Dans la nuit de samedi 12 novembre à dimanche 13 novembre 2022 , deux malfrats bien armés ont attaqué le domicile d’un habitant du village Lao Bessa département de la Dodjé , les ravisseurs ont assassiné le propriétaire de la maison et son visiteur, après avoir commis leur forfaiture les deux bandits ont emporté une somme d’argent et une moto de marque Honda. Une fois à l’extrémité du village ils ont brûlé la moto avant de disparaître dans la nature.
Selon le témoignage de sa femme, Memhouial Béatrice , aux environs de 2h du matin, deux hommes armés sont venus toquer à notre porte, dit-elle. « J’ai ouvert la porte, ils ont aussitôt ouvert le feu sur moi. Ils ont pénétré dans notre chambre pour tuer notre étranger. Mon mari a essayé de s’échapper en prenant la fuite. Ils l’ont poursuivi pour l’abattre », poursuit-elle. Une fois atteint leur objectif, ils sont revenus dans la chambre prendre de l’argent et la moto qu’ils vont brûler à la sortie du village, selon Mme Béatrice.
« Depuis l’année dernière où mon mari a payé cette moto de marque Honda, il est la cible de plusieurs tentatives d’assassinat et des menaces de mort », ajoute-t-elle. Aujourd’hui, toujours selon elle, ils ont réussi. « Pas plus tard que le mois passé, ils ont attenté à sa vie par les coups de flèche, il a échappé grâce à sa vigilance », affirme-t-elle .
Informée de la situation, la gendarmerie de Bessa est venue constater le forfait et à ordonné à la famille de retirer le corps pour l’acheminer à la morgue de l’hôpital de Moundou.
Ingabé Lalaye sous-préfet de Bessa affirme que c’est pour la première fois que ce genre de crime dans sa sous-préfecture. Selon la sous-préfecture, 5 gendarmes ne suffisent pas pour assurer la sécurité, il faut revoir en hausse l’effectif des forces de défense et de sécurité dans cette zone toujours en proie aux violences intercommunautaires, déplore-t-il.
Mbaiwanodji Adrien
Dans un communiqué rendu public ce 13 novembre, le porte-parole du gouvernement M. Aziz Mahamat Saleh a relevé que son pays le Tchad membre fondateur de l'UA respecte les institutions et les décisions de cette institution panafricaine. Il souligne que le CPS de l'UA a apprécié favorablement l'évolution de la transition et n'a pas endossé les propositions soutenues et présentées par l'ex-ministre des Affaires étrangères tchadien, actuel Président de la Commission de l’UA dont l'intention est de sanctionner le Tchad et les Tchadiens, dit-il dans son communiqué.
Pour le porte-parole Aziz Mahamat Saleh, M. Moussa Faki Mahamat à des raisons qui lui sont propres et a décidé de méconnaître les décisions prises par la Conférence extraordinaire des Chefs d'États et de gouvernement de la CEEAC sur le Tchad, peut-on lire dans le communiqué. Selon lui, ces décisions étaient favorables et ont soutenu la transition au Tchad tout en désignant le Président Congolais et par ailleurs Président en exercice de la CEEAC comme facilitateur du processus.
Le ministre de la Communication estime que le CPS a toujours été du bon côté et cela remonte depuis le 14 mai 2021, date de la prise du pouvoir du Conseil Militaire de Transition (CMT) n'a pas été remise en cause ou assimilé à un coup d'État après le décès tragique du Maréchal Idriss Deby Itno. Le porte-parole affirme qu'hier en refusant les propositions du Président de la Commission de l'UA, le CPS «est resté cohérent par rapport à ses anciennes décisions», explique-t-il.
M. Aziz Mahamat Saleh, « le Tchad a mené une transition saluée par la communauté internationale avec un dialogue réussi qui a débouché sur la prorogation de 2 ans supplémentaires et la formation d'un gouvernement d'union nationale dont l'objectif reste l'organisation d'élections libres et transparentes ».
Par la voix du ministre de la Communication, le gouvernement salue et félicite les décisions du CPS « tendant à ne pas sanctionner le Tchad, mais plutôt de l'accompagner pour une transition réussie ».
Pour conclure, M. Aziz Mahamat Saleh appelle les partenaires du Tchad d'une manière générale et surtout ceux de l'UA en particulier à la responsabilité et à la clairvoyance afin qu'ils puissent accompagner le pays de Toumaï dans ce moment charnière et historique pour garantir la paix, réconcilier les Tchadiens et d'organiser des élections libres et sincères.
Abderamane Moussa Amadaye
Le Conseil Paix et sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) réuni en visioconférence, il y a 2 jours, sur la situation politique du Tchad. Pour l’instant pas de sanctions, mais le président de la commission ne semble pas avoir dit son dernier mot.
Au sorti du Dialogue National Inclusif et souverain (DNIS), les résolutions et recommandations autorisent Mahamat Idriss Deby à diriger le Tchad en tant que président de Transition pour un mandat de 24 mois avec la possibilité de se présenter aux élections présidentielles. Décision qui n’est pas partagée par certains citoyens tchadiens qui ont manifesté pour exprimer leurs mécontentements le 20 octobre dernier. La manifestation a été violemment réprimée par les forces de défenses et de sécurités du pays.
Quelques jours plus tard, le président de la commission de l’UA Moussa Faki a soumis un rapport sévère à la session du CPS ce 11 novembre 2022. Un rapport dans lequel il est dit en substance, « face au refus des autorités de transitions de respecter la période de transition convenue de 18 mois, ainsi que l’interdiction faite aux membres du Conseil Militaire de Transition (CMT) de se présenter aux prochaines élections », des sanctions seront appliquées. L’UA affirme que des mesures nécessaires sont à prendre contre les autorités tchadiennes pour non-respect des engagements pris. M. Faki appelle en effet le CPS à condamner fermement les meurtres, tortures, arrestations et emprisonnements arbitraires de centaines de civils lors de la manifestation sanglante du 20 octobre.
Dans ce même rapport, Moussa Faki exige la libération des prisonniers et l’ouverture d’une enquête sérieuse et crédible. Lors de la réunion en visioconférence de ce 11 novembre, après examen du rapport présenté par le président de la commission, les membres de cette institution ont désavoué M. Faki en refusant de sanctionner N’Djamena. Il s’avère que le CPS n’est pas parvenu à un accord sur la question. Le dossier tchadien est reporté à une autre assise.
Les réactions des autorités tchadiennes disent que le Tchad ne sera pas sanctionné. Cette décision a poussé le président de transition de se fendre d’un « Dieu est Grand » sur sa page Facebook, remerciant Dieu d’avoir échappé aux sanctions. Des opposants au pouvoir de N’Djamena, quant à eux, disent attendre la prochaine rencontre pour voir la junte frappée par les sanctions. Des sources proches de la présidence de la commission de l’UA se défendent de tout acharnement de Moussa Faki sur la transition tchadienne.
Dontienne Rakindang
Narhinguem Anastasie
L’union des étudiants de l’université HEC-TCHAD a organisé une conférence débat sous le thème « système LMD comment réussir à l'université» ce samedi 12 novembre. Cette conférence s’est déroulée au sein de l’universitaire au quartier Ndjari dans la commune du 8e arrondissement de la ville de N’Djamena.
Organisée pour permettre aux nouveaux étudiants de comprendre l’implication de ce système connu sous le sigle LMD( licence Master Doctorat) qui marque un tournant et s’est voulu décisif à travers la volonté de placer l’étudiant au centre du système universitaire.
Selon Josué Aleva Zlama juriste politologue le système LMD est un système qui a pour finalité de voir l’étudiant investit d’une nouvelle mission, celle d’être acteurs et de prendre en charge son apprentissage. « Ainsi, l’histoire individuelle, la personnalité, la parole, le point de vue de l’étudiant ont acquis une certaine reconnaissance dans l’espace universitaire », dit-il.
L’historique du système est la remise en cause de l’ancien système qui était sur la transmission unidirectionnelle des connaissances à l’étudiant né à Paris en 1998 avant de faire son entrée dans le CAMES ( Conseil africain et Malgache pour l’enseignement supérieur) et intégré au Tchad en 2009, souligne-t-il.
Josué Aleva ajoute que les objectifs de ce système sont de permettre l’amélioration et la modernisation du système pédagogique, d’organiser des parcours des formations souples et performantes valorisant l’orientation progressive de l’étudiant, de répondre aux besoins de formation continue en permettant la validation des acquis professionnels, etc.
Au moment de son admission dans une université ou institut appliquant le système LMD, le bachelier choisit l’un des domaines qui s’inscrit dans une licence généraliste aux conditions et modalités fixées par l’université où l’institut. L’étudiant peut repartir les enseignements du programme sur un maximum de 3 ans. « La planification d’un programme d’une année d’étude étalée dans le temps et les évaluations associées font l’objet d’une convention établie au moment de l’inscription. Cette convention est révisable annuellement. Le plan précise les examens que l’étudiant présente chaque année », affirme-t-il.
Pour le parcours des formations en semestre, le diplôme est découpé en semestres à raison de 30 crédits par semestre. « On valide 1 semestre et non une année», explique-t-il. La licence est découpée en 6 semestres qui est égal à 180 crédits, le master est organisé en 4 semestres qui est égal à 120 crédits et le doctorat en 3 ans après le master. Dont 180 + 120 = 300 ( éventuellement 180 crédits de doctorat = 480 crédits, conclut-il.
Haoua Adoum Ibeth
Lors d'un point de presse animé ce 12 novembre, la plateforme mouvement citoyenne «Halte! Ça suffit » a officiellement lancé ses activités à la salle du 27 novembre 2020 de la Radio FM Liberté, à Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.
Trois semaines après les événements tragiques qui ont occasionné la mort de plusieurs personnes, des blessés, des arrestations et d'enlèvements, une nouvelle plateforme de lutte pacifique voit le jour. Elle a pour slogan « agir pour le changement ». Pour le Coordonnateur de cette plateforme, son mouvement regroupe à son sein plusieurs associations, des plateformes de la société civile, des défenseurs des droits de l'homme, des artistes engagés, etc. «Nous avons brisé le silence et sortie des ténèbres pour dénoncer énergiquement les violations de droit de l'homme dont sont victimes les Tchadiens », a-t-il déclaré. Toujours selon lui, «Halte! ça suffit » pour porter haut et fort la voix des victimes du 20 octobre.
Dans la même lancée, M. Khagair dénonce les arrestations arbitraires, les disparitions des manifestants pacifiques du jeudi noir. Malgré le contexte complexe et délicat, le Coordonnateur dit, « rien ne pourra endiguer notre volonté de changer la donne politique et de chasser à jamais le régime de la junte », a-t-il confié. Il rappelle aux autorités de la transition de retenir une chose, «en voulant faire taire la voix des autres, d'autres voix naissent, celle de citoyens debout et soucieux à la conquête de leurs droits et de la liberté pour tous », a-t-dit. Pour lui, le droit de manifester et la liberté de la presse constitue le maillon d'une démocratie participative, leur absence rend impossible une civilisation démocratique. Il estime qu'avec la complicité réengagée de la communauté internationale, Mahamat Idriss Deby Itno tire le diable par la queue en bafouant les libertés et les droits des Tchadiens. Face à cela, cette nouvelle plateforme dit « Halte! Ça suffit », martèle le Coordonnateur. Pour lui, le peuple ne doit plus rien attendre des gouvernants qui sont connus comme peu respectueux des engagements souscrits avec les partenaires locaux et internationaux. « C'est au peuple de prendre son destin en main, la fin de l'oppression à l'encontre des actions citoyennes est pour bientôt. Et la victoire de la justice du peuple est proche ». Le Coordonnateur lance un appel à toutes les corporations et à la jeunesse tchadienne à demeurer vigilant face à la chasse à l'homme et de lutter pour la justice et l'équité afin qu'elles ne soient pas un vain mot, mais une aspiration pour la refondation du Tchad.
Abderamane Moussa Amadaye
La plateforme de la société civile de la ville de Moundou vole au secours des manifestants, arrêtés et emprisonnés à la maison d’arrêt de Moundou, lors de la marche du 20 octobre.
Ils sont 18 détenus parmi lesquels 2 mineurs à bénéficier des dons composés de vivres accompagnés d’une enveloppe de 200 000 milles francs ce samedi 12 octobre. C’est une initiative de la plateforme de la société de la ville de Moundou, cette visite il faut rappeler s’inscrit dans le cadre des évènements qu’a connu la ville de Moundou. Mbainaissem Sylvain porte-parole de ladite plateforme encourage les détenus avant de lancer un appel à l’endroit du ministre de la Justice d’agir dans un meilleur délai afin de statuer sur le sort de ces détenus, selon ses propres termes. « Nous demandons au ministre de la Justice d’instruire le juge en charge du dossier ou figure les mineurs », selon lui poursuit-il.
Après la maison d’arrêt, l’équipe de Simeon s’est rendue au chevet des blessés à l’hôpital central de Moundou. Objectif : poser le même acte, malheureusement certains blessés faute de prise en charge ont regagné le quartier, selon quelque blessé rencontré surplace. Et pourtant le ministre de la Santé lors de son passage pour évacuer a instruit le directeur de la prise en charge des blessés, une enveloppe de 100 000 francs est remis à chaque blessé en plus de dons, les blessés de l’hôpital adventiste ne sont pas du reste.
Mbaiwanodji Adrien
Ce 11 novembre a eu lieu la cérémonie de passation de service à la Direction générale de la Police Nationale (DGPN). Le directeur général de la police sortant M. Moussa Haroun Tirgo a remis le bâton de commandement au directeur entrant, M. Hissein Doudoua Hamid.
Moins d'un mois après les manifestations qui a eu lieu le 20 octobre dernier à N'Djamena et dans plusieurs autres villes du pays, le Président de transition Mahamat Idriss Deby Itno a réaménagé la sécurité. À la police, le « baministe » Général Tirgo quitte le navire de la police et fait place au Contrôleur Général de Police de 3e grade Hissein Doudoua. Il est aussi un ancien DGPN. Aussitôt le décret est rendu public, l'opposant Yaya Dillo, un des acteurs de la manifestation a fourni des explications qui semblent peu convaincantes. Il affirme que l'ancien DG de la police avait refusé de participer à la réunion de sécurité tenue la veille de la manifestation sanglante et parallèlement au massacre de ce jour . Selon Dillo, l'absence de Tirgo de cette réunion a été à l'origine de son départ.
À la cérémonie, le ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration M.Idriss Dogony Adiker a soutenu que les membres nouvellement nommés doivent veiller sur chaque policier et policière pour la bonne marche de l'institution. Pour lui, dans cette phase 2 de la transition qui vient de commencer, la mission des policiers est de combattre toujours et sans relâche le terrorisme, la délinquance, l'insécurité et toutes les atteintes aux pactes républicains. Il poursuit que, « la Police nationale doit-être une police au service de sa population pour la protéger et la défendre». Il a évoqué l'attention particulière sur le renforcement des effectifs qui reste en bas du ratio. Le contrôle biométrique enclenché pour la maîtrise de l'effectif réel de la police nationale permettra d'apporter une solution à la problématique du ratio Police/Population qui est actuellement de 1/1450 au lieu de 1/100. Il conclut que l'ultime objectif de cette réforme entreprise par le gouvernement de transition est le redressement de ce corps.
Le directeur entrant M. Hissein Doudoua Hamid a demandé au gardien de la paix de redoubler d'ardeur et d'avoir à l'esprit la responsabilité essentielle qui est reliée à la protection de la personne et de leurs biens. Il s'engage à poursuivre toutes les réformes qualitatives de son prédécesseur car l'administration est une continuité, dit-il.
Noël Adoum
La plateforme culturelle valorisons la musique tchadienne avec fierté a lancé officiellement la 2e édition du festival des personnes vivant avec le handicap dénommé « Fes-hand » édition 2022 ce 11 novembre 2022 à la bibliothèque nationale. Ce festival placé sous le thème « la place des personnes handicapées dans le développement social et économique» se déroule du 11 au 13 novembre. Reportage.
Cette cérémonie officielle comporte plusieurs activités. Pour le premier jour il y a entre autres, la démonstration de manipulations des téléphones Android et ordinateurs par les non-voyants, la manipulation des outils électriques et expositions des produits réalisés par les personnes vivantes avec le handicap, visite guidée à la bibliothèque et au musée national. Ce festival a pour objectif de valoriser et faire découvrir le talent caché des personnes handicapées.
Selon le promoteur et Directeur artistique, Héritier Évariste, vu le talent diversifié des personnes handicapées et soucieuses de faire extérioriser ces talents aux yeux du monde que le VMTF a osé initié le festival des personnes vivantes avec le handicap par amour et par humanisme pour accompagner objectivement cette couche vulnérable de la société. C’est un festival inclusif, car, les participants de ce festival sont issus de toutes les catégories, notamment, les déficients visuels, les déficients auditifs, les handicapés moteurs, les muets, etc. Il ajoute que ces personnes ont du talent à tous les niveaux de la société. Ils méritent qu’on leur accorde de l’attention, qu’on les implique dans toutes les instances de la société.
Youssouf Azalo, chargé de relations de l’association souligne que des personnes en situation de handicap sont toujours marginalisées par d’autres personnes qui croient ne jamais vivre avec cette situation, « mais hélas, l'handicap en question n’est pas une fatalité et tout homme est susceptible de l’être. Et si cela dépend de ceux qui le porte, personne ne le portera, mais comme c’est fut le cas, bien chacun l’accepte étant donné que c’est le destin ». Cette couche que je n’aime pas appelée vulnérable, dit-il, a des véritables talents à travers les différentes rubriques. Il affirme aussi que ces personnes apportent leurs contributions dans le développement socio-économique du pays. Le Tchad a ratifié beaucoup de textes en faveur des personnes handicapées, mais l’application fait défaut. «Nous avons la loi N007 et son décret 1521 qui jusqu’aujourd’hui n’a pas vu jour, nous avons la convention des Nations unies relatifs au droit des personnes en situation de handicap que le Tchad est d’accord signataire, mais elle est restée non exécutée. M. Azalo rajoute, « beaucoup des résolutions et des recommandations ont été dégagées lors du Dialogue qui attendent leur exécution ». Il interpelle les personnes handicapées d’être unies et solidaires dans leurs activités pour avoir leur place dans la société.
À part le Fes-hand, la 4e édition du Festival Dary est lancée ce 10 novembre. Il se tiendra du 24 décembre 2022 au 21 janvier 2023 au Palais des arts et de la culture. L’annonce a été faite par le ministère des Affaires culturelles, du Patrimoine historique, du Tourisme de l’artisanat Mahamat Abakar Rozzi Teguil.
Haoua Adoum Ibeth
Narhinguem Anastasie







