jeudi 19 mai 2022
Reportage

Reportage (783)

Depuis le 15 juin 2021, l’artiste Sultan, de son nom d’état civil Djikoloum Guy  a connu un accident. Il est resté cloué sur le lit de l’hôpital jusqu’à demander au président du Conseil militaire de transition (PCMT) pour une évacuation sanitaire. Réponse favorable. Sultan attend les papiers administratifs pour prendre son vol pour des soins. Reportage

Il a enfin retrouvé le sourire depuis que le président du Conseil Militaire de Transition a donné une suite favorable à sa demande d’évacuation sanitaire. La fracture qu’il a eu au niveau du fémur et du tibia lors de son accident demande une évacuation sanitaire pour une greffe au niveau de la jambe malade comme le plateau technique de l’hôpital qui l’a accueilli ne le permet pas. Un soulagement pour l’artiste qui espère retrouver ses fans sur le podium après avoir totalisé presque 11 mois d’hospitalisation et 5 interventions chirurgicales sans succès. Pour Sultan, passer 7 mois d’hospitalisation avec une jambe infectée est un enfer. « J’ai été pris en charge en urgence par rapport à l’infection. Je vous épargne de toute la douleur, toutes les souffrances, toutes les nuits blanches et des choses difficiles que j’ai eu à traverser. Maintenant, suite à l’infection, il va falloir une greffe d’os et le plateau technique d’ici ne le permet pas. Alors ma famille, moi et beaucoup d’autres personnes avions émis la demande au chef de l’État qui agrée à notre demande », a-t-il affirmé. Il indique également qu’il attend juste les papiers administratifs pour s’envoler vers l’étranger pour recevoir des soins appropriés. Pour voyager il faut envoyer d’abord les dossiers médicaux pour que l’établissement qui vous reçoit examine, alors j’attends juste ces papiers pour voyager, a-t-il ajouté.   

Né en 1984, sultan est l’un des artistes musiciens les plus engagés. Pionnier du rap tchadien, il a été membre du groupe authentique. L’artiste a été nommé ambassadeur de bonne volonté décerné par les Nations Unies. Sultan a su marquer ses concitoyens à travers ses œuvres surtout son titre enfant soldat qui traduit la réalité de son pays. Il a commencé la musique étant très jeune avec le play-back et commence à écrire ses chansons en classe de 6e.

Kouladoum Mireille Modestine

La situation sociale actuelle au Tchad n’est pas propice aux jeunes tchadiens. Ils font face au problème au chômage. Découragés certains se livrent à l’alcoolisme, d’autres à l’oisiveté ou à la mendicité. Un groupe des jeunes aveugles a choisi de s’organiser en coopérative. Pour assurer la fonctionnalité de leur organisation, ils ont initié une entreprise de fabrique des briques. Allons-y à sa découverte avec votre rédaction Ialtchad. Reportage.   

Ndou, une localité en profondeur du quartier N’Guéli, frontière avec le Cameroun, pays voisin du Tchad. Aux bords du fleuve, il y a toute une entreprise de fabrique des briques crues, séchées et ensuite cuites. Dans ce petit monde, la coopérative des jeunes aveugles à sa place. M. Fangbo Gédéon, sociologue de formation, entrepreneur social et président de la coopérative. A son avis, leur jeune organisation est à sa première année de test dans l’entreprise des briques. « Nous venons de commencer. C’est sur le simple fait que nous avons de talents dans bien de domaine. Maintenant la fabrication des briques nous a tenu à cœur. Nous avons estimé qu’il faut expérimenter et essayer de les commercialiser. Cela peut entrer dans nos stratégies de développer nos activités génératrices de revenus », dit-il.

M. Gédéon affirme qu’ils ne veulent pas s’exposer dans la rue pour mendier ou quémander. Il affirme qu’ils ont fait confiance à leurs talents. Le chef d’entreprise parle de leur objectif qui vise à promouvoir les talents des non-voyants. Il soutient qu’ils ont déniché parmi eux des gens qui ont cette compétence et qui savent fabriquer des briques et bien d’autres choses. Le président de la Coopérative des Jeunes Aveugles Talentueux (CJAT) estime qu’il faut toujours extérioriser ses talents, ne jamais les dissimuler. « Nous avons foi que cela va nous offrir d’autres opportunités. Notre leitmotiv c’est l’homme vivra à la sueur de son front. La sueur de notre front va couler à partir de la fabrication des briques que nous avons entreprises », confie-t-il. Honnêtement, déclare M. Gédéon, son organisation n’avait pas un fonds de déroulement pour démarrer cette activité.  Il soutient que ses camarades ont eu seulement une conviction : partager l’idée. Cette assurance dit-il, leur a permis de bénéficier des conseils des amis plus proches d’eux. « On a décidé d’aller voir les autorités de la commune du 9e arrondissement à laquelle nous appartenons. Elles n’ont pas hésité et nous avons dit que c’est la grâce que Dieu nous a faite. La commune nous a donné de Benz de remblais et grâce aux contributions des uns et des autres que nous avons entamé cette œuvre », explique le président de la CJAT.

Le handicap n’est pas une fatalité

Au stade actuel raconte le jeune sociologue et entrepreneur social, ils ont fini avec la fabrication des briques. Il précise qu’ils les ont déjà cuites, actuellement c’est la phase de la vente. « Nous les enfants dignes de ce pays comme le signifie votre organe de presse Ialtchad, nous demandons à la population de venir les acheter. En achetant, ils auraient soutenu et encourager les personnes mal voyantes », lance-t-il. Les entrées nous permettront de continuer, souligne M. Gédéon. Ce n’est pas du tout facile le processus de la fabrication dit-il. Il souligne qu’il faut beaucoup d’autres produits pour arriver au produit fini : fruits secs de palmier domiers, des bus de vaches, etc. il estime le prix un peu cher, un sac entre 3000 à 3500FCFA avec le transport. Pour le sociologue, les fours sont d’une capacité de 20 000 à 40 000 briques. Les gens qui nous entourent sont du domaine et nous aident à les monter facilement, dit-il. D’après lui pour les difficultés, ils ont osé et les ont affrontés. « Sinon, on a besoin de matériels. Si nous pouvons avoir un véhicule pick-up ou une Benz, cela nous aiderait pour transporter nos produits finaux à l’endroit sollicité. Cette difficulté en ce moment nous ne maîtrisons pas et nous n’en avons pas ».

Les jeunes aveugles entrepreneurs s’inquiètent qu’en cas d’abondante pluie, cela va être un peu difficile pour eux d’écouler leur marchandise avec l’état du terrain. Ils cherchent un endroit plus stratégique pour garder leurs briques déjà cuites. « C’est un début mais l’apport des bonnes volontés et des ONG nous serait d’une grande utilité. Si quelqu’un estime que ces enfants du Tchad qui osent méritent d’être encouragés, cela nous viendrait directement au cœur », disent-ils. Ils vendent selon eux, 1000 briques à 75 000 mille francs, transport inclus.

Pour Nekarmbaye Édith, Étudiante en première année de sciences économique à l’Université la Francophonie, membre de la coopérative, même handicapé visuel, on peut beaucoup faire quelque chose dans la vie. « Le handicap n’est pas une fatalité. Il suffit de réfléchir et réunir les idées. Nous l’avons fait et cela se réalise », assure-t-elle. Mme Nekarmbaye Édith dit à aux autres handicapés sans distinction, qu’ils n’ont pas tous perdus. A son avis, il ne faut pas se livrer à la mendicité dans les rues. « Je sais que tous nous avons quelque chose de spéciale en nous que nous pouvons faire valoir pour gagner dignement notre vie », conclut-elle avec optimisme.

Moyalbaye Nadjasna

Dans le cadre de la célébration de la semaine de l’Europe, le CEFOD a organisé en collaboration avec la délégation de l’Union européenne (UE) au Tchad, une conférence-débat sur le thème « économie verte : enjeux et défis pour le Tchad ». La conférence s’est déroulée dans la salle multimédia du CEFOD vendredi dernier. Reportage. 

L’économie verte est une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Elle prend en compte les besoins des générations actuelles et la préservation des générations futures. C’est la définition du concept donné par les conférenciers, M. Mouga Masdewel ingénieur des eaux et forêts au ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable et M. Dantoussou Emmanuel, gestionnaire des projets.

Le premier conférencier M. Mouga Masdewel a axé son intervention sur les enjeux de l’économie verte et l’état de lieu au Tchad. Pour lui, l’économie verte s’inscrit dans la logique de réflexion sur les modèles de l’économie durable qui se propose de conjuguer à la fois, développement sociétal et protection des ressources naturelles. Elle est liée au respect de la nature et cherche à maintenir le capital naturel en équilibre, poursuit-il. Il met l’État devant ses responsabilités quand à la préservation de l’économie verte. « Des milliers de personnes au Tchad dépendent essentiellement des ressources naturelles telles que les forets, les terres, la pêche et d’autres types de capitaux. De ce faite, pour éviter autant que possible les conséquences néfastes sur l’économie, l’État doit mettre sur place un cadre non discriminatoire qui soit également favorable à toutes les branches et intervenir en cas de défaillance du marché », a-t-il expliqué. Le conférencier cite les atouts que possède le Tchad dans l’énergie solaire et éolienne que le pays peut exploiter. Ses atouts sont, selon lui, le bâtiment, l’agriculture, la pêche, l’industrie forestière, l’énergie, le recyclage, l’industrie manufacturable ainsi que les transports, les finances, etc.   

Le second intervenant M. Dantoussou Emmanuel gestionnaire des projets a accès son exposé sur l’emploi vert lié à l’économie. Il a fait remarquer que le programme de l’emploi vert œuvre en faveur du développement socio-économique durable du point de vue de l’environnement. Ce programme favorise la création d’emploi vert comme moyen de générer des emplois décents. Aussi, il offre des possibilités de revenus ayant un impact réduit sur l’environnement et qui permet de ne faire face aux difficultés liées au changement climatique. Ajoute-t-il. « Les emplois verts réduisent les impacts des entreprises et des secteurs économiques sur l’environnement en favorisant une utilisation efficiente de l’énergie, des matières premières et de l’eau. Cette utilisation efficiente décarbonisée  l’économie en limitant les émissions des gaz à effet de serre et en restaurant les écosystèmes biologiques tout en permettant l’adaptation aux effets du changement climatique », dit-il.

Les questions de l’assistance a tourné autour des pays occidentaux notamment la France qui demande aux Africains d’exceller dans l’économie pendant qu’il fabrique et fait des essais nucléaires. Est-ce que l’emploi vert se limite à l’agriculture et l’élevage ou encore que fait la Tchad hormis la plantation des arbres dans la lutte contre l’émission des gaz à effet de serre ? En réponse, les conférenciers ont indiqué que l’économie verte doit amener des réformes. Mais les Tchadiens sont très défaillants dans l’application des textes et cela pose de sérieux problèmes. Aussi, ils affirment que le Tchad peut bien utiliser les matériaux locaux qui ne dégagent pas de gaz à effet de serre.

Kouladoum Mireille Modestine 

Une conférence-débat a été animée ce matin, 7 mai par Djamalladine Mahamat DOUNGOUS dans le cadre des activités de la semaine de la cinquantenaire de l’Université de N’Djamena à la faculté de médecine de N’Djamena. Reportage.

Le Tchad est un pays à vocation agropastoral dont l’élevage occupe 80% de la population active, 18% du PIB, il nourrit plus de 70% de la population rurale et urbaine. Selon le dernier recensement général de l’élevage de 2015 le cheptel tchadien est estimé à 94 millions de têtes de batailles, 35 millions de volailles. Le secteur de l’élevage  reste le plus menacé par diverses pathologies parasitaires, virales et bactériennes parmi lequel la tuberculose qui demeure l’une des maladies animales les plus dévastatrices.

Une équipe de chercheurs dirigée par le vétérinaire Dr Abdelsalam Adoum Doutoum a réalisé une étude sur la pathologie de la tuberculose à Abéché sur le thème « Motifs de saisies et prévalence de la tuberculose à l’abattoir communal d’Abéché ».  Cette étude a permis à identifier les pathologies entraînant la saisie de carcasses et des organes des animaux abattus et de déterminer la prévalence de la tuberculose dans l’abattoir d’Abéché cela a permis la collecte, le traitement et l’analyse des données sur les bovins, ovins, et les camelins. Sur 16784 carcasses inspectées et livrées à la consommation humaine, 86% de petits ruminants, 11% de bovins et 2% de camelins dont  11% de cas de tuberculose ont été notifiés sur des organes par espèce. Nous avons 1954 organes de bovins, 14475 organes de petits ruminants et 353 organes de dromadaires. En somme, l’équipe a détecté 7139 poumons, 3112 foies, 187 reins, 49 cœurs, 40 rates et toutes les espèces confondues.

En conclusion, le but de cette étude a permis de déterminer la prévalence de la tuberculose par l’inspection et d’identifier les différents motifs de saisies qui sont à 16784 carcasses inspectées dans l’abattoir communal d’Abéché.

Ousmane Bello Daoudou
Abderamane Moussa Amadaye

L’Ordre National des Architectes du Tchad (ONAT) célèbre son dixième anniversaire ce vendredi 06 mai à l’hôtel  Radisson Blu. La célébration  de cet anniversaire est couplée avec le congrès ordinaire de l’ONAT. Le congrès est placé sous le thème « bilan et perspectives de l’ONAT ». C’est le secrétaire général du ministère de l’Aménagement des affaires foncières, du Développement de l’habitat et de l’Urbanisme qui a officié la cérémonie. Les travaux du congrès se déroulent  du 06 au 8 mai 2022. Reportage.

La célébration du dixième anniversaire a vu la présence  des  différents présidents des ordres nationaux des architectes venus du Cameroun, de la Centrafrique, de la RDC et le secrétaire général de la fédération des architectes de l’Afrique francophone. Dans son mot de bienvenue, le secrétaire général de la Mairie de N’Djamena représentant le maire Kissimi Mahamat Adam indique que la capitale  tchadienne a véritablement amorcé son développement plus que jamais. Il ajoute que la ville de Ndjamena est secouée par une urbanisation galopante et a besoin des architectes pour l’accompagner  dans ses ambitions. « Les phénomènes naturels conduisent nos citoyens de quartiers périphériques à vivre dans des conditions précaires subissant ainsi tous les aléas des intempéries. Au vu de ce constat et comme il est prévu en marge de vos travaux une visite sur le terrain, je demanderais à l’ordre national des architectes du Tchad de se pencher sur l’aspect en menant des études sur le logement décent pour tous dans notre ville », a-t-il souligné.

La présidente de l’ONAT Hayatt Abderahim Ndiaye déclare pour sa part que l’architecture est un métier noble  et humaniste. Son rôle dans le développement  économique et social du pays est chose avérée aujourd’hui. « La transition politique en cours dans notre pays permet une refondation pour la nation tchadienne. C’est donc l’occasion de rassembler toutes les forces  vives pour construire le Tchad de demain. Dans cette partition, l’architecte en tant qu’ acteur de changement doit jouer pleinement sont rôle », a-t-elle précisée. Elle rappelle l’objectif de L’ONAT et reconnaît que le travail de la profession de l’architecte au Tchad est un vaste chantier. C’est l’occasion pour la présidente de l’ONAT de donner le chiffre des membres inscrits au tableau à la création de l’Ordre qui étaient de 29 a atteint 90 membres avec une grande proportion de la gent féminine.  

En lançant officiellement le congrès, le secrétaire général du ministère de l’Aménagement des Affaires foncières, du Développement de l’habitat et de l’urbanisme Alaina Yacoub Possey souligne pour sa part que   la problématique relative à l’urbanisation et aux établissements en  général a eu beaucoup d’importance les 30 dernières années au Tchad. « L’architecture telle que tirée des civilisations grecques continue à évoluer parce que le monde fait face aujourd’hui à des enjeux qui sont nouveaux et de plus en plus complexes. Il ne s’agit pas seulement de faire la conception des ouvrages qu’on voit dans la plupart de nos villes. Faire de la politique de l’habitat avec des matériaux conventionnels ne permettra pas d’atteindre les objectifs qui sont fixés par les hautes autorités de la République », a-t-il conclut.

Haoua Adoum Ibeth

Dans le cadre de la célébration de ses 50 ans, l’Université de N’Djamena continu avec ses activités. Plusieurs conférences débat ont eu lieu ce vendredi 6 mai à la faculté de médecine parmi lesquelles une conférence tenue sur le thème de : « stratégie innovante de l’accessibilité et de la suppression de charge virale VIH ». Reportage.

Animée par Docteur Abdelrazzakh Adoum Fouda, Coordonnateur sectoriel de lutte contre le Sida, des hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles au Ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale  sur ce thème en présence de plusieurs invités pour la circonstance.  

Dans son exposé, Docteur Abdelrazzakh Adoum Fouda a fait savoir qu’en Afrique subsaharienne d’une manière générale et au Tchad plus particulièrement le VIH reste un problème majeur. Le pays compte  environ 83792 patients. Les difficultés majeures restent l’atteinte du dernier objectif dit 95 (95% des personnes affectées doivent durablement bénéficier d’un traitement antiviral) lié à la suppression de la charge virale (CV) et les principales causes sont : l’inaccessibilité de CV au profit de personnes vivantes avec le VIH, l’irrégularité du respect de protocole de suivi biologique et le manque de système de transport des échantillons.

Pour  atteindre leurs  objectifs  et lutter d’une manière efficace, une stratégie innovante a été mise sur pied pour l’organisation des caravanes de diagnostic de charge virale à l’horizon 2025 dénommée : objectifs 95-95-95. « D’abord 95% de personnes vivantes avec le VIH connaîtront leur statut sérologique ensuite 95%  de personnes infectées par le VIH et dépistées recevront un traitement antirétroviral durable et enfin 95% autre recevront un traitement antirétroviral et une charge virale durablement supprimées », affirme Dr Docteur Abdelrazzakh Adoum Fouda.

Toutefois, les objectifs de cette stratégie consistent à atteindre 33% de personnes vivantes avec VIH la charge virale d’une manière générale et faire l’examen de charge viral à 8852 de personnes vivantes avec le VIH sous traitement antirétroviral (TARV) dans quinze (15) sites de prises en charge dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Les sites sont : le Centre hospitalier universitaire de la Référence Nationale (CHU-RN), le Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l’Enfant (CHU-ME), le Centre hospitalier universitaire de la Renaissance (CHU-R)….

Le VIH/SIDA est une maladie sexuellement transmissible qui se contracte par des relations sexuelles non protégées. Toute personne peut être exposée à cette maladie et plus particulièrement les groupes le plus vulnérables. Le Tchad compte environ 83792 patients selon le Dr Abdelrazzakh Adoum Fouda, Coordonnateur sectoriel de lutte contre le Sida, des hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles au ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale.

Ousmane Bello Daoudou
Abdramane Moussa Amadaye 

Le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale, représentant du président du conseil militaire de la transition (PCMT) a procédé ce jeudi à N’Djamena au lancement du 11e congrès ordinaire de l’Ordre national des médecins du Tchad (ONMT). Cette édition a pour thème « Médecins du Tchad, leadership, compétences et difficultés au cours de la COVID19 ». Pendant 4 jours, les médecins vont décortiquer les maux qui minent le système de santé au Tchad, mais vont se pencher sur l’éthique et la déontologie de leur métier. Reportage

L’ONMT organise son 11e congrès national ordinaire. Ce congrès de 4 jours va permettre aux médecins tchadiens d’analyser les maux qui minent le système sanitaire du pays, mais aussi, de réfléchir sur l’éthique et la déontologie de leur métier. Plusieurs seront abordés.

Pour le président du comité d’organisation, Dr Fandebnet Siniki, après 30 ans d’existence, on peut affirmer que l’ONMT a atteint l’âge de la maturité au point d’être une force de propositions concrètes pour le développement sanitaire harmonieux au profit de la population. Pour cette raison, il demande que l’ordre soit écouté pour les problèmes liés à la santé au Tchad. L’ONMT promet de prendre ses responsabilités dans la recherche de solutions au dysfonctionnement du système de santé aux côtés d’autres acteurs. « Le corps médical est devenu à un moment, à tort ou à raison, le bouc émissaire pour tous les ratés de notre système de santé, alors qu’il se donne pour sa population en travaillant dans de conditions difficiles », soutient le président du comité d’organisation.

Emboîtant les mêmes pas, le président de l’ONMT, Dr Mbainguinam Dionadji, pointe le tableau sombre de la condition de travail du médecin tchadien. Selon lui, la profession médicale n’est pas reconnue à sa juste valeur dans notre pays. Il estime que les médecins tchadiens et les professionnels de la santé ne sont pas particuliers, mais ils sont un trésor pour un système de santé performant et ajoute qu’ils ne sont pas un coût pour le pays, mais ils enrichissent la société. Il affirme qu’il y a inadéquation entre les moyens d’investigation biologique mis en place dans nos hôpitaux et les résultats qu’on attend en termes de réduction de mortalité. Il soutient que cette situation est source de stress et de frustration du personnel de la santé. Le Président de l’ONMT ajoute que si certains Tchadiens préfèrent aller à l’étranger pour les soins médicaux, c’est à cause d’insuffisance du plateau technique et non à cause de l’incompétence des médecins. Il souligne que l’ONMT est engagé au côté des autres acteurs à faire aboutir le Code de la santé qui est en chantier et exhorte les autorités de transition de tout faire pour que cette loi soit adoptée, vulgarisée et que l’on se donne de moyens de l’appliquer.

Le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale et représentant du PCMT, Dr Abdel-madjid Abderahim affirme que les hautes autorités de l’État accordent une importance particulière à la santé. Le ministre de la Santé publique lance un appel à tous les médecins au respect de l’éthique et du code de la déontologie de cette profession. Il ajoute que le système de santé souhaité par le gouvernement dans l’avenir doit répondre aux attentes de la population. Selon lui, le gouvernement continuera à appuyer l’ordre national des médecins du Tchad dans sa mission.

Jules Doukoundjé
Abderamane Moussa Amadaye

Dans le cadre des activités marquant les 50 ans de l’université de N’Djamena, la section communication a fait une conférence-débat sur le thème « contribution des technologies de l’information et de la communication à la croissance économique des pays en développement ». La conférence a été animée par Dr Moussa Mahamat Ahmat à la faculté de la santé humaine sise à Gardolé. Reportage.

Tout a commencé avec la présentation du rapport de la journée du mercredi 4 mai par le rapporteur général Tatoloum Amane. Après cela, le conférencier Dr Moussa Mahamat Ahmat entame avec son exposé. Il définit d’abord les TIC avant d’aborder la contribution de ces dernières sur la croissance économique d’un pays. Pour lui, les Technologies de l’Information et de la Communication ont progressivement conquis de nombreux surfaces de la vie sociale, des processus et le taux de croissance de pénétration de ces outils dépasse en moyen 95%. Les capacités multidimensionnelles des TIC facilitent les innovations importantes dans les produits et les processus. Selon toujours  le conférencier, les TIC permettent de créer de nouveaux modèles d’entreprise, de nouvelles pratiques de gestion et l’émergence de nouveaux marchés. Il ajoute que c’est grâce à la diffusion des TIC que les coûts de transaction sont réduits et facilitent les modèles d’interaction plus productifs dans les entreprises. « L’impact des TIC s’accroit de plus en plus au-delà du seuil d’adoption et devient plus important que l’investissement et la production. Cependant, de nombreux pays en développement sont encore loin d’avoir pleinement exploité les avantages des TIC », a-t-il déclaré. En ce qui concerne la contribution des TIC à la croissance économique, le conférencier affirme qu’on peut utiliser les TIC à l’appui d’initiative en faveur des pauvres. Elles contribuent également à améliorer l’accès aux marchés pour les populations vivant en zone rurale.

Les questions de l’assistance ont portés sur la relation qui existe entre les TIC et les sanctions menées par certaines organisations sur les utilisateurs. Et la relation qui existe entre les TIC et la liberté d’expression. En réponse, Dr Moussa Mahamat Ahmat répond que le rôle communicante des TIC ont permis aux individus d’être informer à la minute près de tout ce qui se passe à travers le monde. Et c’est grâce aux TIC que les gens expriment leur liberté. Pour ce faire, les dirigeants craignent que les populations diffusent des informations qui favoriseraient un soulèvement populaire. A-t-il souligné. « Les TIC ont beaucoup de facteurs positifs que négatifs. La technologie rapproche les populations et facilite le développement du pays. Il y a des zones qu’on peut accéder avant en une semaine de voyage pendant la saison pluvieuse. Mais de nos jours, on arrive à destination en quelques heures. Aussi, on peut être informé en tant réel sur les activités des entreprises », a indiqué l’orateur. En conclusion le conférencier précise qu’en dépit de positions conjoncturelles spécifique d’un pays, les équipements en TIC constituent les composantes les plus dynamiques qui impactent favorablement la croissance économique.

Kouladoum Mireille Modestine
Haoua Moussa Ibeth

L’Association tchadienne des Sages-femmes et Maïeuticiens  célèbre la journée internationale des sages-femmes ce jeudi 5 mai  au centre Al-mouna sous le thème mondial de « 100 ans de progrès de l’ICM. (Confédération internationale des Sages-femmes) ». Reportage.

La cérémonie a commencé par l’hymne de la Sage-femme : n’est plus mourir en donnant la vie, c’est la devise de la Sage-femme du Tchad. Pour la présidente de l’Association tchadienne la Sage-femme, madame Salamatou Ibrahim le sous-thème de cette année est au cœur de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, promouvoir les soins respectueux et humanisés.

Selon elle la situation des nouveaux nés est stagnante depuis 2004, celle de la mère connaît une nette amélioration, avec un taux de mortalité qui était de 1099 pour 100 000 naissances vivantes, en 2004 est passé à 1084 en 2009 pour tomber 100 000 NV en 2015.  Elle fixe l’objectif du développement durable  sur l’amélioration de l’état de santé de la population. Particulièrement celle de la femme et des enfants. Elle nécessite une attention soutenue, permanente pour arriver à atténuer tous les facteurs qui contribuent au niveau élevé de la mortalité maternelle, néonatale et infantile au Tchad .

Puis madame Salamatou Ibrahim énumère les nouvelles recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur les soins prénatals pour une  expérience positive de la grossesse. Et aussi, sur les soins pour une expérience positive de l’accouchement, de la contraception et de la problématique de mortalité maternelle et néonatale au Tchad. Elle ajoute à cela l’importance de la nutrition sur la santé à court et à long terme, puis la prise en charge de la pré-éclampsie.

En intervenant, le Dr Hissène Adannao  conseille aux sages-femmes d’appliquer les nouvelles recommandations de l’OMS. Il dit que d’ici 20 ans on doit réduire la mortalité maternelle au Tchad de 860 pour cent mille naissances vivantes.  Il insiste pour les consultations prénatales recentrées avec les 8 contacts des nouvelles recommandations de l’OMS sur les soins pour la prise en charge. Il faut aussi gagner la  confiance du patient infecté.

Ousmane Bello Daoudou

La capitale tchadienne, N’Djamena commence d’être arrosée par la pluie. Depuis quelques semaines la mairie a enclenché les travaux de curages de caniveaux. Seulement, les débris enlevés aux abords des voies publiques ne sont pas systématiquement ramassés. Ces dépôts jonchent les rues et rendent difficile la circulation. C’est le constat fait par la rédaction de Ialtchad. Reportage.

Le constat est réel, un peu partout aux abords des principales voies où les caniveaux sont curés, les déchets jonchent les rues. À l’avenue Charles de Gaulle par exemple, vers 11 heures ce matin, c’est difficile à circuler. Les dépôts des caniveaux ne sont pas ramassés de sitôt. Non seulement ces débris rétrécissent la voie, mais l’eau de la pluie les ramène dans les canalisations. Moussa Djabar, usager de la route et automobiliste affirment que c’est bon le travail que la mairie fait. Seulement il déplore que les débris ne soient aussitôt ramassés. « Ce n’est pas du tout responsable. La mairie a assez de matériels et il est inadmissible que sa voirie laisse traîner ainsi ces saletés. D’abord ils rendent difficile la circulation et par conséquent susceptibles de causer d’accident. La poussière inhérente à ces débris est nuisible à la santé », confie-t-il d’un air serré.

Serge Mossalbaye, un piéton fuit une motocyclette et fini les pieds dans les immondices du caniveau. Il est très fâché et hausse le ton. « Voyez-vous combien nos communes sont négligentes au point d’abandonner ainsi cette pourriture sur la voie publique. Personne ne veut piétiner cette boue même les automobilistes et motocyclettes. C’est ainsi que je me retrouve tout sale. La voirie attend quoi pour débarrasser la voie de ces débris », lance M. Mossalbaye.

Selon M. Lokingré Patcha chef d’équipe de curage sur l’axe Charles de Gaulle, ils ont commencé le lundi dernier. À son avis, le lundi 2 mai c’était férié c’est pourquoi ils ont repris le travail hier et aujourd’hui. « Lorsqu’on avait entamé sur certains axes, les Benz nous suivaient pour ramasser les immondices. Nous sommes étonnés, depuis quelques jours ils ne sont pas là », affirme-t-il. M. Lokingré estime que si les Benz ne viennent pas enlever ces ordures ça va être un travail à reprendre. « La pluie remet tout dans les canalisations. Ce travail n’est pas facile, chaque jour les usagers de la route nous insultent. Il suffit par inadvertance que la boue les touche », signifie-t-il. M. Lokingré plaide auprès de la mairie pour un ramassage rapide des ordures.

Moyalbaye Nadjasna

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