À Moundou les petites coupures de banque sont de plus en plus rares ces derniers jours. Il est difficile pour un client d’acheter un article et de recevoir ses reliquats lorsque celui-ci disposer d’un gros billet. Reportage.
Les pièces de 500 ,1000, et 2000 francs CFA sont rares dans la ville de Moundou, capitale économique. Il y a quelques fois, mais dans des états de délabrement avancés. Ils sont en lambeau. La population fait face à d’énorme problème de circulation de ces les petites coupures. Dans les marchés publics, ces billets ont complètement disparu de la circulation. Malheur pour les détenteurs de gros de banque, contre votre volonté vous êtes obligés de laisser votre argent pour avoir vos reliquats plus tard. Un commerçant assis devant sa boutique au marché central explique « si mon client paie un article et que je n’ai pas de reliquat, je confisque son gros billet le temps de me ramener mon billet de coupure avant de récupérer son billet ».
Il soutient que ses affaires tournent au ralenti à cause de manque des petites coupures. Depuis plus de 3 mois, il est difficile pour moi de réaliser un bon chiffre dit un petit revendeur de crédit poster sur la rue très animée du marché central. Des coins commerciaux en passant par les petites boutiques des quartiers, les gérant ont de la peine à servir les clients à cause du manque des petites coupures de banques. « Les billets font l’objet de plusieurs vives disputes entre les clients et les commerçants ».
Qu’est-ce qui peut expliquer cette rareté des petites coupures de banques ? Difficile de trouver une explication à cette préoccupation. Selon certains commerçants au moment des récoltes beaucoup des gens fréquentent les marchés hebdomadaires. Et c’est grâce aux petits billets de banque qui leur permette de faire leur achat. D’autres par contre expliquent le fait qu’il est annoncé les nouvelles coupures dans les mois à venir.
Dans notre prochain volet nos nous rapprocherons des institutions en charge des billets pour en savoir davantage. En attendant, la population de Moundou va se contenter des petites coupures.
Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou
L'Association GREEN Chad a organisé une cérémonie de remise des kits scolaires aux écoliers défavorisés issus de couches vulnérables ce mardi 08 novembre à l'école primaire de Chagoua 1 dans le 6e arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena.
C'est dans une ambiance aminée par les Écoliers et les membres de l'association GREEN-CHAD que la cérémonie a débuté. En introduisant l'activité Ahmat Chaib le président du comité d'organisation affirme « l'objectif est de venir en aide aux écoliers issus des couches vulnérables de revenus limitées en leur fournissant des kits scolaires pour un bon démarrage et suivi de cours en donnant un sourire et demande aux personnes de volontés de venir soutenir ces petits ».
Pour le président national de l'association GREEN-CHAD Abdallah Soumaine, « le programme École-Na qui s'effectuera chaque année scolaire dans un établissement. Pour la première édition à l'école primaire Chagoua 1 a été désigné ». Selon lui, c’est la rentrée scolaire et beaucoup d’enfants issus des familles pauvres ne savent à qui demander les fournitures grâce à la collecte des fonds de membres et des personnes de bonne volonté, « nous nous réjouissons d'offrir ces kits aux enfants défavorisés. C’est un geste de solidarité ». Il ajoute que c’est pour leur permettre d’obtenir un excellent résultat, « l'éducation est un droit fondamental pour chaque enfant », a-t-il dit.
De son côté pour le Maire du 6e arrondissement Abakar Khamis l'association GREEN Chad est une organisation humanitaire qui a une mission à travers son programme l'école-na qui soulage les enfants dont les parents sont en difficulté financière. Ces kits seront répartis équitablement aux enfants en situation particulièrement difficile pour leur mettre d’avoir les mêmes d'équipements que les autres enfants.
Dans la même lancée Mme Djaounsed née Tourmel Nangar indique que ce geste est réjouissant. Elle soutient que c'est un moyen d'accompagnement des enfants à la réussite de leur année scolaire afin de donner le sourire à ces enfants démunies et demander aux autres organisations de leur venir en aide. Enfin, pour les parents de bénéficiaires très émus pour ce geste louable demande au ciel d’accorder la grâce nécessaire pour continuer à œuvrer pour cette mission de solidarité et d'entraide.
Ousmane Bello Daoudou
Un mois après les résolutions du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS),le président de la transition Mahamat Idriss Deby Itno a nommé les membres additifs du Conseil National de la Transition (CNT) ce lundi 7 novembre 2022. Ialtchad Presse a interrogé quelques analystes politiques. Reportage.
Pour Dr Évariste Toldé, la liste est publiée après la présentation du programme de gouvernement parce qu'il y a eu des empoignades entre les membres de la commission qui ne se sont pas entendus sur la liste à présenter. Selon lui, la liste a été vue et revue plusieurs fois pour satisfaire les uns et les autres. Il poursuit que cette liste est annoncée après la présentation de la politique générale du gouvernement.
Il affirme qu'il y avait des gens très agités pendant le DNIS qui ont été récompensés. Il croit que malgré leur entrée en fonction et cette liste hâtive, le CNT restera toujours une chambre d'enregistrement qui ne fera qu'avaliser les décisions qui viendront de l'exécutif. Il ajoute qu'il ne doute pas des compétences avérées des uns des autres, mais qui ne peuvent pas influer sur les décisions de l'exécutif. Pour lui, le CNT est un organe à faire disparaître, car on reprend les mêmes en ajoutant du vieux au neuf, c'est qui ne change rien, car il faut attendre de voir «le maçon au pied du mur». Il évoque qu'il y a de nouveaux membres qui font leur apparition au CNT, mais ça ne changera rien de majeur, puisque même les anciens membres n'ont pas pu rien faire, a-t-il précisé.
D'après M. Évariste, il faut une répartition au prorata de la taille des régions pour avoir une représentation nationale qui reste entre les mains du président de la transition puisqu'ils ne sont pas élus. Il poursuit que si le prorata par province n'est pas respecté, le CNT reste une coquille vide qui obéira au doigt et à l'œil au président de la transition « la norme voudrait qu’on respecte la taille des provinces ».
Le journaliste Leunoudji Tah Nathan dit, « c’est clair maintenant qu’il y avait une volonté de retarder la publication de la liste parce que le DNIS a été clôturé depuis le 8 octobre. La liste additive est publiée le 07 novembre, cela fait exactement un mois alors que le gouvernement a été formé une semaine après le dialogue » . À mon avis, la consultation pour former un gouvernement devait être une tâche plus ardue que la publication de la liste du CNT malgré que le DNIS a déjà défini le cota et la répartition par corporation. Les corporations ne doivent pas éprouver beaucoup des peines à désigner leurs membres au sein du CNT. Le retard de publication de cette liste additive est la preuve d’une volonté de retarder afin que le programme politique du gouvernement du Saleh Kebzabo soit examiné et adopté par les 93 membres de l’ancien CNT. Selon lui, le nouveau gouvernement craignait la liberté de ton à la prise de parole en son sein. Le gouvernement redoutait de telles prises de parole lors de la présentation du programme de politique du gouvernement. Donc, les nouveaux membres viennent marquer simplement leur présence au CNT.
« Dans ce pays, nous sommes multiculturels avec des clivages. Ce CNT est politiquement monocolore et géographiquement unijambiste. Cette transition envoie le message comme quoi, il n’a pas besoin d'équilibre politique et géopolitique nationale, ni d’esprit de réconciliation et de cohésion politique. Donc les mêmes causes produisent les mêmes effets. C'est la continuité dans la continuité, il n'y a rien de nouveau », dit le journaliste.
Ousmane Bello Daoudou
Le syndicat des magistrats a tenu une assemblée générale pour évaluer la grève. Cette assemblée générale a eu lieu ce lundi 7 novembre au palais de la justice. Les magistrats ont décidé de suspendre la grève. Reportage.
Suite à la grève lancée il y a quelques mois, les magistrats ont décidé unanimement de suspendre cette grève jusqu’à la fin janvier sur toute l’étendue du territoire national.
Cette grève lancée par les magistrats a eu des conséquences incalculables, dit Taoka Bruno président du syndicat autonome des magistrats du Tchad. « C’est pourquoi nous avons décidé de suspendre cette grève. Les dossiers qui se sont entassés seront, d’ici à demain, traités », souligne-t-il. Taoka Bruno rappelle que leurs revendications qui sont entre autres : la détention d’arme des magistrats, la revalorisation des points d’indices, le non-respect du protocole d’accord entre les médiateurs et le syndicat. Il ajoute qu’un arrêté ministériel a été signé par le Premier ministre « suite à cet arrêté, nous allons travailler avec nos partenaires de la Fonction publique, des Finances et autres », dit-il.
Les magistrats disent que les portes des tribunaux seront ouvertes dès demain mardi 8 novembre. M. Taoka appelle les magistrats des provinces actuellement à N’Djamena de repartir à leur lieu de travail et à ceux de N’Djamena de regagner leur poste.
Abdoulaye Bono Kono, vice-président du syndicat autonome des magistrats du Tchad affirme que la Justice est un principe moral. Et c’est comme un apollon des instructures institutionnelles donc, ils ne peuvent pas rester en grève lorsque les citoyens en pâtissent. « Nous sommes humains, nous avons nos sentiments sociaux. C’est à contrecœur que nous partons en grève, vous devez le savoir. Cette suspension nous conduira jusqu’à la fin janvier pour voir l’engagement du gouvernement », dit-il. Il souligne que ce n’est pas une levée, mais une suspension de grève pour 3 mois, conclut-il.
Haoua Adoum Ibeth
Narhinguem Anastasie
OXFAM à travers le projet gouvernance foncière inclusive et juste au Tchad, organise une formation de renforcement de capacité de plus d’une vingtaine des acteurs des organisations de la société civile, de la zone méridionale en plaidoyer et influence pour une bonne gouvernance foncière au Tchad.
Le coup d’envoi de ces assises de 3 jours est donné ce lundi 07 novembre 2022 par le chargé de plaidoyer et communication de OXFAM Mahamat Ibrahim Saleh. Les trois de formation permettra aux acteurs des organisations venus du Logone oriental , du Mayo Kebbi Est et le Mayo Kebbi Ouest, le Mandoul, le Moyen chari de contribuer à faire du plaidoyer pour une réforme foncière inclusive, équitable et sensible à la politique Genre mais aussi à accompagner les autorités dans le processus de reforme foncière enclenché depuis quelques années. La question foncière au Tchad est d’actualité. Ainsi beaucoup des dispositions demandes des réactualisations ; cette formation aidera aux participants d’être outiller avec les techniques nécessaires pour accompagner ce processus , en ayant une certaine influence par rapport a l’expertise de chaque participant.
Au lancement officiel des travaux, Mahamat Ibrahim Saleh affirme que cette formation est une occasion pour les organisations de la société civile de s’impliquer dans le processus de l’élaboration du Code domaniale et foncier pour que « vos préoccupations et priorité soient soit prise en compte dans la législation qui verra le jour dans les années qui vont suivre ». Il affirme que la question de la sécurité alimentaire est indissociable de la question foncière « sans la terre on ne peut pas produire », c’est pourquoi, dit-il, qu’OXFAM s’intéresse à la fois à la question foncière et à la sécurité alimentaire des communautés mais aussi de pouvoir renforcer le pouvoir économique des jeunes et des femmes. Cela pour qu’il y ait une dynamique économique plus inclusive a tous les niveaux qui puisse profiter à tout le monde. Ces techniques en matière de plaidoyer et d’influence vous permettront d’identifier les opportunités en termes d’influence et de construire le message de façon plus claire et de pouvoir cibler les bons moments et les bonnes personnes pour faire passer de messages.
Mbaiwanodji Adrien
Les activités du mois de livre se poursuivent à la bibliothèque nationale (BN) ce 5 novembre. Une conférence-débat a eu lieu sur le thème : l’importance de la lecture. Elle a été animée par Nandigui Maintol Michael linguiste et enseignants. Reportage.
Dans sa présentation le conférencier a parlé du besoin de la relation humaine, physique, morale où livresque que doit avoir un être humain. Il a cité les avantages de la lecture qui stimule le cerveau, le rend emphatique, permet de mieux comprendre son environnement, enrichi notre vocabulaire. Il ajoute que la lecture garde le cerveau actif et l’empêche de perdre ses capacités. Elle diminue le stress du boulot, les soucis parce qu’elle nous fait voyager, améliore nos connaissances, notre cerveau est mieux équipé et accroît nos vocabulaires.
Il a également souligné l'importance de la lecture qui est une ouverture à notre esprit et un élargissement à nos connaissances, elle augmente les aptitudes à exercer une pensée critique, à accepter l’autre, mais plus important encore elle est un divertissement gratuit.
Le conférencier a relevé que les jeunes ne lisent pas parce les textes ne s’adaptent pas à leur culture et temps, mais aussi par manque d’engouement des professeurs et par manque d’attention de l’État.
Réaction des élèves à la sortie de la conférence-débat
Pour l’élève Dero Viviane, la lecture est très importante, ce qu'elle retient de cette conférence c’est comment organisé son planning pour la lecture et le fait que la lecture nous permet de maintenir nos esprits ouverts vis-à-vis de l’opinion et la culture des autres.
Sangbay Claude, retiens de la conférence les bienfaits de la lecture, car selon ces propos la lecture est un moyen d’acquérir plus de connaissances, il a autant appris que c’est ne sont pas tous les livres qui sont bons à lire, car il existe des livres violents.
Pour finir, l’élève Zenaba Badjague reconnaît que ce dernier temps les jeunes passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux au détriment de la lecture. Et que par cette conférence, elle a appris que la lecture est une porte ouverte vers le monde que ce soit sur le plan intellectuel, humain, parce que chaque lecture est une découverte des nouvelles choses, a-t-elle conclut.
Donatienne Rakindang
À l'occasion du mois du Livre et de la lecture IalTchad Presse est partie à la rencontre du directeur de la bibliothèque pour découvrir la bibliothèque nationale (BN) et le mois de livre ce. Reportage.
Après l'ouverture le 02 novembre dernier, les activités de mois du Livre continuent. Des élèves, des lecteurs parmi lesquels le Directeur de la bibliothèque nationale NGuinambaye Ndoua Manassé. Pour lui la bibliothèque nationale a été créée pour collecter, cataloguer, conserver et enrichir les domaines du public et faire connaître le patrimoine culturel national. Il affirme aussi qu'une des missions essentielles de la BN est la publication de tout ce qui est écrit sur l'ensemble de territoire et de faire une large diffusion au grand public. Il soutient que la BN est le réservoir de tout domaine de recherche au Tchad. NGuinambaye Ndoua Manassé explique « Nous avons deux fonds, le fond Tchad et le fond général » .
En 2011 quand la bibliothèque a été créée il y avait une loi de dépôt légal de mise en application qui permet, qui contrainte tout auteur, toute maison d'édition, Association d'éditeur dépositaire des œuvres importées de déposer trois exemplaires à la bibliothèque nationale. Il ajoute ce fond nous permet d'avoir un fond du Tchad qui est constitué uniquement de tout ce qui parle du Tchad et écrit au Tchad. Ce fond général provient de don des partenaires et autres qui est appelé fond général, dit-il.
Il poursuit la bibliothèque nationale dispose également d’un espace qui permet à un travail continu, de débats littéraires puis le café littéraire et enfin une salle de lecture tout cela de façon gratuite.
Parlant du mois de livre, le Directeur de la BN dit « c'est une opportunité à nos lecteurs de s'approprier des œuvres littéraires en exposition. Et de découvrir les auteurs, c'est un moment très riche des données et de réservoir pour tous les visiteurs ». En plus des prix mises en exerce l'année dernière nous avons mis un autre prix spécial pour les éditeurs qui sera décerné à l'illustre gagnant.
Ousmane Bello Daoudou
Le Tchad célèbre ce vendredi 4 novembre la journée de l’arbre édition 2022. La cérémonie a eu lieu au Centre d’études de formation et du développement au quartier Ardeb-djoumal dans la commune du 3e arrondissement de N’Djamena.
Pour Oung Vang Josué, président Directeur général du centre de formation pour le développement durable et de la formation (CERDEF) que nous avons interrogé, « l’arbre, c’est la vie. Planter un arbre c’est se protéger et donner un sens à la vie », dit-il. Aujourd’hui les arbres fruitiers produisent de la nourriture confie-t-il. Il ajoute que sur le plan du changement climatique les arbres forestiers atténuent les méfaits du changement climatique, l’avancée du désert. « Parce que planter assez d’arbres freinent l’avancée du désert. Sur le plan médicinal, certains arbres sont des médicaments, car elles soignent. L’arbre nous donne de l’ombre , elles produisent des COD, quand il y a assez d’arbres il pleut beaucoup. Quand il n’y a pas d’arbres il ne pleut pas et le désert », explique-t-il.
Selon le PDG, dans peu de temps, le CERDEF va lancer un projet dénommé « arbiritom » . Ce projet consiste à aller à la recherche des arbres en voie de disparition pour les reproduire, certaines villes seront choisies pour abriter ce projet.
Il ajoute que les arbres communément appelés 6 mois sont des plantes plus adaptées pour le climat du Tchad, car elles sont des plantes qu’on peut facilement mettre en place pour le reboisement communautaire. La communauté doit à travers cette plante faire une forêt à usage énergétique parce que c’est un genre de plante qui se régénère rapidement quand on le taille pour utiliser le bois.
Il conclut que le Tchad est un pays de reboisement, car elles contiennent des nappes souterraines même dans le désert on peut planter des arbres. Dans ce sens on a un projet expérimental dans le B.E.T«, car dit-on là où il y a l’eau, il y a la vie ». Il suffit juste de planter, d’entretenir pour que l’arbre pousse, car autrefois les gens ont coupé des arbres, mais ils n’ont pas pensé à les reproduire. Donc quand il y a la possibilité à planter des arbres, il faut le faire, a-t-il dit.
Haoua Adoum Ibeth
Donatienne Rakindang







