samedi 24 octobre 2026

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Dans le cadre des activités du « mois du livre et de la lecture », la maison des patrimoines du Tchad lance une  série d’ateliers d’écriture.

Selon M. Moundinet Tchinpah, responsable de la commission atelier et conférence-débat dans le cadre du mois de livre « après les conférences-débats, nous sommes dans la semaine des ateliers écriture. Écriture des nouvelles, des romans et de la poésie », a-t-il précisé.

Aujourd’hui, 21 novembre, c’est la Maison des jeunes de Walia qui a abrité l’atelier d’écriture des nouvelles. Le choix de la maison des jeunes de Walia est d’être plus proche des jeunes.

Le responsable de la commission affirme que pour cette année sa commission a opté pour la formation écriture parce que beaucoup de jeunes écrivent, mais ne le font pas selon les règles de l’art. Car à chaque genre littéraire, il faut sa formation spécifique.

M. Moundinet Tchinpah à travers le thème central, « tous, lisons pour transcender nos différences » que nous croyons que les acteurs principaux qui sont les jeunes s’intéressons particulièrement aux jeunes, « et nous avons vu également leurs engagements et  leurs participations dans les différentes activités », dit-il . Il demande au public de s’intéresser à la lecture pour réussir. Car par la lecture, selon ses propos, permet de se recycler et de découvrir beaucoup de choses. L’autoformation est dans la lecture, conclut-il.

Donatienne Rakindang

Le ministère de l’Administration du territoire de la décentralisation et de la bonne gouvernance renforce la capacité des acteurs locaux de la décentralisation en matière de décentralisation sur le budget participatif ce 21 novembre 2022 dans la salle de réunion de l’Association tchadienne pour la Non-Violence de Moundou. Plus d’une quarantaine des élus des mairies méridionales qui vont bénéficier de ces assises de 5 jours. La cérémonie d’ouverture des travaux est présidée par le gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibn Oumar Mahamat Saleh, en présence du Directeur de la formation et de la communication du ministère M. Baidi Patai ainsi que les responsables des services à différents niveaux.

Au coup d’envoi des travaux, le gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibn Oumar Mahamat Saleh a déclaré que la Décentralisation est de nos jours un facteur essentiel de l’enracinement de la démocratie, de la gestion participative, du développement économique et social à la base. Il convient de souligner que l’avènement de la Décentralisation au Tchad s’est traduit par l’organisation des premières élections locales en janvier 2012.

De ces élections, il en est émergé une nouvelle catégorie d’acteurs chargée d’animer les actions de développement à la base. Il s’agit bien entendu des Collectivités autonomes élues. 

Durant cette session de formation, poursuit le gouverneur, « vous allez vous familiariser avec des modules riches et variés traitant des domaines essentiels de la vie de nos Communes à savoir le budget participatif.  Ces modules qui vous seront dispensés par des cadres formateurs très expérimentés de la Direction générale de la Décentralisation du Ministère en charge de la Décentralisation vous permettront de vous doter des connaissances indispensables dans l’accomplissement de vos tâches quotidiennes ».

Pour le gouverneur Ibrahim Ibn Oumar Mahamat Saleh, l’autonomie administrative et financière dont jouissent les Communes doit se traduire par une organisation adaptée de leurs services à l’effet de gérer de façon efficace et efficiente les ressources locales. C’est en cela que se situe l’importance de la présente formation.

« Je vous exhorte à y porter une attention particulière afin de tirer le maximum de profit. Connaissant le dynamisme qui vous anime et la qualité des formateurs, je suis persuadé que ces 5 jours des travaux vous permettront d’atteindre les objectifs », dit le gouverneur.

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

L'Alliance Tchadienne Universelle de Défense des Droits de l'Homme (ATUDDH) a rendu visite ce 19 novembre 2022 à la Maison d'arrêt de Klessoum pour s'acquérir des conditions de détenus. Reportage.

Accompagnée d'une équipe de journalistes y compris ceux d'Ialtchad Presse, l'ATUDDH ont fait le tour de la maison d'arrêt de Klessoum. Après la formalité administrative vers 10h, l'équipe s'est rendue d'abord à la cuisine, l'infirmerie, ensuite les toilettes et enfin les différents quartiers des détenus (mineurs, femmes, prisonniers de guerre, VIP etc.).

A l'entrée, l'on peut lire sur les yeux des détenus, la frustration, la déception et le regret. Ils sont presque tous maigres ou faibles. A la cuisine, le constat est peu acceptable. Certains prisonniers sont transformés en des cuisiniers. Malgré que l'hygiène y est, la préparation pose problème. Interrogé, l'un d'eux se plaint. Il affirme que cette grande prison avec plus de 5.000 détenus dispose que 106 plats. « Il nous faut plus que ça », lance un autre. Si les uns se plaignent, un âgé confie « les conditions sont réunies, il ne manque que les fermetures de foyer », dit-il. Après la cuisine, la visite se poursuit. Toilettes et infirmerie ont fait l'objet de la deuxième étape.  Si les conditions du premier sont hygiéniques, les canaux de drainage des eaux usées dégagent une odeur nauséabonde grâce à certains couvercles ouverts, on peut aussi voir des vers blancs à la surface de ses eaux. A l'infirmerie, l'absence des infirmiers se ressent. Dibé Emmanuel, infirmier diplômé d'État, détenu au service de cette infirmerie informe « le médecin titulaire a passé la nuit chez lui et les autres infirmiers sont dans les quartiers pour donner des soins aux malades », confie-t-il. Au sujet des maladies fréquentes, Dibé martèle que le paludisme, la tuberculose et le SIDA sont le plus enregistrés chez les patients détenus. « Au cas où l'état de santé d'un prisonnier s'aggrave, il sera référé à l'hôpital de l'Union (américain) », explique-t-il.

Dans les quartiers, la visite a débuté par les mineurs. Dans ces cellules, plusieurs mineurs témoignent qu'ils sont incarcérés 36 personnes dans une pièce. Ils se plaignent de l'alimentation qu'on leur offre et de la lenteur de la justice sur leur sort. Issa Azene Mahamat, mineur confie que les repas sont mal préparés et donnés deux fois par jour et la quantité est insignifiante, « 6 à 8 personnes dans un petit plat, ça ne nous suffit pas ! » lâche-t-il. Un autre confie qu'ils n'ont pas d’enseignant, « nous sommes abandonnés à notre triste sort, sans éducation ». Plus loin, un mineur rapporte que les soins en manquent, « quand tu as le palu, on te donne le paracétamol, c'est déplorable ici », a-t-il crié. Chez les femmes, les conditions sont acceptables. Elles sont moins nombreuses, la cour est dégagée et propre. Interrogée sur leur condition, une femme affirme « tout va bien ici, nous sommes en sécurité, pas de harcèlement ». Une femme, cinquantaine révolue assise préparant de la nourriture, la fatigue se lit sur ses yeux affirme qu'elle est malade depuis quelques jours mais les soins posent problème. Après le quartier des femmes la visite se poursuit chez les adolescents. Là-bas, les conditions sont pénibles. Chacun se précipite pour expliquer son cas, d'autres se plaignent de la durée de leur détention. La cour de ce quartier est transformée en un véritable marché. Les incarcérés vendent des cacahuètes, du biscuit, du couscous etc. Le plus marquant c'est l'unité et le vivre-ensemble entre les détenus. Église et mosquée sont parfaitement collées, il n'y a qu'un mur qui sépare les deux. Au-delà de cette unité, la détresse plane partout. Un Chef de cellule confie qu'ils vivent 68 dans la cellule, « C'est compliqué ici », déplore-t-il. Le sujet de l'alimentation refait surface dans ce quartier, un autre détenu a dit que les repas fournis par jour sont largement insuffisants au vu de leur nombre. « Ceux qui préparent le repas, ils le vendent aux détenus qui ont l'argent » a-t-il signifié. Un autre ajoute, « si tu n'as pas un parent qui t'apporte à manger, le repas de la prison pourra te créer de la typhoïde ». Fini cette visite, l'équipe conduite par l'ATUDDH poursuit son chemin au quartier des prisonniers de guerre. Là-bas les conditions sont mauvaises. Moins d'espace et le lieu est insalubre avec des eaux usées qui dégagent une odeur nauséabonde. Selon un prisonnier de guerre du Front pour l'Alternance et la Concorde, ils sont au total 414, dont 23 sont à la haute sécurité. Sur leur condition, beaucoup ne sont pas livrés. Ils sont accueillants mais ils sont réticents à échanger. La dernière étape de cette visite est clôturée par la visite du quartier des détenus VIP. Dans cette partie, les prisonniers vivent plus à l'aise. Leurs cellules sont climatisées, certains détenus travaillent pour eux. L'on peut même voir un mouton égorgé sur place. Dans ces cellules, les incarcérées se plaignent plus de la lenteur de la justice que d’autres choses. Un expatrié asiatique détenu interrogé sur sa condition, il écrit sur un bout de papier en anglais « i'am gay gay», un codétenu explique, « ce monsieur est incarcéré pour ses orientations sexuelles mais ne manque de rien et ne souffre de rien, nous le traitons bien » a-t-il fait savoir. C'est avec cette visite, que la mission est terminée.

Pour Sahnoune Cheikh, Chargé de Revendication de l'Alliance Tchadienne Universelle de Défense des Droits de l'Homme, dit tout d'abord content de l'accueil des régisseurs de cette prison mais déplore toutefois les conditions de prisonniers. « Après constat, les détenus ont de sérieux problèmes », dit-il. Il relève la qualité de l'alimentation et l'espace dans les cellules. Il interpelle le Président de Transition et le Ministre de la Justice a joué leur travail dans l'amélioration des conditions de vie des détenus. Sahnoune Cheikh annonce également la publication de leur rapport dans les prochains jours.

Signalons que la maison d'arrêt de Klessoum est située au sud-est de N'Djamena. Elle est l'une des prisons qui réunit les conditions, bien construite et sécurisée mais beaucoup demande reste à refaire surtout le traitement des prisonniers ou encore l'hygiène.

Abderamane Moussa Amadaye

Démarré le 13 Novembre dernier au stade municipal, les activités sportives marquant les cinquante ans de l’anniversaire de la BEAC se poursuit.  Pour la version Basketball quatre équipes ont pris part, à savoir Al-Rahama, Moundou Basket Club, Mata Bonon, et Jeune Sport.

Après les matchs à élimination directe ce samedi sur le plateau du lycée de Djarabé s’est joué la finale de basket Ball. Une finale qui a opposé Al-Rahama contre Moundou Basket Club. Le coup d’envoi de cette finale est donné par le représentant du directeur de l’agence de la BEAC Mr Mbaiyétom Christian Président du comité d’organisation. Avant la rencontre, Mbayétom Christian a déclaré « c’est l’occasion aux jeunes de faire prévaloir leur talent. Que l’esprit de fairplay règne et que le meilleur gagne ». Il ajoute « le basket est une discipline qui a fait la gloire de la ville de Moundou et si de telles occasions se présentent, je demande aux jeunes de la saisir pour faire renaitre cette discipline d’élégance ».

Malgré l’état de terrain ne répondant pas aux normes internationales, les deux finalistes ont présenté un spectacle d’un niveau acceptable. Le public sorti pour la circonstance s’est régalé à chaque action. Les quatre quart-temps de la partie reterseront très équilibrés, mais l’équipe de Al-Rahama finit par s’imposé par 50 paniers contre 41 devant Moundou Basket Club.

Avec cette victoire à l’arraché, l’équipe Al-Rahama est sacré champion de cette première des activités marquant l’an cinquante de la BEAC au service de la sous-région. La remise des différents trophées par le Comité d’organisation aux équipes ont mis terme à cette manifestation sportive version basket Ball.

Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

« Tchad : tourner la page de la tortue pour écrire une nouvelle histoire », c’est le titre du rapport  du bilan de la manifestation du 20 octobre présenté au comité des Nations unies contre la torture. L’ association des Droits de l’Homme qui a participé à la 75e session du comité des Nations unies contre la torture tenue à Genève du 30 octobre au 4 novembre ont tenu une conférence de presse ce 19 novembre 2022 au siège de la LTDH.

Lors de leur séjour à Genève dans le cadre de la session du comité des Nations unies contre la torture (CAT) des membres des associations des Droits de l’Homme représenté par  Me Morembaye Rose rapporteur de la LTDH, Me Adoum Boukar président de la LTDH et Me Lamtouin Ngerfure chargé de programme de la LTDH ont déclaré avoir exigé et obtenu du comité l’examen sur les tueries du 20 octobre, après avoir examiné le bilan provisoire qui a été présenté le 31 octobre  au comité avec quelques préoccupations dans ce rapport.

Les sujets abordés dans ce rapport sont la violence dans les conflits intercommunautaires, la sauvegarde légale et la détention, le non-refoulement, la migration et le déplacement forcé, la traite des êtres humains, la violence faite aux femmes et aux enfants, la torture et la peine de mort, la manifestation et l’usage excessif de la force, les disparitions forcées, les exécutions extrajudiciaires, etc.

Pour ce qui est de la torture, les ADH disent qu’en ce qui les concerne, le Tchad a maintenu au cours de la dernière décennie des institutions et structures favorables à la torture et au mauvais traitement. Le présent rapport alternatif fait état de l’utilisation de la torture au Tchad comme pratique généralisée et structurelle et non comme des faits isolés. Ils signalent, malgré que le Tchad a adhéré à la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels et inhumains en 1995, il n’y a pas d’amélioration.  

La présentation du rapport du Tchad qui devrait être présenté le 15 mai 2013 a pour des raisons non élucidées était présenté en 2022. L’examen du Tchad a été prévu le 1er novembre mais compte tenu de l’absence du gouvernement tchadien c’est la diplomatie tchadienne à Genève qui a tenté d’apporter des éléments de réponse au comité.

Les conférenciers ont conclu que, les recommandations et observations finales sont prévues à la fin de la session dont certaines doivent faire l’objet des suivis.

Donatienne Rakindang

Le parti Union Nationale pour le Développement et Renouveau (RNDR) a organisé une conférence de presse ce samedi 19 novembre 2022 au sein de son siège national au quartier Abena dans le 7e arrondissement de la ville de N’Djamena. Conférence de presse au cours de laquelle l'événement de 20 octobre et la participation du président de l' UNDR étaient au cœur des échanges.

Dans le but de situer son point de vue de l'événement du 20 octobre, l'UNDR a échangé avec la presse au cours de cette conférence. Dans son mot liminaire, le vice-président chargé des relations extérieures et de la communication, porte-parole du parti Célestin Topona affirme que dans cette cacophonie sociopolitique qui a envahi le Tchad suite à ce qu'on a qualifié pudiquement d'événement du 20 octobre qui a fait de nombreuses victimes, l’Undr soutient toute commission d’enquête nationale ou internationale pour que l'on sache qui sont les vrais commanditaires des tueries et des destructions matérielles. Selon M. Topona un groupe de Tchadiens pensent qu'ils détiennent la vérité absolue et que sans eux le pays sera ingouvernable. Le vice-président est revenu encore sur le saccage de son parti lors de la manifestation. « Nous condamnons fermement la tentative d'insurrection perpétrée le 20 octobre dernier, malgré qu’on veut camoufler cela et nous faire avaler que la manifestation était à mains nues lorsque ces manifestants brûlent des sièges de partis politiques, des édifices publics et molestent leurs compatriotes ».

Célestin Topona affirme que la mise en chantier du cahier de charges du dialogue national inclusif et souverain (DNIS) devrait permettre aux Tchadiens de participer enfin à des élections véritables, libres, transparentes et acceptées par tous. Pour cela, tous doivent cultiver la cohésion nationale et non la haine, ajoute-t-il. Concernant la transition, l'UNDR s'est impliqué après le vide juridique et politique créée suite à la mort du feu Maréchal du Tchad. « Nous avons fait valider cette décision par les cellules du parti implantée dans les 10 arrondissements de la capitale ainsi que les organes affiliés des jeunes et des femmes en tenant compte de la base dans les 23 provinces. Il poursuit que c'est ainsi que leur participation, tant au gouvernement, qu'au Conseil national de transition (CNT) a été décidée . Toutefois les questions-réponses ont été axées sur la participation de l'UNDR à la transition et la non-participation à la manifestation du 20 octobre dernier.

Ousmane Bello Daoudou
Narhinguem Anastasie

Dans le cadre du cinquantième anniversaire de la Banque des États de l'Afrique Centrale (B.E.A.C), un championnat est organisé entre les différentes banques de la place à N'Djamena. Ce soir 18 novembre un match a opposé Orabank FC à la Banque Commercial Chari (BCC) au muni stade derrière le Lycée Technique Commercial (LTC), soldé par la victoire des verts (Orabank FC). Reportage. 

Lancé dans un climat ambiant et électrique à 16h15, le match a été dynamique en raison de l'intensité et de l'agressivité de deux formations. A la 16e min. Issa Fodeibou a ouvert le score par une frappe cadrée à la suite d'une erreur défensive des bleus. Après le but, BCC a tenté de revenir dans le match mais sans succès. Le match devient intense, le Capitaine Marius d'Orabank Fc sort sur blessure après un tacle. C'est sous ce score que l'arbitre a renvoyé les deux formations à la pause.

5min après leur retour des vestiaires, le numéro 4 des verts, Djerané, profite d'une faute défensive et marque le second but pour son équipe. 6min plus tard, BCC revient dans la danse en inscrivant son unique but de la rencontre grâce à son milieu Hassan Mahamat Moussa. A la dernière minute les bleus marquent contre leur camp. Et l'arbitre siffle la fin du match sur le score de 3 buts à 1 en faveur d'Orabank Fc.

Goffa, capitaine de l'équipe perdante se dit déçu du score mais reconnaît les faiblesses affichées par ses coéquipiers sur le terrain, « le rythme n'a pas été au bon fixe, il n'y avait pas assez de la communication entre les joueurs et c'est dommage », s'exclame-t-il. Pour,

Djibrine Abdoulaye, défenseur des verts dit content pour cette belle victoire de son équipe, « nous sommes venus avec l'esprit de gagner et chacun de nous a donné le meilleur de lui-même, nous sommes fiers », a-t-il déclaré à notre micro.

Signalons que cette victoire permet aux verts (Orabank FC) de se qualifier pour le tour suivant, la demi-finale qui sera jouée cette même nuit.

Abderamane Moussa Amadaye

Libre Afrique Tchad a organisé un point de presse relatif à l'événement du 20 octobre dernier à la maison de Médias du Tchad dans le quartier Moursal ce vendredi 18 novembre.

Josué Nekoura Koumnobeye, vice-président de libre Afrique Tchad soutien comme le dit l'Ecclésiaste  « il y a un temps pour toute chose sous le soleil... Un temps pour se taire et un temps pour parler  » (confère la Bible). Oui, un temps pour parler. Après avoir fait le deuil de notre collaborateur, le moment est venu pour Libre Afrique Tchad de se prononcer sur les malheureux événements qui ont endeuillé de nombreuses familles tchadiennes

Libre Afrique Tchad par la voix de son vice-président dénonce fermement les actes de violences et de barbaries du 20 octobre. Il condamne l'assassinat crapuleux et lâche dont a été victime leur collaborateur Narcisse Orédjé. Il exige qu'une enquête internationale soit ouverte sous l'égide d'un cabinet indépendant, qui travaillera en étroite collaboration avec les organisations de la société civile et les Forces vives afin que justice soit faite. Il revendique que leur collaborateur feu Narcisse Orédjé soit reconnu et élevé à titre posthume au rang de l'ordre national civique par les autorités de transition. Ensuite, il réclame que les droits à la liberté d'expression et à la liberté d'association soient respectés puis il ajoute qu'à l'avenir le statut des journalistes et les hommes des médias soient considérés et que leur sécurité soit renforcée en période de crise comme de stabilité. Enfin, il exhorte les autorités de la transition à prôner la politique de la main tendue pour instaurer un climat de paix et de stabilité, éviter de tels actes susceptibles de trahir le Tchad et porter un coup à l'avenir. Un coup fatal au Leadership de la jeunesse africaine et à la diplomatie tchadienne. Il affirme que leur ultime conviction est celle de jeter un regard alternatif sur le Tchad avec de nouvelles idées au service du développement.

Il rappelle que le feu Narcisse Orédjé était un membre fondateur de libre Afrique Tchad créé en septembre 2017, il a été Secrétaire général depuis 2018 jusqu'à sa mort. Pour eux, Narcisse Orédjé est resté la force motrice, la locomotive et la cheville ouvrière qui a donné vie à leur organisation et assuré son bon fonctionnement. Il garde de lui quelques souvenirs les plus marquants, dont l'obtention de l'autorisation définitive de fonctionner délivrée en octobre 2021. Donc il faut justice pour Narcisse Orédjé et justice pour tous. « Cher ami et frère Narcisse Orédjé tu as su combattre le combat de la justice, de l'égalité et de la liberté en mourant en martyr pour les générations à venir. Tes œuvres te suivront Repose en paix, nous nous reverrons encore un jour ».

Ousmane Bello Daoudou

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