samedi 24 octobre 2026

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Les activités du mois de livres se poursuivent à la bibliothèque nationale ce 15 novembre par une conférence-débat sous le thème. Lire pour surmonter nos appréhensions présentées par l’écrivain Djimrabaye Boumgar.

À l’entame de la conférence, le conférencier Djimrabaye Boumgar a défini l’appréhension comme la crainte, l’angoisse, la peur de se lancer dans quelques choses, c’est également une inquiétude qui peut à tout moment se transformer en peur si on ne la maîtrise pas.

M. Djimrabaye de dire que la seule meilleure façon de surmonter son appréhension c’est la lecture. D’abord il cite avantage de la lecture comme étant Une amélioration de nos vocabulaires, de nos raisonnements, de la concentration et de la pensée cultivée. Selon lui la lecture peut nous convertir en bien ou en mal, mais dans tous les cas elle nous permet de réfléchir, sinon il n’y a pas un mauvais livre, a-t-il déclaré.

Il ajoute qu’il faut lire pour vivre très longtemps. À son avis, la lecture stimule le cerveau, diminue le stress, améliore la connaissance, accroît le vocabulaire, améliore la mémoire, développe la capacité d’analyse, améliore la concentration et la rédaction. Elle permet d’accompagner les enfants dans les débats politiques, social et affectif .

Comment surmonter ses appréhensions, le conférencier dit « lire, c’est apprendre pour mieux comprendre et soigner ses appréhensions », il ajoute que pour vaincre ses appréhensions, on doit lire pour ne pas se juger pour apprendre à mieux s’organiser et comprendre que tout est relatif. M. Djimrabaye Boumgar conseil la lecture pour vaincre nos méfiances, nos haines, nos peurs et préjugés.

« Il n’y a pas que les livres, lisons tout, la vie, les panneaux de signalisation pour notre sécurité, les affiches murales pour n’est rien rater. Ne lisons pas seulement, mais produisons aussi en retour nos livres qui sont nos propres pensées ».

Donatienne Rakindang

L'union des journalistes tchadiens (UJT) en collaboration avec la Haute Autorité des médias et de l'audiovisuel (HAMA) et la maison des médias du Tchad organisent depuis ce matin un atelier de formation sur la responsabilité sociale du journaliste et le rôle d'un observatoire des médias à l'intention des journalistes de différents organes de la capitale à la maison des Médias du Tchad. Initialement prévue à 10h, la cérémonie a commencé avec un retard d'une heure de temps.

Dans son  mot introductif Abbas Mahamoud Tahir président de l’UJT soutient que notre pays traverse un moment décisif de son histoire avec la transition politique actuelle, l'organisation du dialogue national inclusif et souverain et la période post dialogue. Selon lui, ce moment demande de nous en tant professionnel des médias de mettre nos énergies, nos savoir-faire au service de notre nation pour contribuer à sa refondation. « Nous avons le devoir de véhiculer le message qui renforce l'unité nationale, la cohabitation pacifique et l'amour de son prochain tout en respectant nos lignes éditoriales, le code d'éthique et de déontologie et aussi un cadre d'échange afin de jouer pleinement notre rôle en tant que quatrième pouvoir ».

Abderaman Barka Doningar, président de la Hama et de l'audiovisuel (HAMA) souligne lui qu’à travers cette formation « vous échangerez sur le discours de haine et ses impacts sociaux et le rôle social du journaliste à l'ère numérique ». Il a parlé aussi des conséquences du non- respect du code d'éthique et de la déontologie du journaliste tchadien ainsi que la loi. Il demande aux journalistes de respecter le code d'éthique et de déontologie pour ne pas inciter la population à la haine ni de dire des injures ou de faire de la diffamation. Il souhaite que cette formation apporte une grande amélioration dans la production des journalistes tchadiens au profit de la paix, de la stabilité et du développement du Tchad. Il rappelle que le journalisme est à la fois une profession, un métier et un art qui une activité relevant un domaine spécifique et aussi emploi et une carrière qui permet de réaliser des produits appréciables. Pour le premier module présenté par Ali Mahamat Mbodou sur le discours de la haine et ses impacts sociaux, il a axé son intervention sur la haine qui tue virtuellement et constitue une fracture sociale.

Quant à Laora Gondjé, il a expliqué sur le rôle du journaliste et les enjeux à l'ère numérique puis la responsabilité sociale.il dit qu'il faut qu'une presse impartiale, objective neutre dans le traitement de l'information. Les journalistes doivent se doter d'une véritable culture journalistique. Ensuite il affirme qu'une presse numérique est système d'impression professionnel destiné à la production de documents en très grande quantité utilisée par exemple pour créer, imprimer et relier des brochures de tous types pour des entreprises voulant réaliser leur documentation en interne sans passer par des imprimeurs professionnels.

Ousmane Bello Daoudou

Après plus de deux mois passés à la Maison d'arrêt de Klessoum, ce mardi 15 novembre a eu lieu à la chambre spéciale correctionnelle au Tribunal de Grande Instance (TGI) de N'Djamena l'audience de l'activiste Ahmat Haroun Larry. Il sera libéré demain selon avocat. Les autres prévenus aussi.

Arrivés à 10h 33 minutes, après quelques minutes, 11 détenus, dont Ahmat Haroun Lary ont été escortés par une dizaine de policiers et de gendarmes, puis transférés dans une autre salle et ensuite retransférés dans une chambre spéciale correctionnelle pour passer l'audience. Il y avait la présence des amis, des membres de la famille et des journalistes. Après un retard des membres de jury, l'un d'eux a demandé « dans la foule des journalistes sont présents ?». Oui ! Retorque un journaliste. Très en colère, le jury a renvoyé tous les journalistes présents. Alors l'audience qui se veut publique s'est transformée automatiquement en une audience à huis clos sans la présence de la presse. Les parties ont transigé leur affaire et les avocats ont fait des observations par rapport à cette transaction intervenue entre les parties. Le dossier a été mis en délibération pour être vidé sur le siège après l'audience, dit l'un des avocats de l’activiste.

Sur la base de leur transaction, les deux parties à savoir celle de Ahmat Haroun Lary et de Yves dit Brahim, seront tous libérés demain.   

Il faut le rappeler, l'activiste Larry a livré une bagarre rangée avec le beau-fils du maire de la ville de N'Djamena et ses cousins en août dernier. Cette histoire est à l'origine de son arrestation.                                                 

Noël Adoum

Le phénomène d’enlèvement d’enfants dans la ville de Moundou refait surface ces derniers temps. C’est une pratique qui se passe dans les endroits où les enfants sont isolés en train de jouer. C’est où le plus souvent des individus inconnus profitent de l’innocence naïve des enfants pour les enlever.

Lundi 14 novembre dans le quartier Mbombaya, un enfant du nom Ngarlédé Ange a été enlevé par un homme inconnu autour de 17h locale alors qu’il jouait avec un de ses frères devant la porte de la concession. La maman de l’enfant Konodji Juliette raconte.

« Le soir vers 17h, mon enfant jouait devant la concession. Un homme est venu leur demander s’il peut les payer des bonbons. Ainsi, Ange 6 ans a accepté l’offre de bonbons. Je devais leur donner leur douche du soir, le soleil est presque couché, son grand frère un peu âgé est rentré sans petit frère. Et il me dit que son petit est allé avec un monsieur pour chercher des bonbons. Aussitôt nous sommes partis à sa recherche, mais en vain. À 21h nous sommes allés déposer un communiqué radio diffusé dans un organe média de la place pour demander à toute personne ayant hébergé l’enfant de nous le conduire ».

Toujours selon la maman, les recherches se sont poursuivies jusqu’à 22h. C’est ainsi qu’on l’a aperçu avec un monsieur, « après échange le monsieur a déclaré qu’il est un vendeur de canne à sucre. Et que le père de l’enfant est venu lui confier son enfant contre 2500 francs CFA, il a demandé de garder l’enfant au retour il viendra rembourser  l’argent et récupérer son enfant. Il a attendu en vain, le garçon ne faisait que pleurer et il dit vouloir le ramener chez ses parents. Et enfin sommes venus le trouver » .

Selon les témoignages, ce malfaiteur a enlevé cet enfant pour mettre en gage contre 2500 francs à un commerçant vendeur de canne à sucre. Konodji Juliette demande à toutes les mères d’être vigilantes, car les enfants sont en danger permanent.

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

Suite aux évènements du 20 octobre dernier, IalTchad Presse a fait une entrevue en ligne avec le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) Mahamat Nour Ibédou.

La plainte déposée par Succès Masra ne devrait-elle pas être l’affaire de la société civile ?

Il est vrai qu'une plainte de ce genre doit être formulée par le biais d'un conseil (avocat), mais l'idéal serait qu'elle puisse provenir d'un collectif de défense de droit de l'homme

Les auteurs de ces crimes seront-ils arrêtés et jugés ?

C'est notre souhait le plus ardent. Et nous ferons toutes les diligences pour que cela soit le cas.

Est-ce que l'enquête aboutira ?

Pour la CNDH notre enquête va sûrement être impartiale et donnera un bon résultat. Quant à l'enquête internationale je ne sais pas.

Après l'enquête les personnes arrêtées pendant la manifestation vont-elles être libérées.

Nous veillerons à ce que les personnes arrêtées deux jours après la manifestation et ceux qui ont été arrêtés à leurs domiciles soient présumés innocents parce qu'elles n'avaient pas été arrêtées en train de manifester et vandaliser des biens publics ou privés.

L'Union africaine n'est pas sur la même ligne que la CEEAC sur le principe de la subsidiarité ?

Le président de la commission africaine est en train de pousser pour aboutir à des sanctions contre le pays après la saisie du conseil de paix et sécurité, mais la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a un autre son de cloche et cherche à prendre l'initiative à l'image de la CEDEAO en Afrique de l'Ouest.

Réalisation Ousmane Bello Daouda

Ce lundi 14 novembre a eu lieu, la cérémonie d'installation des 104 membres additifs de Conseil National de Transition (CNT) par le président de CNT Haroun Kabadi à l'hémicycle du palais de la démocratie au quartier Gassi dans la commune de 7e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena. Reportage.

Contrairement à l'heure prévue qui était à 10h, la séance a débuté avec un retard de 44 minutes. Au début de la cérémonie, une dispute a opposé les membres de sécurité aux journalistes de différents médias présents pour la couverture médiatique. La sécurité leur demande de libérer le couloir qui leur a été réservé et de rejoindre le balcon. Refus catégorique des journalistes qui a provoqué une légère tension.

Au commencement, le Président de CNT, Haroun Kabadi a évoqué l'ordre du jour de la séance en deux parties. D'abord la présentation des nouveaux conseillers nommés et ensuite l'adoption de la commission ad hoc. Ensuite, M. Kabadi a rappelé aux conseillers nationaux que le Tchad vient de tourner une nouvelle page de son histoire politique, il a profité pour féliciter les nouveaux conseillers nationaux nommés tout en ajoutant les principales règles de conduite à tenir dans leurs fonctions régaliennes. Il affirme que «vous êtes les conseillers nationaux du Tchad. Vous n’êtes pas les conseillers nationaux de vos provinces, départements, villages ou ferricks. Vous êtes là pour servir notre pays le Tchad» déclare-t-il. Selon lui, les conseillers nationaux doivent s’inscrire dans les différentes commissions qui serviront d'attache de transmission entre l’administration et eux pour faciliter le travail.

Dans la foulée, le conseiller de la transition Takilal Ndolassem Hilaire a profité de cette occasion pour évoquer les cas particuliers des politico-militaires logés dans des hôtels. Il déclare, « nous sommes 45 politico-militaires au CNT. Nous n'avons pas de voiture et on nous demande de quitter l'hôtel dans 20 jours. A notre âge, avec  nos femmes et nos enfants, on ne peut aller vivre en famille. C'est une honte pour le CNT », a-t-il lâché. Sans retenue, le Président du CNT Haroun Kabadi rétorque, «ce n'est pas le CNT qui t'a emmené, c'est le gouvernement. Adresse-toi à lui», a-t-il déclaré.

Le président du CNT a demandé la relecture du projet de résolution portant création d’une commission ad hoc chargée de la révision du Règlement intérieur. Les conseillers nationaux ont approuvé le projet avec succès accompagné de tonnerre d'applaudissements après des observations.

Noël Adoum

Le réseau culturel et Artistique pour la formation et la Francophonie (RECAF) a organisé ce lundi 14 novembre au musée national du Tchad un point de presse relatif au lancement du festival Ndjamvi sur le thème  « L'Art au service de la cohésion sociale  » qui aura lieu du 21 au 26 novembre au musée national.

Après quatorze éditions du festival Ndjamvi tenues sans discontinuité de 2007 à 2020, et l'édition 2021 empêchée à cause de COVID 19, Le comité d'organisation propose pour le 15e édition placée sous le thème  « l'Art au service de la cohésion sociale » du 21 au 26 novembre 2022 au musée national, au centre culturel Koulsy Lamko et l’Institut Français du Tchad (IFT).

Pour NGuinambaye Ndoua Manassé cette messe musicale sera l'occasion de fêter nos cultures à travers la prestation d'une vingtaine de groupes en compétition pour quatre (4) prix : prix jeune Talent, Prix Hip-Hop, prix World Music et prix musique tchadienne et aussi des artistes venant du Cameroun, du Congo Brazzaville et de la République Centrafrique.

Il affirme que le Festival Ndjamvi n'est pas seulement une initiative, mais c'est un événement historique installé dans le paysage culturel tchadien, celui du donner et du recevoir qui fait à la découverte de la musique tchadienne. Il ajoute que Ndjamvi demeure un ciment de l'unité des filles et des fils dans le processus de recherche de la paix et de la stabilité dans un lien d'unité indispensable à la construction de la nation. Il affirme que cet événement de culture plurielle a besoin d'un engagement fort pour sa reconstruction et sa reconnaissance durable afin de promouvoir le partage, la tolérance et le vivre ensemble dans une vitrine de l'immensité de la diversité culturelle et artistique du Tchad. En plus de sa mission culturelle malgré les difficultés le festival Ndjamvi s'engage à assister les sinistrés des inondations. Il poursuit en soutenant que ce festival est le vecteur de rencontres professionnelles, il associe également la formation pour mieux faire connaître leur paysage à cette ère de la mondialisation caractérisée par le boom de l'internet sur la mobilité des artistes et leurs œuvres sur le marketing culturel et digital.

Il rappelle outre les messes musicales et les sessions de formation  « il y aura la rencontre régionale sur les industries culturelles et créatives d'Afrique centrale ». Selon lui cette rencontre marquera la clôture du projet  « Programme de renforcement des industries culturelles et créative d'Afrique Centrale  » qui leur a permis de former en ligne 30 acteurs qui sont 10 Tchadiens, dix( 10) Camerounais et dix (10), Centrafricains de février à juillet 2022. Ce projet a été réalisé grâce à la contribution financière de l'Union européenne et le soutien de l'organisation des États ACP.

Ousmane Bello Daoudou

Les activités marquant la célébration du cinquantième anniversaire de la Banque des États de L’Afrique centrale (Beac) sont officiellement lancées ce dimanche 13 novembre au stade municipal de Moundou. Pendant une semaine la ville de Moundou vivra au rythme des manifestations culturelles et sportives, notamment les matchs de football, le basketball, les journées porte ouverte, les conférences-débats, la projection des films et la conférence de presse.

Le coup d’envoi des différentes activités est donné par le directeur d’agence de la BEAC Boukar Hamza, en présence du représentant de la délégation de la Jeunesse et du Sport du Logone occidental, le personnel de l’institution ainsi que le public sorti pour la circonstance. Donnant le coup d’envoi, Boukar Hamza a déclaré que c’est pour la première fois que le gouverneur de la BEAC autorise à toutes les agences dans la sous-région  de la CEMAC  d’organiser les activités festives , dont celle-ci est consacrée au sport. Et qui va se dérouler pendant la période du 13 au 20 novembre. D’autres activités telles que les journées porte ouverte, les conférences-débats, la retransmission en direct du symposium de N’Djamena auront lieu à Moundou pendant cette période.

Pour finir le directeur d’agence de la BEAC de Moundou, Boukar Hamza invite les équipes engagées dans ce tournoi à l’esprit de fairplay et que le meilleur gagne.

Mbaiwanodji Adrien à Moundou, Ialtchad Presse

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