Il est suivi faiblement par Pahimi Padacké Albert avec 03 voix et MPT, 01 voix. Les autres candidats ont chacun zéro voix.

Dans le même quartier, au bureau de vote n°3 avec le même nombre d’inscrits 367, 275 ont voté dont 17 bulletins nuls, 258 suffrages exprimés. Le candidat du MPS l’emporte avec 203 voix, suivi de Saleh Kebzabo, (candidat retiré de la course) 6 voix, Ngarledjy Yorongar 01 voix, Pahimi Padacké Albert 02 voix, Lydie Beassemda 01 voix et zéro pour les autres candidats. En se fiant sur les chiffres fournis par les responsables du bureau, il n’y a pas concordance entre le suffrage exprimé et la répartition des voix aux candidats. 

Au quartier Klémat Deux châteaux, dans les bureaux de vote n°3 et n°4, le dépouillement donne les résultats suivants : au bureau de vote n°3, 408 électeurs sont inscrits, 122 ont voté, 06 bulletins nuls, suffrage exprimé, 116. Le candidat du MPS rafle 110 voix, Saleh Kebzabo 03 voix, Alladoum Djarma Baltazar 01 voix,  Pahimi Padacké Albert 02 voix, Lydie Beassemda 01 voix. Dans ce bureau de vote aussi les chiffres ne concordent pas.

Au Bureau de vote n°4, 408 électeurs sont inscrits. 103 ont voté, 17 bulletins nuls. Suffrage exprimé 86. Idriss Deby Itno est en tête de course avec 83 voix, suivi de  Pahimi Padacké Albert 02 voix et Romadoumgar Félix 01 voix.

Au vu des chiffres fournis par ces bureaux de vote, la tendance du taux de participation tourne autour de 25%.

Rappelons que les bureaux de vote sillonnés ont tous fermé entre 17h et 18h. La plupart des bureaux de vote dans la partie nord n’ont pas atteint la moitié du nombre des électeurs inscrits. Autres précisions : le nombre des bulletins nuls est élevé. Plusieurs électeurs n’ont pu voter, faute de n’avoir pas retrouvé leurs bureaux de vote.

Moyalbaye Nadjasna

Les Tchadiens ont voté pour la présidentielle ce dimanche. Comment s’est passé le déroulement des opérations de vote ? Reportage.

Dimanche 11 avril 2021. Jour de vote pour la présidentielle au Tchad. Une élection que l’opposition et la société boudent.

7h10mn. Quartier Atrone, carré 19. Six bureaux de vote sont en cours d’installation. Quelques électeurs s’impatientent. D’autres fouillent leurs cartes d’électeur dans les lots déposés sur une table. Aux bureaux de vote n°3 et 6, des membres sont absents. Seuls les deux rapporteurs, présents, se démènent pour installer les bureaux en attendant. Pendant qu’on y était, une équipe de patrouille du Groupement mobile d’intervention de la police (GMIP) passe par là. Un jeune s’énerve.

20 mn plus tard, le bureau de vote n°2 finit enfin de s’installer. Le président du bureau Djawé Youssouf demande l’attention des électeurs présents. L’urne vide a été présentée avant d’être scellée. Les électeurs peuvent maintenant voter. Djawé Youssouf explique la procédure du vote : « L’opération commence par la vérification de l’identité de l’électeur sur la liste, ensuite la remise du bulletin de vote, puis l’isoloir et enfin le dépôt du bulletin dans l’urne et le tampon de l’encre sur l’index. »

Une mauvaise organisation

Un partout dans les bureaux de vote que nous avons parcourus, il y a un problème d’organisation. À commencer par le retard des membres des bureaux de vote et le manque de certains documents.

Au bureau de vote n°3 du carré19 d’Atrone, par exemple, les membres du bureau de vote sont là, mais il manque l’urne. Une dame fatiguée de patienter pour voter dans ce bureau nous lance : « Monsieur le journaliste, vous avez vu que je suis là depuis, mais comme il n’y a pas les urnes, je rentre. Voilà comment on nous empêche de voter même quand on est motivé. » Puis elle s’éclipse. L’autre matériel qui manque est la liste des inscrits. Tous les bureaux du carré 19 n’en disposent pas. « Nous sommes obligés d’aller vérifier la liste qui est au tableau chaque fois qu’un électeur se présente », nous explique un des présidents des bureaux de vote. Résultat, les opérations sont lentes.

Dans un autre bureau de vote logé chez le délégué du quartier Atrone, l’absence des membres du bureau a failli créer un scandale. Une déléguée d’un parti a voulu s’improviser en présidente du bureau pour lancer les opérations. Heureusement que les agents de sécurité l’ont empêché.

Selon M. Djawé Youssouf, le problème d’absence de certains membres dans plusieurs bureaux de vote s’explique par la publication tardive de la liste électorale. « La liste a été affichée hier dans la soirée. Beaucoup ne sont pas au courant », dit-il. Il soutient également que c’est difficile de localiser les bureaux de vote. « Certains ne savent pas où ils sont affectés. Le temps de retrouver leur lieu d’affectation conduit au retard », fait-il savoir.

Le manque d’engouement

Même chez le délégué du quartier Atrone, il n’y a pas affluence, au carré 12 du quartier Boutalbagar, l’ambiance est pareille. Le carré compte près d’une dizaine de bureaux. Mais les électeurs se comptent au bout des doigts. Pourtant en 2016, l’affluence était de taille dans ce carré dit le délégué. « Il n’y a pas de comparaison à faire. Vous-même vous voyez », nous dit un électeur rencontré sur les lieux.

À une des stations des mototaxis, un d’eux nous rétorque : « je dois aller voter pour voter qui ? ». D’autres électeurs disent voter pour des raisons de sécurité. Le cas de Adoum qui a voté, mais l’encre indélébile dans laquelle il a plongé son doigt n’est pas visible. Il est revenu pour replonger son auriculaire. « On ne sait jamais si après cette élection, les policiers vont nous contrôler », suppose-t-il.

La sécurité

L’élection présidentielle de cette année se déroule sous haute sécurité. Il y a des militaires partout sur les lieux stratégiques et les grands carrefours de la capitale. L’opposition et la société civile ont appelé au boycott actif. Certains ont promis de perturber le déroulement de cette élection en saccageant les bureaux et les matériels de vote. La menace était prise au sérieux, le gouvernement a déployé des centaines de policiers et gendarmes pour sécuriser le déroulement de ces opérations. Chaque bureau de vote est sécurisé par 2 agents armés. À Boutalbagar, un gendarme interpelle un jeune homme : « si tu ne veux pas voter, il faut rentrer. Ne nous provoque pas. »

Les éléments du GMIP sillonnent les différents quartiers sud de la capitale réputés bastion de manifestation. Tout l’arsenal de cette police spéciale a été déployé. Ce qui aurait peut-être dissuadé certains électeurs de sortir. Jusqu’à cet après-midi, aucun incident n’est signalé. 

Les bureaux de vote ferment à 17h00. Ensuite, c’est la phase du dépouillement. Les procès-verbaux seront acheminés au siège des cellules de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) communale.

Il faut rappeler que c’est pour la sixième fois, sous la présidence de Deby Itno, les Tchadiens sont appelés à voter.

Christian Allahdjim

Les bureaux de vote dans la partie nord N’Djamena, capitale tchadienne ont ouverts à l’heure. Mais sur le terrain, pas d’affluence et le vote est timide. Reportage.

Dès 7h du matin, la rédaction ialtchad Presse a sillonné quelques bureaux de vote dans la partie nord-est et nord-ouest de la capitale tchadienne. Le dispositif et les membres des différents bureaux de vote sont présents. Mais l’affluence des électeurs n’est pas au rendez-vous. Jusqu’à 14h les électeurs ne se bousculent pas devant les bureaux de vote. À la même heure au quartier Klémat, sur 6 bureaux de vote, dont chacun, à 404 électeurs, moins de 30 électeurs ont voté.

9h, à l’école pilote de Farcha, au 1erarrondissement. Trois bureaux de vote sont installés, avec 323 électeurs pour le bureau n°1 et 2, le bureau n°3 a 321 électeurs. Le constat est le même. Les électeurs ne se pressent pas pour voter. Quelques électeurs se présentent, mais ils sont découragés. Ils ne trouvent pas leurs noms sur la liste. « Vous savez je suis fatigué de marcher. Je ne fais que défiler dans les huit bureaux de vote que vous voyez. J’aimerai bien voter, mais je ne retrouve pas mon nom », confie un électeur qui requiert l’anonymat. « Nous avons commencé à 6h30mn. Nous avons enregistré une cinquantaine de personnes sur 321 électeurs. Je pense que ça va évoluer. Espérons que tout le monde va voter avant l’heure de la fermeture du bureau prévu à 18h», dit Abba Saker, président du bureau de vote n°3.

Sur la grande voie après le 1er rond-point non loin du centre académique de football, plus de huit bureaux sont installés. Les membres de ce bureau s’ennuient. Le président de ce bureau affirme que les électeurs finiront par se présenter pour voter.

À côté c’est le bureau de vote n°3 dans le même quartier, Halimé Mahamat, vient de voter, « j’ai voté. Tout ce que je souhaite c’est la paix et le progrès de notre pays. J’aime mon pays », confie-t-elle toute souriante.

Les bureaux de vote ferment à 18 heures, heure de N’Djamena.

Moyalbaye Nadjasna

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