jeudi 22 octobre 2026

Suite à la grève des contractuels du centre hospitalier universitaire Mère et Enfant (CHU-ME) qui a eu lieu du 30 mars au 5 avril dernier. Le ministre de la Santé publique et de la solidarité nationale Dr Abdelmadjid Abderahim a reçu ce jeudi le bureau du syndicat national des travailleurs, des affaires sociales et de la santé du Tchad (SYNTASST), conduit par son président Younous Mahadjir. Reportage  

La rencontre s’est concentrée sur une panoplie des doléances formulées par le SYNTASST. Dans ce chapelet des doléances, on peut retenir celles liées aux meilleures conditions de travail, le respect des principes de gestion des ressources humaines, des structures de santé, l’implication des organisations des professionnels de la santé dans les organes de prise des décisions selon leur représentativité. Les discussions concernent les avantages, les primes et autres indemnités accordées aux agents. La situation des contractuels et les diplômés en instance d’intégration ont été aussi abordés amplement au cours de cette rencontre.

Le ministre a souligné que les organisations des professionnels de la santé sont des partenaires de proximité et que les problèmes posés sont légitimes et auront des réponses appropriées. Il a instruit les techniciens de son ministère à mûrir des réflexions pour répondre aux préoccupations exprimées par les leaders du syndicat des personnels de la santé et de la solidarité nationale. Dr Abdelmadjid a aussi promis de trouver une alternative adaptée pour consolider la collaboration et renforcer les actions afin de redynamiser le système de santé au profit des populations. Il a invité les cadres du ministère et les responsables du SYNTASST à la franchise et à la responsabilité pour servir leurs concitoyens.

Au sujet de la collaboration entre le Ministère et les syndicats, le Secrétaire General du ministère Dr Ismael Barh Bachar a apporté quelques éclaircissements par rapport à certains points évoqués et rassuré qu’ils ont reçu des instructions claires de la part du chef de département pour garder le contact avec les organisations des professionnels de la santé en vue de collaborer dans l’intérêt des usagers de services de santé.

Concernant la qualité des soins dans les hôpitaux publics, l’Inspecteur General Welba Raiwé Kolandi a insisté sur des sujets relatifs au respect des normes qui définissent la profession, la formation des cadres et la gestion de carrière.

Il a aussi évoqué le problème de qualité des soins, l’harmonisation des tarifs dans toutes les structures de santé publique, la responsabilité et la concertation dans la prise des mesures de corrections.

Les contractuels du CHU-ME avaient donné 5 jours au gouvernement à compter du 30 mars au 5 avril dernier pour résoudre définitivement toutes les revendications. Les travailleurs réunis en Assemblée générale (AG), exigeaient la prise en charge des personnels malades nécessitant un traitement dans une autre formation sanitaire ou évacuation.

Jules Doukoundjé

La transition tchadienne entre dans son 12e mois. Plus que 6 mois pour arriver au dialogue. Jusqu’à là, rien n’a fondamentalement changé. Le flou comme méthode de gouvernance fait son chemin. Plus ça change, plus c’est pareil. « Mahamat Kaka » doit se débarrasser de cette méthode d’exercice du pouvoir qui va sans doute vers l’abime.

Il cherche à confisquer la transition. Pourquoi ?

Regardez bien les agissements de celui qu’on croyait être un agneau. Il s’est « loup sifié » au fil des jours. Il hameçonne tous ceux qui depuis des années ont entrepris de combattre la fausse démocratie du père Maréchal. À part quelques rares, ils sont tous dans la sauce : le PLD de Mahamat Ahmat Alhabo est dedans, l’Undr de Kebzabo a envoyé des seconds couteaux pour tromper la vigilance des Tchadiens. Wakit Tama a tenté « l’entrisme » cher à un grand roublard de la vie politique. Cette plateforme tente ces derniers jours de se défaire de sa tentation. Étonnement, Les transformateurs se sont tus. Ce silence semble conforter la thèse de ceux qui gravitent autour de la junte. Et qui lâchent toujours ces petites phrases « les Transfos sont dans la sauce avec le retour du blanchi ministre du Pétrole Le Bemadjiel, proche des Transfo. ». Les Transfos transformés? En tout cas, leur ardeur diminuée étonne. Interroge. Mais passons…

Le quotidien des tchadiens aux oubliettes

Parce que les Tchadiens en cette période de ramadan manquent d’eau et d’électricité pour ne pas dire de tout. Manquer d’eau et d’électricité en 2022 et être ignoré par celui qui dit vouloir changer le pays en assurant une transition apaisée n’est pas rassurant. Surtout qu’il a gardé toutes les vilaines méthodes et les vilains copains du vieux système. Même les adversaires d’hier et les alliés d’aujourd’hui sont presque tous confondus : les camelots soi-disant activistes, les opportunistes politiques passent désormais leur temps pour dire aux Tchadiens que Kaka est un gentil. Et que c’est même une chance pour le pays. Les Tchadiens ne veulent ni des gentils ni des veinards, ils veulent des gens sérieux qui ont des solutions pour leur quotidien. Et qui leur donne des gages pour changer profondément ce pays.

Le désordre jusqu’au palais rose

Parce qu’au flou s’est rajouté le désordre administratif partout dans le pays. Même le Palais n’y échappe pas. Ces derniers jours les luttes intestines à la présidence ont connu leurs apogées avec la démission du Directeur de cabinet civil du PCMT. Sa démission en soi n’est pas le problème, mais le spectacle qui s’en est suivi est ahurissant. Le Dircab argumente dans sa lettre de démission  comme quoi elle n’est pas un acte politique. C’est plutôt, dit-il, pour des raisons institutionnelles et interpersonnelles. Il enfonce le clou et désigne l’origine de son départ par une certaine « irrationalité administrative » dont le PCMT serait victime. Cette démission est bel et bien un acte politique.

Pour l’argument interpersonnel, tous les regards sont tournés vers le secrétaire particulier du président de la transition. Par ses agissements, il mettrait en péril la transition. Lui. Tout seul serait responsable. Alors que le PCMT  serait encore cet innocent agneau que Dieu doit guider dans le bon chemin. Ces arguments sont non seulement infantilisants, mais inexacts. Le secrétaire particulier du PCMT dans la stratégie du flou entretenu par la junte, joue pleinement son rôle. Celui du « méchant » pour que le PCMT s’enracine contre la volonté des Tchadiens.

Enfin, le flou, toujours le flou pour proroger l’échéance des 18 mois. Techniquement, il n’est plus possible de respecter ce délai. Et personne n’est disposé a enduré pour 18 mois supplémentaires, le PCMT, ses amis et ses alliés de circonstance.

Bello Bakary Mana

Les travaux de réfection du stade Idriss Mahamat Ouya ont commencé depuis janvier dernier. Ils consistent à changer le visage du stade à l’intérieur comme à l’extérieur. Un tour au stade ce 13 avril nous a permis de voir l’avancement des travaux. Reportage.

Les anciennes tribunes et la clôture du stade sont en train d’être réfectionnées. La démolition des bureaux qui sont au sein du stade est en marche sauf celui de l’office national d’appui à la jeunesse et aux sports ONAJES. En lieu et place des bureaux démolis, il y aura trois autres tribunes. Les anciennes pelouses sont roulées et seront remplacées par des nouvelles qui répondent aux normes internationales. Sur le terrain, les ouvriers sont à pied d’œuvre pour rendre le stade dans le délai prévu de 12 mois. Pour avancer les choses, les 35 manœuvres sont répartis en trois groupes. Les ferrailleurs sont d’un côté, les ouvriers qui s’occupent de la construction des nouvelles tribunes de l’autre et le troisième groupe s’occupe de réfectionner les anciennes tribunes et la clôture du stade.

Le chef d’antenne de l’Office National d’Appui à la Jeunesse et aux Sports ONAJES Mahamat Youssouf Fadoul affirme que le refectionnement du stade est opéré afin qu’il réponde aux normes sportives internationales. « On a ajouté la construction des nouvelles tribunes pour avoir plus de 25.000 places puisque les 20.000 places d’avant ne suffisaient pas. Les travaux vont bon train alors disons que dans un an, les Sao vont jouer dans leur propre stade avec beaucoup de places pour les supporters » a-t-il indiqué. Il ajoute que ces travaux de refectionnement sont à la charge de l’État tchadien et l’ONAJES supervise les travaux. La réhabilitation du stade Idriss Mahamat Ouya est confiée à la société de construction AL- MATAR. S. A.

Du côté des ouvriers, les pioches, les pelles et les brouettes passent et repassent. Les 40°C qui fait à N’Djamena ne les empêche pas de travailler. Cependant, ils déplorent l’insuffisance des matériels de travail. « Nous travaillons de 7h30mn à 16h30 tous les jours ouvrables. Seulement, les matériels de travail nous font défaut. Les bottes, les gants, les casques et les tenues ne peuvent pas couvrir l’effectif des ouvriers. Quelques ouvriers seulement ont ces matériels » ont-ils souligné. Ils ajoutent que cette insuffisance des matériels a fait que certains ouvriers seulement sont protégés de la chaleur. En plus de cela, les manœuvres demandent la dotation en imperméables comme la saison des pluies approche.

Kouladoum Mireille Modestine

Le prix des barres de glace passe du simple au double en cette période de canicule et de Ramadan. Actuellement l’offre est inférieure à la demande. Les propriétaires des usines de fabrique de glace rencontrés ce mercredi, 13 avril dans quelques quartiers de N’Djamena la capitale tchadienne, évoquent sans détour la rareté du gazole et le manque d’électricité. Reportage.

Hamid 16 ans habite au quartier Diguel. Il vend de la glace sur l’avenue Taiwan, dans le 7e arrondissement de N’Djamena. L’adolescent bien qu’en jeûne, brave le soleil pour ce petit job qui l’aide à rompre son jeûne le soir. Selon lui, dans le passé, la barre de glace à l’usine se vendait entre 750f à 1500f (petite et grosse barre). Présentement, dit-il, la petite barre est vendue à 1250 et la grosse à 2750f. « Écoutez, nous avons besoin aussi de tirer un petit profit. Donc moi je vends la petite barre à 1500 et 3000f la grosse barre ».

À côté de lui, c’est Madjiyanan Thomas, un autre adolescent d’environ 15 ans. Il réside au quartier Abena. C’est un novice, il vient de se lancer dans la vente de la glace. Le jeune homme affirme qu’en période de fraîcheur, la barre de glace se vendait à 1000f. « Actuellement avec la pénurie de gazole et le besoin accru en cette période de ramadan couplé à la canicule, c’est devenu cher. La grosse barre de glace est entre 3000 à 3500f, la petite barre à mon avis ne se fabrique plus maintenant. Mais on peut aussi livrer la moitié de la grosse barre entre 1500 et 1750f », dit le jeune vendeur. Madjiyanan Thomas plaide auprès de ses clients pour leur demander de comprendre la situation. À son avis, ils ajustent leur prix par rapport à celui de l’usine et du transport pour gagner un petit bénéfice.

M. Baba Hassane, chef d’entreprise de glace souligne qu’ils n’ont pas augmenté le prix de la glace parce que c’est la période de la chaleur. D’après lui, c’est juste une pure coïncidence des choses. Mais la réalité soutient-il, le vrai problème c’est la rareté du gasoil et de l’électricité qui cause tout cela. « On est bloqué, on démarre le groupe électrogène seulement pour six heures après cela on arrête. La chaleur est intense, entre 48 à 49 degrés. Le prix en gros chez nous c’est à 1750 à 1500f, ce sont les détaillants qui font peut-être de la spéculation. Mais je crois s’ils vendent entre 2000 à 2750, c’est raisonnable. Ils ont besoin eux aussi d’avoir un petit bénéfice », justifie-t-il.

L 'entrepreneur rapporte que c’est depuis trois (03) jours qu’il cherchait du gazole, mais en vain. M. Baba Hassane, souligne qu’on leur vend un fut de gasoil à 150 000 F. Pour la production d’une seule journée, le fabricant dit qu’il faut six (06) futs de gasoil. « Voyez combien cela nous revient comme dépense en carburant. La chaleur est tellement forte que nos machines qui forment la glace à 12 heures de temps vont jusqu’à 15heures de temps. Maintenant on ne produit que 400 barres c’est tout », dit-il. M. Baba Hassane déclare que les fabricants sont limités faute de gazole et de l’électricité. Il demande au gouvernement de prendre des mesures pour régler le problème du courant, mais aussi augmenter la production du gazole. Sinon, souligne-t-il, leurs entreprises vont fermer.

Moyalbaye Nadjasna

Le comité d’Organisation de Dialogue National Inclusif (CODNI) organise un atelier de formation à l’intention de la société civile, dix membres de CODNI et dix représentants du personnel du Ministère du Dialogue et de la Réconciliation Nationale à Radisson Blu ce mercredi 13 avril. Reportage.

Placé sous le thème « Le renforcement des capacités sur les enjeux méthodologiques du dialogue national inclusif au Tchad ». Pour Mme Mariam Bayard représentante des partenaires techniques et financiers (PTF), « nous sommes là pour appuyer les initiatives et les activités qui sont développées pour faire en sorte que ce dialogue voulu par  les Tchadiens soit inclusif, participatif qui accouche un consensus national pour que nos frères Tchadiens avancent dans la paix et une gouvernance apaisée. Notre action est inscrite dans un plan d’action qui a été élaboré pour la mise en œuvre d’un projet harmonieux ».

En lançant l’atelier de formation le Secrétaire Général du Ministère de Dialogue et de la Réconciliation Nationale HOULE DJONKAMLA affirme que jour pour jour cette transition aura bientôt une année, depuis le lancement des activités concernant l’organisation du dialogue national et inclusif (DNI), nous avons fait un bon chemin, nous avons mis en place plusieurs équipes qui doivent nous aider à atteindre cet objectif de permettre aux Tchadiens de se retrouver et d’accoucher d’un consensus national. Ce comité d’organisation national du dialogue a fait son  travail et il reste les  grands travaux maintenant : la mise sur place d’une équipe qui est chargée de l’organisation matérielle de ce dialogue. Mais à quelque mois du dialogue, il faut mettre une équipe de consensus pour l’organisation matérielle dont dépend la réussite du dialogue. Nous sommes là ce matin pour échanger avec les partenaires qui passeront deux (02) jours à discuter avec nous et on trouvera de la substance pour la réussite de ce dialogue national et inclusif.

Les travaux de cet atelier dureront deux (02) jours et les cent (100) participants venus de différentes associations de la société civile vont se familiariser avec quelques sous-thèmes.

Ousmane Bello Daoudou

Les autorités publiques continuent à lutter contre la covid19. Le ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationales reste toujours vigilant et continue d’organiser les campagnes de vaccination de masse pour protéger la population contre cette pandémie. Pour évaluer l’évolution de cette campagne de vaccination, le ministre a rencontré les techniciens de son département et les partenaires pour faire le point. Reportage.

Le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale Dr Abdelmadjid Abderahim a organisé ce mercredi matin à N’Djamena une réunion virtuelle pour faire le point sur la campagne de vaccination de masse contre la covid19. Plusieurs responsables du ministère dont l’équipe du programme élargi de vaccination, les délégués sanitaires provinciaux et les partenaires étaient présents. Cette rencontre était l’occasion de faire le bilan de la campagne de la vaccination contre la pandémie de la covid19 qui avait lieu du 24 mars au 2 avril dernier dans les 10 provinces du sud du pays.

Le ministre de la Santé publique se réjouit de la réussite de cette campagne. Dr Abdelmadjid a recommandé de rendre disponible et à temps réel des ressources financières, humaines et d’établir une bonne planification et détaillée pour déployer les ressources afin d’éviter le retard. Il a remercié les partenaires pour leurs soutiens dans cette campagne. Le ministre a également demandé à la coordination de tenir compte des leçons apprises pour corriger les insuffisances. Il a aussi exhorté les délégués sanitaires provinciaux de respecter le délai d’envoi des documents nécessaires liés à l’organisation des activités.

Pour le coordonnateur national du programme élargi de vaccination (PEV), Dr Abderaman Addi, cette campagne a permis un million 884.795 pour la première dose, 1688 à la deuxième dose et 10.725 personnels de la santé. Selon lui, pour cette campagne, la couverture vaccinale dans le bloc 1 est de 60,7 pour cent par rapport à la cible estimée à 32 pour cent de la population des 10 provinces.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Tchad, Dr Jean Bosco a encouragé l’équipe de la coordination à tenir le cap pour vacciner encore un plus grand nombre de la population. « Pour atteindre la cible, la vaccination de masse est indispensable », dit-il. Le représentant de l’OMS au Tchad a aussi loué les efforts fournis par la coordination et l’ensemble des équipes pour la réussite de cette campagne de lutte contre la covid19 qui endeuille les familles et qui paralyse l’économie nationale.

Selon la banque africaine de développement, la pandémie de la covid19 a considérablement perturbé la reprise de l’économie tchadienne qui s’était amorcée en 2018. Elle a aussi eu un impact négatif sur le revenu des ménages, l’éducation des enfants et a aussi contribué à augmenter la pauvreté.

Jules Doukoundjé

Ce mardi 12avril 2022 le maire de la commune du 2émé arrondissement est descendu sur le terrain pour constater l’avancement du bitumage du quartier Mardjandafack. Reportage.

Lancés il y a de cela 5 mois par le Conseil militaire de transition (CMT) les travaux du butinage du quartier Mardjandafack  avancent  à grands pas selon Habib Bananeh directeur de travaux  de la compagnie Satom Tchad. «  Le projet du quartier Mardjandafack est constitué de 16 rues. Ces rues comprennent deux boulevards qui ont des particularités par rapport à d’autres. Ces deux boulevards sont en deux voies c'est-à-dire en TPC 1 ,5 mètres au milieu. Actuellement l’évolution du chantier sur la rue de Gaorang est déjà finie en termes de terrassement. Nous sommes sur la phase de passer à la phase chaussée, si vous passez vous aller voir qu’on est en train de faire les bordures pour passer à l’enrobé à la couche. »

Pour le maire de la commune du 2e  arrondissement, Youssouf Mahamat Yaro, «  l’objet de la visite est de faire le suivi et l’effectivité des travaux de butinage des rues à Mardjandafack et de mesurer l’avancement en pourcentage. Il y a également le canal Saint-Martin, ce sont 300 mètres  qui relient le canal Saint- Martin à la place de la nation qui va jusqu’à la rue de 40 au niveau de l’avenue Maldoum Bada Abbas. Nous avons constaté que les travaux avancent bien, après  5 mois  de travaux. Ils sont effectués à 15%. Bien que la saison de pluie est à nos portes, les travaux ont tenu compte avec les canaux pour le drainage des eaux ».

Mahamat Yamani Emma, chef de projet affirme, «  l’intitulé du projet c’est aménagement  des rues transversales et longitudinales. C’est-à-dire le butinage des rues, nous ne parlerons plus du pavé, mais du butinage du quartier Mardjandafack. C’est une première au Tchad, réaliser un tel projet où on peut faire toutes les rues butinées à une largeur de 5 à 6 mètres ».

Les riverains se disent être  satisfaits de l’avancement de ces travaux  et saluent l’initiative de ce projet d’aménagement urbain dans la commune du 2e  arrondissement de la ville de N’Djamena.

Ousmane Bello Daoudou
Haoua Adoum Ibeth

Le Projet d’appui à la société civile (PASOC) a commandité une expertise en vue de mettre en place une base de données géoréférencée accessible à toutes les organisations de la société civile (OSC). Cette base des données permettra aux organisations de la société civile tchadienne et d’autres acteurs cibles d’être en possession des informations sur la vie et l’action des OSC. Reportage.

Les Organisations de la société civile du Tchad vont désormais avoir une base des données référencées. Cette nouvelle expérience va permettre de porter à la connaissance des OSC et des plateformes d’OSC l’information relative à la mise en place et la valorisation d’une base de données géoréférencée sur les OSC et leurs partenaires. Plusieurs leaders des organisations de la société civile se sont réunis ce mardi pour discuter et s’approprier de ce nouveau projet.

Pour le coordonnateur du PASOC, Bakhit Youssouf Idriss, c’est un long processus qui a conduit à la réalisation de ce projet. Selon lui, la base des données est identifiée en tant qu’activité phare qui vise à la pérennisation des acquis du projet, mais également à la restructuration des organisations de la société civile et à la condition de suivi des activités de la société civile tchadienne. Le coordonnateur du PASOC souligne que la base des données permettra d’avoir toutes les OSC par thématique et par zone d’intervention sur l’ensemble du territoire national. Cela permet également d’avoir accès aux partenaires et d’identifier facilement les acteurs des OSC. Il ajoute que cela va faciliter le développement local et vient compléter les efforts fournis dans la création du centre de documentation de la société civile dans 9 chefs-lieux des provinces qui sont opérationnels. Bakhit Youssouf Idriss ajoute que ce projet constitue aussi un axe de pérennité des acquis du projet.

Abondant dans le même sens, le Secrétaire général (SG) du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Hamid Guerdi Moukou, précise que le PASSOC a pour objectif de contribuer à l’enracinement de la démocratie, de la culture du dialogue et de la paix au Tchad, à travers une participation effective des OSC. Le SG estime aussi que cette institution publique contribue à faire de la société civile tchadienne un partenaire responsable, crédible, informé et compétent de la vie économique et sociale du pays afin d’accroître la participation citoyenne dans le processus de prise de décisions au niveau local et national. Selon lui, à travers ce projet qui prend en compte les préoccupations majeures et légitimes des OSC, le Tchad et son partenaire principal l’Union européenne ont marqué leur engagement à impliquer la société civile dans les dialogues politiques et le processus de développement. Hamid Guerdi Moukou indique qu’une étude participative de diagnostic sur l’offre de formation aux OSC a permis de tirer plusieurs enseignements. Selon lui, c’est contribuer à relever ce défi que le PASOC a commandité cette expertise en vue de mettre en place une base de données géoréférencée accessible aux différentes parties. Il explique que l’approche méthodologique proposée impose une compréhension mutuelle de la conception et de l’utilisation de la base des données par les parties, d’où l’intérêt de la rencontre d’information.

Jules Doukoundjé

Le traditionnel délestage de l’électricité par la Société nationale d’électricité (SNE) est toujours d’actualité. Une situation qui accable les N’Djamenois et est presque sans solution, du moins pour l’instant. Dr Adoum Kriga, enseignant chercheur Maître Assistant en Génie électrique à la Faculté des Sciences Exactes de Farcha, à Université de N’Djamena-Tchad, estime qu’une meilleure planification des délestages par la SNE pourrait soulager un tant soit peu la population. Le ministre tchadien de pétrole Ndjerassem LeBemadjiel affirme que des mesures en cours sont prises pour régler cette situation intenable pour la ville de N’Djamena et les autres villes. Reportage.

Les délestages de ces derniers jours sont effrayants. Selon Dr Adoum Kriga, Enseignant chercheur Maître assistant en Génie électrique à la Faculté de Sciences Exactes de Farcha, Université de N’Djaména-Tchad, ce problème de délestage est dû à l’insuffisance des moyens de production de l’énergie. Il évoque l’incapacité actuelle des centrales électriques (Djambal-barh, Farcha et Djermaya) de la SNE d’alimenter la ville de N’Djamena. À son avis, ces trois centrales sont interconnectées pour alimenter la ville, mais les problèmes ont commencé depuis 2017. Il soutient qu’une compagnie a quitté le groupe et du coup une dizaine à vingtaine de mégas a disparu du réseau. Depuis lors dit Dr Adoum, il est difficile de se rattraper. La ville, poursuit-il, a une croissance moyenne de 2 Mégas watt par an et de 2017 jusqu’à maintenant, un besoin d’une dizaine de MGW s’est exprimé. Et cela, dit-il, en dehors de ce qu’on avait auparavant. « Avec ce qu’ils ont, ce n’est pas possible d’alimenter toute la ville surtout en période de chaleur. En période de chaleur, globalement le rendement baisse qu’il soit un être humain ou une machine. En période de froid, il y a moins d’agressions. Les machines qui travaillent à 90% ou 100% chutent », explique l’universitaire. Il déduit qu’effectivement, la SNE fait de délestage pour éviter d’esquinter ses machines.

En guise de solutions, le Maître Assistant en Génie électrique précise qu’à l’instant ‘’T’’, la SNE doit bien planifier le délestage afin de ne pas frustrer la population. Mais dire que la SNE satisfait ses clients à 100 % actuellement, Dr Adoum insiste en disant que c’est impossible. Autres solutions à court terme l’enseignant chercheur estime qu’il faudrait augmenter d’autres unités de production. Il précise que les centrales de Djambalbarh et de Farcha fonctionnent sur la base de l’énergie fossile. À Djermaya, ajoute-t-il, c’est à base de gaz et mazout (huile lourd). À moyen terme, il propose la construction d’autres centrales, mais à base de l’énergie fossile ou d’énergies renouvelables. « Je pense qu’il faut penser à changer la source d’énergie en utilisant le solaire, l’éolienne (Amdjaras, par exemple un site expérimental est déjà en essai. On pourrait expérimenter d’autres sites à travers le pays). L’expérience solaire, le Tchad est bien indiqué. Le projet solaire peine à démarrer, mais ça peut suppléer aux traditionnelles centrales. », dit le Maître Assistant.

État des lieux

Pour le nouveau ministre tchadien du Pétrole et de l’Énergie Djerassem Le Bemadjiel, cela fait 6 ans que le Tchad a réussi le pari de la permanence de fourniture d’électricité. Mais actuellement, dit-il, la situation s’est dégradée à cause de l’augmentation des besoins et bien d’autres causes connexes. Il assure que son département a fait un état des lieux et des solutions sont en cours d’exécutions pour régler définitivement cet épineux problème d’accès à l’électricité. « L’accès à l’électricité ne doit pas être un luxe, mais c’est plutôt un droit humain et vous êtes dans votre droit de demander des actions immédiates et pérennes qui régleront définitivement ce problème. Je peux vous rassurer que la volonté politique y est et rien n’empêchera de régler cette situation définitivement », a rassuré le ministre sur sa page Facebook.

À son avis, il faut une capacité de production de 120 MW pour qu’il n’y ait pas de délestage. Pour l’instant a dit M. Le Bemadjiel, la capacité totale de production disponible pour la ville de N’DJAMÉNA est de 90 MW. « Sur ces 90 MW la dotation en carburant ne permettait de démarrer que 70 MW. Nous avons porté la situation à l’attention du président du Conseil militaire de transition (PCMT) qui a immédiatement approuvé l’approvisionnement supplémentaire de 3 citernes de gasoil par jour. On arrive donc aujourd’hui à produire la totalité des 90 MW. Toute la capacité de production de la ville de N’DJAMÉNA est mobilisée, mais il manque 30 MW pour couvrir la ville d’où ces délestage que nous avons actuellement », a souligné le ministre. Ce n’est plus le manque de carburant, mais plutôt le dépassement des capacités production existantes.

D’après le ministre, le PCMT a aussi approuvé la construction  sur fonds propres d’une centrale photovoltaïque de 50 MW dans les 6 mois à venir. Dans le cours et moyen terme, il faut augmenter de 5% minimum par an la capacité de production de la SNE, a souligné M. Le Bemadjiel.  À long terme, il a énoncé qu’il faut remplacer le gasoil comme carburant par le fioul lourd moins onéreux et l’intégration massive des énergies renouvelables. « Plusieurs projets basés sur le photovoltaïque sont en cours avec des partenaires étrangers sérieux. L’Objectif actuel c’est non seulement de couvrir le besoin des ménages, mais également de couvrir le besoin futur des industriels », a affirmé le ministre.

Dans un communiqué de presse de la Banque Mondiale signé à Washington le 24 mars 2022, « le taux d'accès à l'électricité du Tchad est l’un des plus bas au monde à 6,4 % contre une moyenne de 48 % en Afrique subsaharienne. » Un Plan d'Urgence d’Accès à l'Électricité (PUAE) a été mis en place par le gouvernement du Tchad. Le document a précisé que ce projet vise à atteindre un taux d'accès à l’électricité de 53 % d'ici 2030.

Moyalbaye Nadjasna

Entré en grève il y a  3 semaines  les magistrats du Tchad ont décidé de reprendre avec les activités ce lundi  suite à une assemblée générale ténue le vendredi 8 avril 2022. Ialtchad est allé constater cette reprise. Reportage.

10h00. Palais de Justice de la capitale tchadienne, N’Djamena. L’ambiance d’avant la grève a repris même si c’est encore balbutiant. Des nombreux détenus sont déférés de différents commissariats et brigades,  les uns sont écoutés par les substituts, les autres sont en attente, gardés par les forces de sécurité. La cour est envahie par les justiciables qui font de vas et vient dossiers en mains pour se situer sur leurs sorts.

Me  Lokouldé Francis avocat affirme, « je  viens de sortir d’une audience de la deuxième chambre civile de la cour d’appel donc cela confirme que la reprise est effective. »  Selon Me Crossus Kodjimadji Dingamnayel «  la reprise a été ordonné pour ce lundi 11 avril, mais apparemment elle est molle, il faudra que les magistrats, les greffiers, coordonnent les choses pour que tout aille normalement, il n’y a qu’une seule audience pour le moment ». Selon lui, ça évolue un peu, c’est le parquet d’instance. Les inculpés sont déférés à répétition, les plaintes qui sont déjà enregistrées sont en train d’être orientés chez le procureur pour les instructions et des orientations. Sinon au tribunal de travail, le tribunal de commerce il n’y a rien et même devant les autres juridictions il n’y a quasiment rien. On espère que d’ici demain tout pourra  reprendre comme avant parce qu’en Cour d’Appel il y a deux ou trois rôles qui sont affichés au panneau d’affichage. Me Christelle a à son tour dit aussi que : «  la reprise n’est pas effective habituellement plusieurs audiences se tiennent. Audience correctionnelle, audience civile et audience sociale, mais c’est une seule audience de la cour d’appel qui se tient et les avocats, les justiciables n’étaient pas informer du rôle qui était sorti le vendredi on a fait que dispatcher les dossiers il n’y a pas d’avocats pour plaider il n’y a pas des justiciables, on fait que renvoyer les dossiers donc il faut attendre les jours à venir pour confirmer que la reprise est effective. »

Par contre le juge du siège préside de la troisième chambre civile du Tribunal de Grande Instance Mahamat Al Amine  Abdoulmadjid dit que «  la reprise est effective c’est une décision de l’assemblée générale. On a décidé unanimement d’aller ouvrir les tribunaux et travailler pour un mois donc on a commencé à travailler. »

Pour les justiciables Mme Fatimé Malloum s’exprime. « Mon fils était arrêté il  y a 10 jours aujourd’hui sans suite nous sommes arrivées, mais on ne comprend rien. Mon souhait est que tout revient en ordre pour que mon fils soit situé et libéré ».

Moussa Tahir « Les juges sont corrompus et ne veulent pas  accepter cette réalité. Les gens commettent des fautes au lieu de les punir ils ne font pas et ce sont eux qui s’énervent jusqu’à  aller en grève. Pourquoi ? Les juges doivent prendre  leurs responsabilités et travailler normalement pour que justice soit faite et que toute personne ait son droit en tant que citoyen tchadien ».

Ousmane Bello Daoudou
Haoua Adoum Ibeth

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